En 1998, Madonna demande à William Orbit de produire son prochain album : “Ray of Light”. Pionnier des raves anglaises du début des années 90, le jeune producteur s’est déjà illustré avec les projets Bassomatic (dance) et Strange Cargo (chill-out).
I
ci, il fusionne les deux univers et offre à Madonna l’un de ses meilleurs disques à ce jour, traversé d’hymnes rave (Ray of light) autant que de comptines mélancoliques (My Substitute for love). Un virage décisif qui plonge Madonna dans les musiques électroniques… dont elle ne sortira presque plus.
Un album qui a marqué l’époque et bien au-delà
Ray of light est un triomphe, public comme critique : une prise de risque pleinement récompensée, avec 16 millions d’albums vendus et quatre Grammy Awards. Aujourd’hui, des pop stars comme FKA twigs, Caroline Polachek ou Shygirl revendiquent avec passion l’influence majeure de cet album sur leur musique.De son côté, William Orbit semble ne s’être jamais totalement remis de ce succès — ni du coup de projecteur qu’il lui a offert, ni du fait que Madonna ne lui ait plus jamais confié la production complète d’un album (même s’il a continué à collaborer sur certains titres), comme il le rappelle régulièrement sur ses réseaux sociaux. Madonna a d’ailleurs souvent évoqué le caractère épique de leur collaboration : “parfois, il disparaissait pendant des jours, je ne savais pas où il était. J’allais faire du yoga. Il y avait des moments où je me disais : pourquoi je fais ça ? Mais quelque chose me poussait à continuer. C’était moi, plongeant au fond de mon âme.”
Un Ray of light, volume deux ?
À l’approche du nouvel album de Madonna, attendu, peut-être cette année, produit par Stuart Price (aka Jacques Lu Cont) et présenté comme une suite de Confessions on a dance floor, les langues se délient. Parmi elles, celle de William Orbit, qui affirme dans un long monologue sur Facebook avoir composé une suite à Ray of light envoyée à Madonna… mais restée sans réponse.
Crédit photo : Makarenko
