Enomoto n'est pas un ange

Alexis Massoutier

Que ferait-on s'il ne restait que 49 jours pour découvrir la vérité ? C'est sur cette idée que Setsu Kouji construit Enomoto n'est pas un ange, publié chez Taifu Comics. Derrière son histoire de fantôme, le one-shot parle de culpabilité, de deuil et de sentiments que les personnages n'ont jamais osé exprimer.

Quand un fantôme oblige les vivants à regarder la vérité 

Hagino voit apparaître Enomoto, censé être dans le coma après un accident de la route. Sous une forme spectrale, ce dernier lui demande de retrouver la personne responsable de son état avant qu'il ne soit trop tard. Persuadé que son meilleur ami Haruna est impliqué, il ne dispose que de 49 jours pour découvrir la vérité.

Tout se complique lorsque Hagino réalise que celui qu'il cherche à protéger est justement Haruna, dont il est amoureux. Le manga ne raconte alors plus seulement une enquête surnaturelle. Il s'intéresse au conflit entre les sentiments et la difficulté d'accepter une réalité qui remet tout en question.

 

Un fantastique qui sert avant tout les émotions

Le surnaturel n'est jamais un simple prétexte. La présence d'Enomoto pousse chaque personnage à affronter ce qu'il préfère taire. Les non-dits prennent autant d'importance que l'enquête elle-même et le mystère avance grâce aux émotions et aux révélations.

Par son travail sur les ombres, Setsu Kouji donne corps aux doutes des personnages. Sans en faire trop, il laisse la tension s'installer jusqu'aux dernières pages.

 

Le récit utilise la figure du fantôme pour évoquer ces vérités que l'on préfère laisser de côté, jusqu'au moment où elles finissent par nous rattraper.

 

Enomoto n'est pas un ange de Setsu Kouji Ed. Taifu Comics à 9,35 €

© Setsu Kouji Taifu Comics

 

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