
Le « gaz hilarant » défraie la chronique. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a exprimé dans Le Monde du 12 décembre 2025 son souhait que le protoxyde d’azote soit classé stupéfiant, après la mort tragique de Mathis, 19 ans, percuté par un conducteur sous son emprise. « Je souhaite que ce soit vu comme une drogue », a-t-il déclaré sur BFMTV/RMC, plaidant pour une circonstance aggravante en cas d’accidents et la saisie des véhicules.
Le même jour, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a détaillé sur RTL des mesures imminentes contre l’« usage détourné » du protoxyde d’azote, « pour un usage euphorisant, comme une drogue ». Parmi elles : interdiction du port, transport et consommation sur la voie publique, fermeture des commerces indus et confiscation des voitures. « C’est une mesure législative à laquelle nous travaillons, qu’on va introduire les jours qui viennent », a-t-il annoncé.
Ces déclarations s’appuient sur une proposition de loi sénatoriale, à amender pour agir vite. En parallèle, des préfets, comme en Normandie ou Bouches-du-Rhône, interdisent déjà leur consommation festive sur la voie publique. Face à la flambée des hospitalisations neurologiques et accidents mortels, le gouvernement durcit le ton contre ce fléau des jeunes, troisième substance récréative après alcool et tabac.

Santé publique France (SpF) tire la sonnette d'alarme : les diagnostics de VIH ont augmenté de 41% chez les 15-24 ans entre 2014 et 2023, alors qu'ils sont en recul chez les 25-49 ans. Cette hausse s'accompagne d'une circulation accrue des IST bactériennes et concerne particulièrement les jeunes Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes (HSH). Les 18-21 ans sont les plus vulnérables : leur recours à la PrEP est très faible (environ 8 %), et ils sont nombreux à ne pas échanger sur la prévention avec un soignant. Cette fragilité est aggravée par des difficultés d'accès à la prévention, notamment pour les jeunes bisexuels ou en zones rurales/DROM, et touche également une part croissante de jeunes originaires d'Afrique subsaharienne.
Le Tribunal administratif de Paris a prononcé une « condamnation symbolique » de l'État pour son manquement prolongé à l'obligation d'organiser « au moins trois séances annuelles » d'Éducation à la sexualité (EVARS), en vigueur depuis 2001. Saisi par le Planning Familial, Sidaction et SOS homophobie, le tribunal « constate que l’État a, jusqu’en février 2025, manqué à son obligation » et a jugé cette carence « une faute ». L'État a été condamné à verser l'euro symbolique réclamé. Les associations saluent une « victoire majeure » comme précisé dans le quotidien Le Monde, mais déplorent le rejet de leur demande d'injonction, car le tribunal a estimé que la publication des nouveaux programmes EVARS en février 2025 mettait fin au « comportement fautif ». Sarah Durocher du Planning Familial a souligné qu' « Il y a des générations entières qui n’ont pas pu en bénéficier ». Le ministère de l'Éducation nationale affirme que l'action engagée en 2025 « démontre la détermination de l’État à garantir pleinement ce droit essentiel ». Cependant, les associations restent « méfiantes » et exigent des mesures concrètes : un plan de formation national pour le personnel, des « financements dédiés, stables et suffisants » pour les partenaires, et le renforcement de la « coordination nationale de l’EVARS » tel qu’indiqué par un communiqué officiel du Planning Familial. 
L’association AIDES fait face à une « impasse budgétaire persistante ». Selon France Bleu et ICI Champagne-Ardenne, les antennes d'Amiens, Angers, Lorient, Perpignan et Reims sont menacées de fermeture pour concentrer les moyens là où « l’épidémie est dynamique ». 
Santé publique France tire la sonnette d’alarme : les diagnostics de VIH ont augmenté de 41 % chez les 15-24 ans entre 2014 et 2023, alors qu’ils reculent chez les 25-49 ans.
Face aux constats préoccupants en matière de santé mentale des personnes LGBT+, l’ENIPSE déploie son 3ème Centre de Ressources en Santé Mentale (CeSaMe) avec le soutien de l’ARS PACA. Ce dispositif vise à améliorer le bien-être et la qualité de vie. Il prend en compte l’ensemble des parcours de vie et les contextes des personnes concernées.
Alors que l’homophobie reste bien cramponnée dans les stades, sur le terrain comme dans les gradins, une proposition de loi a été déposée par deux députées de gauche. Danielle Simonnet et Sabrina Sebaihi souhaitent imposer aux clubs une obligation de sécurité de résultat pour prévenir l’homophobie. La sanction d’un club serait ainsi automatique lorsqu’un incident homophobe est constaté. Danielle Simonnet espère que le texte sera examiné dans les prochains mois et que le ministère des Sports reprendra la proposition dans son agenda législatif, ou qu’elle sera soumise à une niche parlementaire du groupe écologiste.
Parce que la santé sexuelle est l’affaire de tous, L’ENIPSE propose tous les 1er et 3e mardis du mois de 18h à 21h des consultations gratuites et sans rendez-vous au sein du CeGIDD de l’Institut Fournier (5, rue Pierre au Lard, 75004). 
La surveillance épidémiologique 2024 en France vient d’être publiée par Santé publique France. Les résultats concluent à une stabilité des nouvelles infections au VIH, estimées à 5 100, après une hausse entre 2020 et 2023. 
La surveillance épidémiologique 2024 en France vient d’être publiée par Santé publique France. Les résultats concluent à une stabilité des nouvelles infections à VIH, estimées à 5 100, après une hausse entre 2020 et 2023. Le nombre de sérologies a atteint 8,5 millions, dont 20% sans ordonnance, avec un doublement du dépistage chez les jeunes après l'élargissement aux IST en septembre 2024.
À l'occasion de Movember, Ifop* et la marque de sextoys LELO dévoilent une étude révélant l'évolution des pratiques et des représentations autour de la sexualité anale en France. Malgré les tabous persistants, la pratique passive chez les hommes progresse. Réalisée en août 2025 auprès de 2000 Français, plus de la moitié des hommes (52%) ont déjà été pénétrés analement, un chiffre égal à celui des femmes. Pourtant, la pratique reste confrontée à des représentations virilistes : près de 37% des hommes considèrent qu’être passif dans cette pratique nuit à leur masculinité, notamment chez les religieux (51%). La peur de perdre leur image, combinée aux tabous, freine souvent le dépistage du cancer colorectal, car à peine 51% des hommes seraient disposés à consulter pour ce type de dépistage, même parmi ceux ayant expérimenté le sexe anal. La déconstruction des normes de genre, encouragée par les milieux progressistes, favorise une banalisation, où la pratique devient un marqueur de nouvelles formes d’expression identitaire et de liberté sexuelle. Toutefois, cette évolution est influencée par des facteurs sociaux, idéologiques et culturels, révélant un long chemin vers une sexualité plus égalitaire, sans honte ni pression. Et une surveillance sanitaire plus régulière et dénuée de préjugés.