Quand l’art devient une manière d’apprendre la paix

Alexis Massoutier

Plutôt que de définir la paix par des concepts abstraits, Shana Gozansky choisit de la faire passer par les images. Dans Mon premier livre d’art : La Paix, publié chez Phaidon, une sélection d’œuvres devient un point d’entrée simple vers la découverte de l’art et des émotions, à destination des enfants comme des adultes.

L’ouvrage rassemble 35 œuvres issues de styles et d’époques différents : peinture impressionniste, abstraction, art contemporain ou pop art. On y retrouve notamment Claude Monet, Keith Haring, Hilma af Klint ou encore Joy Labinjo. Ce choix large permet d’éviter une définition unique ou figée de la paix. Elle peut apparaître dans la lumière et les paysages chez Monet, dans le mouvement et les figures stylisées chez Haring, ou encore dans les relations humaines et les compositions colorées chez d’autres artistes.

 

Chaque double page propose une œuvre, accompagnée d’un texte très court. L’objectif n’est pas d’apporter une lecture académique, mais de guider le regard vers une première impression. Une couleur, une sensation, une atmosphère, le recueil fonctionne comme une initiation à l’observation artistique, où l’explication vient après le ressenti, et non l’inverse.

 

Cette approche change de nombreux livres jeunesse sur les émotions, souvent construits autour de définitions ou de messages explicites. Ici, la démarche est plus ouverte. On regarde, on prend le temps, on laisse l’image agir avant de la commenter. Respirer, observer un paysage, partager un moment ou faire silence deviennent autant d’expériences associées aux œuvres.

 

Mon premier livre d’art : La Paix propose une entrée directe dans l’art, en s’appuyant sur la simplicité du format. Dans un quotidien saturé d’images, la publication invite surtout à ralentir et à observer autrement, avant même de chercher à expliquer ce que l’on voit.

Mon premier livre d’art : La Paix de Shana Gozansky Ed. Phaidon. 17€95 

© © 2026 Phaidon Press

 

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