Dégradations aux Centres LGBT de Lyon et du Mans

Xavier Héraud

Deux Centres LGBT ont été la cible de dégradations à caractères homophobes fin décembre et début janvier : le Centre LGBTI de Lyon et le Centre LGBTI+ de la Sarthe. 

Pas de trêve hivernale pour les homophobes. Les drapeaux qui ornaient la devanture du Centre LGBTI+ de Lyon ont été arrachés (voir photos ci-dessus et ci-dessous) dans la nuit de vendredi à samedi dernier et la devanture a été légèrement dégradée, a-t-on appris auprès d’Aymeric Martin, le co-président du Centre.  

« Cela fait deux ans que nous sommes la cible d’arrachages répétés. », soupire ce dernier, avant de préciser : «Cela nous agace et nous fait perdre du temps. Nous n’avons pas réussi pour le moment à identifier les personnes qui peuvent faire ça.» Une épreuve d’autant plus pénible qu’elle survient quinze jours après un cambriolage, qui a priori n’a rien de particulièrement homophobe. Le militant doit aller déposer plainte dans la semaine et espère que la caméra installée dans la rue a pu filmer les auteurs.

Au Mans, les locaux d’Homogene ont été dégradés en décembre

Cet acte de vandalisme n’est pas un cas isolé. Le 20 décembre dernier, les locaux d’Homogene le Centre LGBT de la Sarthe, ont été dégradés. Voici les faits rapporté par l'association sur les réseaux sociaux : « Les agresseurs n'ont pas hésité à signer leur geste en collant des autocollants idéologiques d'extrême droite et fascistes. Ils ont tenté d'arracher les vinyles arc-en-ciel présents sur nos vitres. Plus grave, leurs autocollants avaient pour objectif de masquer nos affiches, à savoir les heures de nos permanences, nos actions et les affiches de prévention du suicide chez les adolescents.» Homogene, qui fête ses 30 ans cette année, veut rester positive : « Nos adversaires autrefois majoritaires ne sont plus que minorités. La preuve en est du soutien total du quartier qui a été profondément choqué.»

Autres exemples récents : Iskis, le Centre LGBT de Rennes a été dégradé à deux reprises au printemps dernier.Les locaux ont été tagués, la serrure collée avec de la glu et les fenêtres peintes. Un acte mené par un groupuscule d’extrême droite. A quelques centaines de kilomètres, le Centre LGBT de Nantes est lui aussi ciblé régulièrement par les homophobes. Et enfin, le centre LGBT de la Réunion, incendié en février 2023, a dû attendre l’année suivante pour rouvrir. 

 

 

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