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  • Qu’elles sont belles, ces baskets roses Adidas en série limitée ! Moins beau l’engagement de l’égérie qui les as signées : l’Américaine Sophie Cunningham, basketteuse et surtout relais trumpiste anti trans dans le sport féminin.

    Quelques heures après le lancement, cette paire était en rupture de stock. Faire un coup marketing (de la lèche ?) auprès de la sphère MAGA pourrait coûter cher à la marque, du pink washing à l’envers en somme…

    Bruno De
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  • Le 12 octobre 2026 à 19h, l’association AIDES Bretagne s’associe au Breizh Pup’Club pour organiser un webinaire virtuel dédié à la réduction des risques sanitaires. Intitulée « S’informer, c’est se protéger », cette rencontre entend offrir « un temps d’échange bienveillant pour parler de santé sexuelle entre nous, sans tabou ».

    L’événement s’articulera autour de trois thématiques majeures de prévention.

    La première abordera la santé des IST à travers l’explication des symptômes, du dépistage et des traitements.

    La seconde traitera de la pratique du chemsex afin de « comprendre les risques, les pratiques, et prendre soin de soi et des autres ». Enfin, un volet sera consacré à la PrEP pour détailler le fonctionnement de cette prévention efficace contre le VIH, en précisant « pour qui, comment, où ? ». Présenté comme un espace inclusif « ouvert à tous.tes », le projet s’appuie sur une démarche communautaire résumée par leur slogan : « S’informer. Échanger. Se protéger. Ensemble ». Ce type d’initiative conjointe entre acteurs de santé publique et associations de terrain s’avère crucial pour lever les freins à l’information et encourager le dépistage.
    Plus d’infos auprès de Breizh_pup_club et Aides Bretagne

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  • La série contre le masculinisme

    Après la troublante série Mon Petit Renne, le créateur écossais Richard Gadd revient sur HBO Max avec Half Man, une fresque viscérale qui dissèque la toxicité des liens fraternels et la violence masculine sur quatre décennies. L’histoire s'ouvre sur Niall, un adolescent harcelé dont le quotidien bascule quand Ruben, le fils du nouveau compagnon de sa mère, entre dans sa vie. D'une amitié ambiguë forcée à une emprise destructrice, la série scrute la genèse intime des traumatismes.

    Cette nouvelle création reste fidèle aux obsessions du réalisateur. Tiraillé de toutes parts, le spectateur est bringuebalé dans les sentiments qui le submergent. Une envie de rébellion criante nous écrase littéralement sous le poids de l’inconfort. Face à cette violence exacerbée, cette mini-série en six épisodes est un uppercut.Portée par des acteurs incandescents et une mise en scène suffocante, la série évite le manichéisme et brille par sa radiographie du malaise ambiant qu’elle dissèque. On ne sort pas indemne de cette production. Les scènes s'enchaînent crescendo, et l'on plonge dans une surenchère qui met autant mal à l’aise que juste. Brutal, salvateur et nécessaire, cet électrochoc est à voir d’urgence.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’art du drag ne cesse d’évoluer vers des univers hybrides et invite au voyage artistique, au-delà du maquillage et des tenues extravagantes. Voici une proposition intéressante : Castra Diva partage sa vision du monde fortement influencée par les plus grandes héroïnes d’opéra et d’opérette. Accompagnée sur scène par son pianiste Tommaso Giari, Miss Badessa alterne parole et chant, incarnant tour à tour les héroïnes tragiques et comiques de ses œuvres favorites.

    Les 10, 15, 22, 29 octobre,  14, 19, 26, 28 novembre à 20h, Chez Olympe (37 rue Hoche, Pantin).
    www.instagram.com/missbadessa

    Bruno De
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  • Entrez dans l’intimité du KitKatClub !

    cinema

    Le sanctuaire fétichiste le plus sulfureux de la capitale allemande brise enfin ses derniers tabous. Réalisé par Philipp Fussenegger, le documentaire KitKatClub : Kinks of Berlin s'immisce dans les entrailles de cette institution de la nuit. Loin des clichés, ce long-métrage d'1h36, filmé dans une esthétique brute en noir et blanc, capture l'essence d'une culture hédoniste vibrante.

    Le temple berlinois de la nuit se met à nu. Entre rituels nocturnes, performances, corps à corps et quête absolue de liberté, le film dresse le portrait poétique d'une communauté unique. C'est une plongée frontale et sans fard dans l'âme noctambule berlinoise, là où le consentement et l'abolition des frontières redéfinissent le lien humain. Alors que le documentaire a investi les salles de cinéma de Berlin dès le 10 septembre 2026, les cinéphiles et noctambules français retiennent leur souffle en attendant une date de sortie hexagonale. Plus qu'un club, une révolution à vif.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le baiser « Heated Rivalry »

    C'est lors d'une soirée thématique survoltée organisée par les Portland Pickles, une équipe de baseball de ligue mineure connue pour ses coups marketing déjantés, que la magie a opéré. Le 18 juillet, le stade s'est métamorphosé en temple de la romance sportive, inspiré directement du phénomène littéraire queer Heated Rivalry de Rachel Reid. En plein match, deux joueurs se sont abandonnés à un baiser passionné et théâtral, pris au piège des caméras. La scène, immédiatement immortalisée, a embrasé la toile pour devenir virale aux quatre coins du globe.

