
Comme chaque année, SOS homophobie publie son Rapport sur les LGBTIphobies. Au cours de l’année 2025, l'association a recensé 1 771 cas de LGBTIphobie en France. Un chiffre en légère hausse par rapport à l’année précédente, où l’association avait enregistré 1 571 signalements. Ces données reposent toutefois uniquement sur les témoignages transmis à l’association et ne peuvent donc pas être considérées comme représentatives de l’ensemble des actes LGBTIphobes commis en France.
En 2025, les principaux contextes dans lesquels surviennent les actes de LGBTIphobie sont les lieux publics (13 %), la haine en ligne (11 %) et la famille ou l’entourage proche (10 %).
Parmi les témoignages recueillis, l’association a comptabilisé 186 agressions physiques.
Les cas de gayphobie représentent 56 % des signalements, soit 992 témoignages. Les lesbophobies constituent 15 % des cas recensés, avec 258 témoignages. SOS homophobie dénombre également 50 cas de biphobie et de panphobie, ainsi que 479 cas de transphobie.
Les témoignages recueillis décrivent principalement des situations de rejet ou d’ignorance (42 %), des insultes (36 %) et des faits de harcèlement (17 %). Les agressions physiques représentent quant à elles 11 % des signalements, soit 186 cas.
Selon les auteurs du rapport, le traitement des questions LGBTI par une partie de la classe politique et des médias contribue à alimenter les LGBTIphobies.
« La banalisation et la normalisation des discours LGBTIphobes portés par des personnalités publiques légitiment les propos haineux similaires au sein de la société générale. Dans un monde où le monopole médiatique de personnalités conservatrices est de plus en plus marqué, comment porter la voix, presque inaudible, des associations et des personnes LGBTI tentant de contrer ces discours haineux ? »
Depuis plusieurs années, la présidente de SOS homophobie, Julia Torlet, alerte sur un climat politique qu’elle juge de plus en plus délétère pour les personnes LGBTI en France.
À un an de l’élection présidentielle, l’inquiétude grandit au sein des associations de défense des droits LGBTI.
« Cette édition du Rapport s’inscrit dans un climat politique mondial particulièrement anxiogène, où les guerres se multiplient, où les droits individuels sont bafoués, notamment ceux des personnes issues d’une communauté minoritaire. »
Photo : Manifestation du 1er décembre à Paris. Xavier Héraud
