Protoxyde d’azote : Darmanin et Nuñez veulent frapper fort

Julien Claudé-Pénégry

Le « gaz hilarant » défraie la chronique. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a exprimé dans Le Monde du 12 décembre 2025 son souhait que le protoxyde d’azote soit classé stupéfiant, après la mort tragique de Mathis, 19 ans, percuté par un conducteur sous son emprise. « Je souhaite que ce soit vu comme une drogue », a-t-il déclaré sur BFMTV/RMC, plaidant pour une circonstance aggravante en cas d’accidents et la saisie des véhicules. 
Le même jour, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a détaillé sur RTL des mesures imminentes contre l’« usage détourné » du protoxyde d’azote, « pour un usage euphorisant, comme une drogue ». Parmi elles : interdiction du port, transport et consommation sur la voie publique, fermeture des commerces indus et confiscation des voitures. « C’est une mesure législative à laquelle nous travaillons, qu’on va introduire les jours qui viennent », a-t-il annoncé. 
Ces déclarations s’appuient sur une proposition de loi sénatoriale, à amender pour agir vite. En parallèle, des préfets, comme en Normandie ou Bouches-du-Rhône, interdisent déjà leur consommation festive sur la voie publique. Face à la flambée des hospitalisations neurologiques et accidents mortels, le gouvernement durcit le ton contre ce fléau des jeunes, troisième substance récréative après alcool et tabac. 

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