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  • Le tribunal d’Oslo a condamné vendredi 16 janvier, Arfan Bhatti, 48 ans, à trente ans de réclusion pour complicité d’acte terroriste.

    Cet islamiste norvégien était reconnu coupable d’avoir orchestré, depuis le Pakistan, la fusillade homophobe survenue dans la capitale norvégienne en juin 2022.

    Revenons sur les faits : dans la nuit du 25 juin, à la veille de la Marche des fiertés, son complice Zaniar Matapour ouvrait le feu devant le London Pub, bar emblématique de la communauté LGBTQIA+. L’attaque avait fait deux morts et neuf blessés. Matapour, Norvégien d’origine iranienne purge, lui aussi une peine de trente ans pour meurtre et terrorisme aggravé.

    L’enquête a établi que Bhatti, figure connue de la mouvance islamiste, avait incité Matapour à agir et diffusé sur Facebook, quelques jours avant l’attentat, l’image d’un drapeau arc-en-ciel en flammes. Extradé du Pakistan en 2024, il a nié tout lien avec les faits et annoncé son intention de faire appel. Les experts psychiatriques ont diagnostiqué un trouble de la personnalité à traits psychopathiques, sans altérer sa responsabilité pénale. Ce verdict met un terme à une affaire qui a profondément marqué la Norvège. Un rapport indépendant avait conclu qu’une meilleure exploitation des signaux d’alerte aurait pu empêcher la tuerie.

    Le gouvernement a salué la décision et promis un renforcement de la sécurité lors des événements LGBT+. Les associations, elles, oscillent entre soulagement et prudence, rappelant que la lutte contre la haine homophobe et la radicalisation reste plus que jamais nécessaire. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Gabriel et Léo n'ont plus qu'un rêve à réaliser pour vivre leur vie parfaite : avoir un enfant.
    Cependant, ils ont épuisé toutes les options : l'adoption prend trop de temps et la coparentalité est un vrai casse-tête.
    Alors, ils décident de se tourner vers la solution ultime : une mère porteuse. Clara est leur dernier espoir ! Mais comment être sûr de choisir la candidate parfaite ?
    Rien de plus simple : une période d'essai s'impose ! Mais voilà que débarque Catherine, la mère de Gabriel, qui ne sait pas que son fils préfère les garçons... Et c'est là que les ennuis commencent.

    Tous les mardis et mercredis à 19h30 du 20 janvier au 29 avril 2026 à  l'Apollo théâtre (18 rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris).

    Auteur(s) : Nicolas Huan, Jérémy Boutier
    Artiste(s) : Nicolas Huan, Jérémy Boutier, Astrid Gallo, Maxime Peyron, Karine Martin, Alexandre Alsina, Emilie Favre-Bertin, Antoine Cottet, Salomé Hénon, Myriam Allais
    Mise en scène : Nicolas Huan, Jérémy Boutier.

     

    Bruno De
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  • Face à la montée alarmante des souches résistantes, la gonorrhée, infection sexuellement transmissible due à Neisseria gonorrhoeae, le traitement contre la gonorrhée retrouve un espoir thérapeutique. Deux nouveaux antibiotiques oraux viennent d’être validés par la FDA pour traiter la gonorrhée devenue un casse‑tête sanitaire : le zoliflodacin, développé par la GARDP (Le Partenariat mondial pour la recherche et le développement d'antibiotiques, ndr ) et Innoviva, et le gepotidacin, conçu par GSK. « C’est une étape majeure pour endiguer une crise mondiale », résume Science et Vie. Le premier, administré en une seule dose, a guéri 90,9% des cas lors d’essais internationaux publiés dans The Lancet. « Le zoliflodacin n’est destiné qu’à traiter la gonorrhée, ce qui réduit le risque de résistance croisée », explique le Dr Manica Balasegaram, directeur exécutif du GARDP. 
    Le deuxième, efficace dans 92,6% des infections, agit par un mécanisme inédit. En effet, il interfère avec deux enzymes bactériennes simultanément. Cette double action rend l’émergence de résistances beaucoup plus difficile. Alors que les cas ont explosé, multipliés par six dans certains pays depuis 2022, ces traitements marquent une avancée décisive pour éviter qu’une « super‑gonorrhée » ne devienne incurable.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Réouverture annoncée du Palace

    Fermé depuis 2023, le mythique Palace (IXe arrondissement de Paris) rouvrira ses portes fin 2026 après un an de rénovation, a révélé Le Parisien. Son nouveau propriétaire, Mickael Chetrit, souhaite « recréer l’ADN du Palace à l’époque où il accueillait des concerts ». Donc vous l’aurez compris, pas de renaissance du club mythique des nuits parisiennes des années 80 mais une salle de spectacles pouvant accueillir 1400 personnes. Ce producteur de 42 ans, déjà à la tête du Palais des Glaces, vise une réouverture en octobre 2026. Pour la décoration, il s’est entouré du designer Jacques Garcia, fidèle du lieu dans les années 1980, promettant « de l’exubérance ». « C’est un nom connu dans le monde entier », souligne Chetrit, décidant de redonner vie à cette salle iconique où se sont produits Prince, Gainsbourg ou Grace Jones. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Certains patients porteurs du VIH parviennent, sans traitement, à contrôler naturellement le virus. Ces « contrôleurs d’élite », moins de 1% des personnes infectées, fascinent les chercheurs. C’est dans leur système immunitaire que vient d’être découvert un anticorps hors norme, baptisé 04_A06, qui pourrait bien bouleverser la lutte contre le VIH, explique le site VIH.org.

