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  • Nice : les 70 ans du Planning Familial

    Pour sa troisième édition, ce festival queer et féministe prend une dimension particulière, car le Planning Familial a 70 ans. Samedi 26 septembre (14h-23h), la journée sera consacrée à des rencontres, de la prévention et des moments festifs, avec une trentaine d'associations, collectifs et artistes du territoire.

    Cette date n'a rien d'un hasard : le 26 septembre est la Journée mondiale de la contraception, le 28 celle du droit à l’avortement.
    A la Villa Arson, 20 avenue Stephen Liégeard, Nice.
    planning-familial.org/fr/le-planning-familial-des-alpes-maritimes-06/le-planning-familial/libres-de-nos-choix-le-planning

    Bruno De
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  • Aux États-Unis, face au rouleau compresseur conservateur, la résistance démocratique reste vive au sujet des droits LGBT+. 
    Washington durcit le ton : l'administration Trump veut imposer des avertissements sur les contenus LGBTQ+ à la télévision et exclure les personnes trans de l'armée, une mesure pourtant rejetée par la Chambre (217 contre 212).
    Le Pentagone prévoit quant à lui de tester la testostérone des soldats de plus de 30 ans.

    Localement, les dérives s'accumulent : au Kansas, l'obligation d'utiliser les sanitaires selon le sexe biologique pousse des hommes trans barbus dans les WC pour femmes, provoquant des appels à la police. Face à cette pression, la riposte s'organise. 
    À New York, le maire Zohran Mamdani débloque 15 M$ pour protéger les soins de transition. Et les urnes tranchent : le républicain Andy Ogles, qui affirmait que « l'homosexualité n'a pas sa place en Amérique », vient d'être éjecté dès sa primaire.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La justice américaine a tranché : Dmitriy Popov a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’O’Shae Sibley.  Souvenez-vous : le 29 juillet 2023, dans une station-service de Brooklyn, ce danseur noir et gay de 28 ans exécutait avec des amis une chorégraphie de vogue sur un titre de Beyoncé. Une performance joyeuse et libre, interrompue par les insultes homophobes et racistes de son agresseur, alors âgé de 17 ans. La tension a dégénéré en altercation, jusqu'au coup de poignard mortel porté en plein cœur.

    Ce drame avait suscité un émoi gigantesque aux États-Unis, érigeant O’Shae Sibley en symbole des violences ciblées qui frappent encore les minorités.  Lors du procès, comme le rapporte Stop Homophobie, le jeune homme a présenté ses excuses et a expliqué : « je n’ai jamais voulu tuer qui que ce soit, je n’ai jamais voulu que cela se termine ainsi. La décision que j’ai prise, j’aimerais pouvoir revenir dessus du plus profond de mon cœur. Je sais qu’aucun mot ne pourra ramener O’Shae ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Quand l'œil de la photo contemporaine rallume le Marais, c’est tout Paris qui s’embrase. Jusqu’au 10 octobre 2026, la Galerie Chantal Crousel accueille Glade/Clairière, la nouvelle exposition de Wolfgang Tillmans.

    Lauréat du Prix Roswitha Haftmann 2026, l'artiste y capture le pouls du monde avec une fulgurance rare. Arpenteur du réel, Tillmans abolit la frontière entre intime et politique. Qu'il immortalise une nature morte, un ciel crépusculaire ou la lueur d'un dancefloor, il observe le monde avec une empathie radicale, transformant l'espace en journal de bord collectif. Profondement ancrée dans la culture queer, sa démarche érige la liberté des corps, le désir et la vulnérabilité en actes politiques. Les corps de ses proches, saisis dans l’abandon de la nuit, célèbrent une intimité affranchie des normes, faisant du regard queer une optique universelle de résistance.

    Parmi les moments forts de cette proposition, l'exposition se distingue d'abord par sa continuitémuséale, prolongeant l'onde de choc de sa rétrospective au Centre Pompidou. Elle se caractérise ensuite par sa scénographie en forme de « clairière » urbaine, qui alterne habilement grands formats et tirages expérimentaux. Enfin, son ancrage parisien réaffirme avec force le lien intime et privilégié de l'artiste avec la scène française. En rallumant les projecteurs dans le Marais, Wolfgang Tillmans nous rappelle que voir, c'est déjà prendre parti.

    Infos : www.crousel.com

    Légendes : 
    Wolfgang Tillmans, Quarry, 2001 © Courtoisie de la Galerie Chantal Crousel, Paris

    Wolfgang Tillmans, Wet Legs, 2017 © Courtoisie de la Galerie Chantal Crousel, Paris

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les cinéphiles grenoblois vont se régaler du 29 septembre au 16 octobre avec la 26e édition de ce festival du cinéma LGBTQIA+. Tout le monde pourra trouver son bonheur dans la programmation variée de courts et longs métrages internationaux : des avant-premières, des exclusivités totales en France, du drame mélancolique, du teen movie exubérant, de la comédie débridée, de la romance poétique, il y en a pour tous les goûts

     

    Au-delà des projections, le festival propose aussi des évènements festifs et conviviaux, avec une buvette ouverte aux festivaliers, un after pour un samedi soir digne de ce nom, et une soirée de clôture en musique avec la compagnie des Gentils.

