Plus de trois ans après le suicide tragique de Lucas, treize ans, collégien dans les Vosges, la justice a tranché. La cour d’appel de Paris a reconnu définitivement que l'adolescent a été victime de harcèlement scolaire en raison de son orientation sexuelle. Cette décision infirme la relaxe prononcée en novembre 2023 par la cour d'appel de Nancy. Appuyée par l'enquête administrative et les signalements répétés de l'élève, la juridiction a établi que les insultes et moqueries subies avaient altéré sa santé psychique.
Cependant, le lien de causalité direct entre ces faits de harcèlement et le suicide du jeune garçon n'a pas été retenu. Si cette distinction juridique laisse place à l'incompréhension, la reconnaissance de la discrimination homophobe soulage la famille. Elle rappelle que ces violences verbales ne doivent pas être prisent à la légère.
