Edito Strobo #46 mars-avril 2026 : le cœur battant de Strobo

Franck Desbordes

Autour de la table, fin février, un pool d’une dizaine de plumes de Strobo Mag. Au programme : un brainstorming. Comment rendre le magazine encore meilleur ? Comment lui assurer un avenir souriant, fidèle à son identité engagée ?

Devant le travail accompli, les constats dépassent l'autosatisfaction : des points d'amélioration apparaissent, ils sont analysés. Chacun esquisse des solutions, partage ses convictions et ses envies. Les idées fusent au même rythme que les rires, et je m'aperçois que travailler avec une telle équipe est à la fois une chance, un plaisir et une force : ils et elles portent des valeurs communes, humanistes, solidement ancrées autour du vivre-ensemble.

Penser, concevoir et distribuer un magazine, c’est avant tout un travail d’équipe. Chez Strobo Mag, peut-être plus qu’ailleurs, la dimension collective est omniprésente. Bien sûr, la décision finale me revient, en tant que directeur de la publication, lorsqu’un arbitrage est nécessaire. Toutefois, l’essentiel du travail se fait en groupe. Et cela fonctionne très bien parce que l’équipe est à la fois diverse et homogène, avec un intérêt commun pour le média communautaire et ce qu’il véhicule aujourd’hui de liberté et d’indépendance. En tant que directeur de la publication et président de la société d’édition, je me sens fier de ce que j’ai lancé : c’est un projet d’ouverture et de partage dans un environnement social et politique assez sombre.

Strobo
Mag (avec nos agendas EverydayPride et notre pôle dédié à la conception de campagnes de prévention multimédia), c’est onze collaborateurs journalistes, cinq photographes, un content manager, deux community managers, un régisseur général, deux cameramen-monteurs vidéo, un maquettiste print. N’oublions pas les quinze chargés de diffusion en région — dont certains sont aussi nos correspondants locaux —, un développeur, trois animateurs pour les opérations de terrain. Et un manager qui a la chance de pouvoir s’appuyer sur des associés engagés. La création future de la société Strobo sur laquelle nous travaillons devrait nous permettre d’étoffer l’équipe. Nous préparons d’ailleurs un déménagement imminent vers des bureaux plus vastes. À ce propos, si vous connaissez un webdesigner de talent et un commercial qui vend des espaces publicitaires, nous attendons dès maintenant leur CV !

Une autre grande nouvelle pour ce printemps : nous poursuivons notre ascension et, dès le mois de mars, nous accélérons notre développement en régions. Le magazine est déjà disponible à Paris, Lyon, Marseille, Montpellier, Nice, Aix-en-Provence, Bordeaux, Biarritz-Anglet-Bayonne, Limoges, Strasbourg et Grenoble (eh oui !). Il sera aussi disponible en version imprimée dans les établissements LGBTQ+ de Toulouse et de La Rochelle, avant de revenir à Lille et Tourcoing et d’arriver très vite à Rennes, Reims, Nancy, Nîmes, etc.

Voilà qui sera utile pour affronter des vents contraires et veiller à garder nos droits, notre capacité à lutter ensemble contre tout ce qui peut ressembler — et ressemble déjà — à une capitulation ou un retour en arrière. Le mépris affiché face aux actions des associations de prévention LGBTQIA+, la baisse des subventions, tout cela est inquiétant et compliquera la vie ainsi que l’accès aux soins et aux droits de nos proches. Est-ce déjà le moment de songer à la résistance ? Nous sommes prêts, je l’ai senti en sortant de réunion.

Franck Desbordes, Directeur de la publication

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