« Où trouve t’il toute cette énergie ? »
Jordan Bardella et son groupe politique au Parlement européen semble la chercher dans des alliances liberticides avec des personnalités et organisations de l’internationale réactionnaire.
Début février, les groupes Patriotes pour l’Europe et Conservateurs, dont il fait partie et Réformistes européens (groupe de Marion Maréchal) ont organisé le Transatlantic Summit. Lors de ce sommet ont été notamment invités :
- la Heritage Foundation, puissant think-tank américain à l’origine du programme politique mis en place par Donald Trump
- Santiago Abascal, dirigeant de l’extrême droite espagnole qui nie l’existence des violences conjugales et compare l’homosexualité à la zoophilie
- Sharon Slater, à la tête d’un lobby chrétien fondamentaliste opposé à l’avortement, qui assimile l’homosexualité à un trouble mental et vante que les thérapies de conversion « peuvent éliminer efficacement l’attraction pour le même sexe »
- Lucy Akello, femme politique responsable de la répression des personnes LGBTIQA+ en Ouganda
- Rodrigo Iván Cortés (Mexique) Fondateur d’un lobby anti-LGBTQ+ et anti-IVG, condamné en 2023 pour des violences transphobes visant une députée transgenre.
Sous couvert de liberté d’expression, cet aréopage réactionnaire se réunit au grand jour dans les locaux de l’Union européenne, alors même qu’ils rejettent les valeurs fondatrices de l’institution. Alertée notamment par la Ligue des Droits de l’Homme et Manon Aubry, députée européenne (LFI), la présidence du Parlement n’a pas réagi.
Chassez le naturel, il revient au galop
Alors que son parti tente de montrer sa prise de distance avec Trump et son idéologie nauséabonde, la dédiabolisation s’arrête aux frontières de l’hexagone. À Bruxelles, il semble avancer main dans la main avec ce qui se fait de pire, des réseaux MAGA aux mouvances religieuses rétrogrades, tous cherchant à éroder les avancées sociétales protégées par la Charte des droits fondamentaux de l’UE.
