
Brigitte Bardot est morte le 28 décembre à l’âge de 91 ans. Après la fin de sa carrière cinématographique en 1973, elle est restée une personnalité publique, engagée contre la souffrance des animaux et… pour la haine des minorités. Puisque les hommages officiels sont passés généralement assez vite sur des propos et des prises de positions qualifiés de "polémiques", en voici un petit résumé.
Dès les années 70, elle a critiqué les féministes et qualifié le MLF de "comique et idiot". A partir de la fin des années 90, elle a été condamnée cinq fois pour provocation à la haine raciale, en se servant généralement de la lutte pour les animaux pour justifier ses messages de haine. En 1997, elle écope d'une amende pour un texte dans le journal d'extrême-droite Présent, où elle écrit : “ Voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre, est de nouveau envahi (...) par une surpopulation étrangère, notamment musulmane à laquelle nous faisons allégeance.” Elle est à nouveau condamnée en 2000, 2004 et 2008 pour des propos similaires. En 2021, elle s'en prend aux Réunionnais, « une population dégénérée encore imprégnée […] des traditions barbares qui sont leurs souches ». Elle leur reproche, comme aux musulmans de maltraiter les animaux. Politiquement, elle a fait connaître à maintes reprises son admiration pour les Le Pen père et fille et était d’ailleurs mariée depuis les années 90 à un militant frontiste.
Raciste et homophobe
Elle s’est aussi illustrée à plusieurs reprises pour des propos homophobes, comme le rappelle La République du Centre. « En 1989 elle s'en prenait au maire de Saint-Tropez, suite à l'interdiction des chiens sur les plages : "l'impudeur, l'exhibitionnisme, le vice, le fric, l'homosexualité sont devenus les symboles tristes et dégradants du village dont vous avez la responsabilité».
Dans son livre Un cri dans le silence, qui lui a valu une condamnation pour provocation à la haine raciale elle s’attaquait aussi aux gays en des termes d’une vulgarité sans nom, poursuit le jounal : « Lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foires » ou « Gays, gays, pacsons-nous ! Dans ce déclin sont apparus les pédophiles" estimait-elle, tout en affirmant que les homosexuels étaient synonymes de perdition de la société.»
Ces propos sont remontés, via ses fans, jusqu’à la chanteuse Chappell Roan, qui la citait dans sa chanson Red Wine Supernova. L'interprète de Good Luck Babe s’est excusée dans une story Instagram : “Putain de merde. Je n’étais pas au courant de toutes les conneries qu’elle défendait. Evidemment, je ne soutiens pas ça. Très déçue de l’apprendre.” Mieux vaut tard que jamais...
Photo : Brigitte Bardot en 1995. Christophe Marie.