     

    Programme complet : www.vuesdenface.com

    Bruno De
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  • Plus de trois ans après le suicide tragique de Lucas, treize ans, collégien dans les Vosges, la justice a tranché. La cour d’appel de Paris a reconnu définitivement que l'adolescent a été victime de harcèlement scolaire en raison de son orientation sexuelle. Cette décision infirme la relaxe prononcée en novembre 2023 par la cour d'appel de Nancy. Appuyée par l'enquête administrative et les signalements répétés de l'élève, la juridiction a établi que les insultes et moqueries subies avaient altéré sa santé psychique.

    Cependant, le lien de causalité direct entre ces faits de harcèlement et le suicide du jeune garçon n'a pas été retenu. Si cette distinction juridique laisse place à l'incompréhension, la reconnaissance de la discrimination homophobe soulage la famille. Elle rappelle que ces violences verbales ne doivent pas être prisent à la légère. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Sur un continent où les droits LGBTQI+ sont de plus en plus menacés, le Botswana pourrait de nouveau marquer l'Histoire.

    En couple lesbien, Bonolo Selelo et Tsholofelo Kumile ont saisi la Haute Cour pour contester la loi réservant le mariage aux hétérosexuels. Elles revendiquent simplement l'égalité des droits et la protection de leur foyer. Après la dépénalisation de 2019 et la récente révision du code pénal, le pays aborde une étape clé : passer de l'absence de poursuites à la reconnaissance familiale.

    Malgré la ferveur des opposants religieux, cette action rappelle une vérité fondamentale : tolérer ne suffit pas, la justice exige d'accorder à chaque foyer la même dignité devant la loi. Si cela est reconnu, le Botswana sera alors le deuxième pays d’Afrique à reconnaitre légalement le mariage de personne de même sexe.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Espagne : la fin de l'impunité

    L'Espagne intensifie sa lutte contre les discriminations anti-LGBT+. Le Congrès des députés a approuvé une réforme clé du Code pénal visant à criminaliser les « thérapies de conversion », prévoyant désormais des peines allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement pour leurs auteurs. Fondées sur l'idée fausse que l'homosexualité ou la transidentité seraient des pathologies à corriger, ces pratiques destructrices subissent un coup d'arrêt juridique majeur.

    Jusqu'alors passibles de sanctions administratives dans certaines régions, elles deviennent de véritables délits pénaux à l'échelle nationale. En envoyant les responsables de ces dérives derrière les barreaux, Madrid confirme sa posture de pionnier européen : l'orientation sexuelle et l'identité de genre ne se soignent pas, elles se protègent.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Airbnb a frappé fort. La plateforme de location a supprimé définitivement le profil de Yona Faedda, militante du collectif féministe et réactionnaire Némésis. En cause ? Des banderoles polémiques déployées depuis des logements loués, immortalisées pour alimenter les réseaux sociaux. On y dit des propos racistes : « protégeons les femmes. Expulsons les agresseurs étrangers ». « Une décision prise sous la pression médiatique », s'indigne l'intéressée. Cette dernière affirme n’avoir jamais reçu d’avis négatif ni dégradé les biens et estime que la sanction relève de la censure. De son côté, l’entreprise invoque le respect de ses « normes et politiques ». 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • C’est un nouveau coup dur pour les espaces queer à Paris. Le Bunker Bar, lieu incontournable de la jeunesse LGBTQ+ et militante de la capitale, se retrouve aujourd’hui au cœur d'une vive tourmente après avoir écopé d'une mise en demeure. Une épée de Damoclès qui relance le débat brûlant sur la survie et la légitimité des lieux alternatifs face aux pressions extérieures. Ouvert pour offrir un refuge sûr et festif aux minorités, le bar s'est rapidement imposé comme un tiers-lieu indispensable. Mais cette visibilité, couplée à son ancrage politique et intersectionnel, en fait régulièrement la cible de tensions. La récente notification reçue par l'établissement illustre la fragilité de ces écosystèmes nocturnes, souvent soumis à des contrôles accrus et à des injonctions qui menacent directement leur équilibre économique et leur existence même.

     

     Face à cette menace juridique et administrative, la communauté ne compte pas baisser les bras. Les appels à la solidarité se multiplient sur les réseaux sociaux, rappelant à quel point ces espaces d’autonomie sont vitaux dans un tissu urbain de plus en plus standardisé et gentrifié. Alors que les menaces de fermeture et les pressions de toutes sortes pèsent lourdement sur les initiatives queer et racisées, l'affaire du Bunker Bar met en lumière l'urgence de défendre ces lieux communautaires face aux tentatives d'asphyxie. La mobilisation s'organise pour que le Bunker continue d'exister.

    Julien Claudé-Pénégry
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