    Pourquoi un tel raz-de-marée ? Parce qu'elle pulvérise avec panache les stéréotypes hétéronormés et le virilisme historique ancrés dans l'univers du sport professionnel. Ce baiser de cinéma offre une visibilité inédite et jubilatoire à la culture queer, prouvant que le sport grand public est parfois assez mûr pour faire sa révolution amoureuse.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Slovenie : PMA pour toutes

    Un vent d’égalité souffle sur l’Europe centrale. La Slovénie ouvre désormais la PMA aux couples de femmes et aux célibataires. À l’origine de ce tournant : la Cour constitutionnelle, qui a jugé en octobre 2024 discriminatoire la loi réservant l’assistance médicale à la procréation aux seuls couples hétérosexuels.

    Adoptée le 18 juin 2025, la réforme redéfinit la PMA autour du projet parental et non plus du traitement de l’infertilité. Déjà pionnier du mariage égalitaire à l’Est en 2022, le pays parachève ses droits sociétaux, même si une reconnaissance notariale reste requise pour la co-mère.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Saisie par le parti d'extrême droite PiS, la Cour constitutionnelle polonaise refuse de reconnaître les mariages de couples de même genre conclus à l'étranger. Les juges affirment qu'une telle validation irait à l'encontre de la Constitution, qui définit le couple uniquement par l'union d'un homme et d'une femme. Cette décision balaie d'un revers de main les arrêts favorables de la Cour de justice de l'UE et de la propre cour administrative polonaise.
    Dans le même temps, le président d'extrême-droite polonais, Karol Nawrocki a mis son véto à un une projet de loi visant à la création d’un pacte civile entre personnes du même sexe. En sanctuarisant cette exclusion juridique et en bloquant tout accès à une égalité entre les couples, la Haute Cour fait le jeu de la Présidence en perpétuant l'héritage ultraconservateur du PiS et isole ainsi Varsovie des standards européens fondamentaux.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • C'est une histoire à dormir debout. Celle de Marie, une ado lambda de la banlieue parisienne, mal dans sa peau et branchée tutos maquillage, qui se retrouve enceinte alors qu'elle n'a encore jamais couché avec un garçon. Une histoire qui a plus qu'un air de déjà-vu. C'est d'ailleurs pour ça que personne ne croit la jeune fille, mis à part sa seule et unique copine de lycée. Marie décide de garder l'enfant à naître, car elle a peur que ce qui lui arrive soit trop vite oublié. Sa vérité, c'est sur les réseaux sociaux qu'elle la partage : elle devient bientôt une « Vierge Marie 2.0 » suivie par plus d'un million d'ouailles.

    Son succès fou ne tarde pas à inquiéter les autorités de « l'Entreprise », l'entité qui a vraisemblablement remplacé la cinquième République. Aux manettes de ce système post-politique : un certain Christian-Emmanuel (ça vous rappelle quelqu'un ?) s'adressant à ses con-« citoyens-consommateurs » à coups de formules creuses crachées par une IA. Marie devient une menace. Et c'est Joe, une lesbienne butch un peu paumée, qui va être chargée de la surveiller de près...  « Je dis la Vérité » est le second roman de Louise Morel, autrice de l'indispensable « Comment devenir lesbienne en dix étapes ». Poilant, dystopique et résolument politique.

    Je dis la vérité, Louise Morel, éditions Hors d'atteinte, 400 pages, 22 €.

    Annabelle Georgen
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  • Au Ghana, être soi-même pourrait bientôt devenir un crime pénal. Alors que le Parlement s’apprête à reprendre ses travaux, le projet de loi anti-LGBTQ+ menace d'imposer un dilemme inhumain aux minorités sexuelles : purger trois ans de prison ou subir des « thérapies de conversion » assimilables à de la torture.

    Le texte vise également à asphyxier tout soutien militant, prévoyant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement pour quiconque financerait leurs actions. Plus grave encore, le projet prévoit d'obliger la population à la délation sous peine de trois ans de détention. En érigeant l’intolérance et la suspicion en dogme d'État, ce projet de loi ne se contente pas de criminaliser l'amour : il institutionnalise la traque collective et brise le pacte social ghanéen.

    Julien Claudé-Pénégry
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