    Parmi 831 anticorps produits à partir des cellules B de ces patients, le 04_A06 s’est distingué par une efficacité spectaculaire : il neutralise 98,5% des 332 souches testées à travers le monde. Cet anticorps agit sur une zone clé du virus, le site de liaison au CD4, essentiel à son entrée dans les cellules T humaines. Fait inédit, sa structure comporte une insertion ultra-longue d’acides aminés qui lui permet d’atteindre une région jusque-là inaccessible et hautement conservée du VIH — un véritable talon d’Achille viral.
    Résultat : une puissance inédite, y compris face à des souches résistantes aux meilleurs anticorps connus, et une efficacité prolongée chez la souris. Optimisé sous la forme 04_A06LS, il pourrait offrir, selon des simulations, une protection préventive supérieure à 93 % après une seule injection. Promesse encore à confirmer cliniquement, mais déjà un espoir majeur vers un futur sans traitement quotidien.

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  • Pas de trêve hivernale pour les homophobes. Les drapeaux qui ornaient la devanture du Centre LGBTI+ de Lyon ont été arrachés dans la nuit de vendredi à samedi dernier et la devanture a été légèrement dégradée, a-t-on appris auprès d’Aymeric Martin, le co-président du Centre.  « Cela fait deux ans que nous sommes la cible d’arrachages répétés », soupire ce dernier, avant de préciser : « cela nous agace et nous fait perdre du temps. Nous n’avons pas réussi pour le moment à identifier les personnes qui peuvent faire ça ». Une épreuve d’autant plus pénible qu’elle survient quinze jours après un cambriolage, qui a priori n’a rien de particulièrement homophobe. Le militant doit aller déposer plainte dans la semaine et espère que la caméra installée dans la rue a pu filmer les auteurs.

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  • Une découverte majeure relance l’espoir dans la lutte contre le VIH. Des chercheurs allemands ont identifié un anticorps à large spectre d’une efficacité inédite, capable de neutraliser près de 99 % des souches du VIH‑1.Issu de l’étude de 32 « contrôleurs d’élite » — ces patients capables de contenir naturellement le virus —, l’anticorps 04_A06 se distingue par son efficacité « exceptionnelle », selon VIH.org. Il cible une région clé du virus, le site de liaison au CD4, stable chez toutes les variantes. « Le 04_A06 présente une insertion unique d’acides aminés qui lui permet d’atteindre une zone jusque‑là inaccessible », précisent les chercheurs dans Nature. Testé sur des modèles animaux, il a supprimé la charge virale pendant 28 jours après l’arrêt du traitement. Une version optimisée, le 04_A06LS, pourrait même prévenir l’infection avec plus de 93% d’efficacité. Un espoir concret vers un futur traitement durable contre le VIH.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Paris: Mon Royaume pour un poney

    Tout le monde connaît la citation de William Shakespeare dans Richard III « mon royaume pour un cheval » ! 

    Mais si Richard est trop petit, il montera sur un poney, voilà tout !

    Mon royaume pour un poney : une comédie burlesque sponsorisée par les meubles Mignois !

    Ils devaient être 40 sur scène avec Fabrice Lucchini en tête d'affiche, ils ne sont plus que 4 comédiens. La guinguette de bord de Marne a remplacé le champ de bataille et la salle du trône. On ajoute la directrice du théâtre nymphomane vers la ménopause (Denis d'Archangelo (Madame Raymonde), hilarant) et on arrive à Richard 1,5...

    De Philippe Vieux. Mise en scène de Gwen Aduh.

    Avec Andy Cocq, Christophe Fluder, Jean-Marie Lecoq ou Philippe Vieux, Miren Pradier, Matthieu Rozé, Denis d’Arcangelo en alternance avec Katia Tchenko.

    Bruno De
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  • Paris: Une belle potiche

    Cette comédie de boulevard de Barillet et Grédy avait vu flamboyer Jacqueline Maillan sur les planches, puis Catherine Deneuve devant la caméra de François Ozon. Elle revient avec la pétillante Clémentine Célarié dans le rôle principal de Suzanne, qui reprend les rênes de l’entreprise familiale par obligation, troquant son costume de femme bourgeoise dévouée et godiche contre celui de cheffe d’entreprise flamboyante. Hugo Bardin fait aussi partie de la distribution sous les traits de Paloma, son personnage drag queen. On n’a pas encore vu mais ça risque de faire des étincelles !

    A partir du 12 février au théâtre Libre, 4 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.

    https://le-theatrelibre.fr/event-pro/potiche.

    Bruno De
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  • « Parce que le silence protège la violence », alerte Pavel Kunysz, Mr Bear Belgium 2026 et ex-coprésident de Prisme, la fédération wallonne LGBTQIA+. Les chiffres font froid dans le dos. Les agressions homophobes et transphobes explosent en Belgique avec une augmentation de +40% en trois ans selon Prisme, dopées par l’extrême droite décomplexée et les discours « anti-woke ». 
    À Liège, 22 cas en 18 mois selon les dires de la police ; l’Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme et les discriminations et IEFH, (Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, ndlr) ont comptabilisé 45 dossiers d’agressions violentes en 2024, souvent des guet-apens menés via l’application de rencontres Grindr. Seulement 14% des victimes portent plainte, ce qui revient à conclure que pour 1 connue, 6 sont invisibles. Alors « combien de morts encore pour réagir ? », interpelle Kunysz, qui en profite pour réclamer des cellules de police LGBTQIA+ formées et des soutiens renforcés aux assos.

    Julien Claudé-Pénégry
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