Thèmatiques
Articles | Brèves
  • L’association AIDES, via sa revue Remaides, vient de lancer un pavé dans la mare : la politique répressive actuelle face au chemsex est un échec total sur le plan sanitaire. Alors que ces pratiques se multiplient, la pénalisation de la consommation de drogue apparaît aujourd'hui comme le principal verrou bloquant l'accès à la prévention et au soin.

    Le constat des acteurs de terrain est sans appel : la peur du gendarme tue. En criminalisant les usagers, on les pousse vers un isolement dangereux. Craignant des sanctions pénales ou le jugement des institutions, de nombreux « chemsexeurs » préfèrent fuir les structures de santé, retardant ainsi la prise en charge de complications graves comme les addictions, les overdoses ou les infections. Comme le rappelle fermement la publication, « punir ne prévient pas, cela fragilise ».

    Il est temps de briser ce mur du silence et de changer de paradigme. L’objectif défendu est de substituer une logique sécuritaire inefficace par une véritable politique de réduction des risques. En dépénalisant l'usage, l'enjeu est de transformer le consommateur clandestin en un sujet de santé publique à part entière. Seul un accompagnement humain et médicalisé, débarrassé de la menace judiciaire, pourra garantir une protection efficace et digne pour tous les citoyens.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Le boxeur poids léger Islam Makhachev, envisage de manquer toute la saison 2026 si la promotion l’oblige à porter des gants arc-en-ciel ou tout symbole LGBTQ+ lors d’événements thématiques. « Le sport doit se concentrer sur la performance dans l’octogone, pas sur des mouvements politiques ou sociaux », a-t-il déclaré, refusant toute mise en avant de causes qu’il juge hors champ sportif. Ces propos, relayés sur X, visent les initiatives de l’UFC pour l’inclusion. 
    Le Daghestanais, invaincu en titre, rallume un débat brûlant dans le MMA : jusqu’où peut aller l’engagement des athlètes ?

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • On savait Zohran Mandani, le maire de NYC, engagé dans la protection des personnes LGBT ; il vient de frapper un grand coup en nommant l’avocate Taylor Brown, une femme trans, à la tête du premier Bureau municipal des affaires LGBT de l’histoire de la ville. Ce nouvel organe a notamment pour vocation de coordonner les politiques destinées à la communauté, de s’assurer du respect des règles d’égalité dans les institutions et de prévenir les discriminations.

    En installant une personne trans à sa direction, l’édile de Big Apple envoie un message de résistance à la politique anti-trans menée par le président des États-Unis et réaffirme le statut de refuge de New York. À ce titre, Taylor Brown a déclaré : « Je travaillerai chaque jour pour que les portes de New York demeurent ouvertes à tous et pour que la ville continue d’être un phare d’espoir et d’opportunités pour celles et ceux qui ont été ignorés, discriminés ou exclus. » 

    Bruno De
    Partager:

  • Audace et élégance. Le Palais Galliera ressuscite le siècle des Lumières, non comme un vestige, mais comme un désir persistant. L'exposition La mode du 18e siècle : un héritage fantasmé décortique ce dialogue entre paniers d'antan et podiums d'aujourd'hui. Ici, la soie s’encanaille et le corset se libère de sa rigueur historique pour devenir pur objet de style.

    « La mode se joue des codes dans un mouvement de reprise-relance toujours créatif », souligne Pascale Gorguet Ballesteros, commissaire de l'exposition. Entre une robe à la française et les réinterprétations baroques de Vivienne Westwood ou Dior, le parcours révèle un « paradis perdu » qui n'a cessé de hanter l'imaginaire des couturiers.

    Loin des clichés poussiéreux, l’exposition prouve que cet héritage est une matière vivante. Le 18e n'est plus une époque, c'est une esthétique réinventée : une silhouette « fantasmée » où le luxe d'hier devient l'audace de demain.
    Infos et réservations : palaisgalliera.paris.fr

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Le cinéma municipal de cette ville de Normandie a été couvert de tags homophobes et transphobes après une projection de Hélène, trésor transnationale, dans le cadre de la journée internationale de la visibilité transgenre.

    L’association le Refuge, qui a organisé ce ciné-débat, a condamné ces actes, tandis que la direction du cinéma a déposé plainte. En l’absence de caméras de surveillance et de témoin, l’enquête risque fort de rester au point mort.

    Bruno De
    Partager:

  • C’est à partir de l’idée simple qu’on manque de lieux de détente gay only dans l’agglomération marseillaise que Julien et Alexis ont créé le Tiki Palm Beach. Dans un jardin tropical et à l’abri des regards, ce resort propose l’hébergement, mais aussi de passer une journée entre piscine, jacuzzi et terrasse (20€, 11h-18h).

    Entre Aix et Marseille, ce lieu de convivialité, de rencontre et de partage dans une atmosphère détendue permet de passer un moment hors du temps.
    tikipalmbeach.fr

    Bruno De
    Partager:

  • La Cour suprême de Finlande a statué. Pour avoir qualifié l'homosexualité de « trouble du développement psychosexuel » dans un pamphlet publié en 2004, l’ancienne cheffe de file du parti des Chrétiens-démocrates et ex-ministre finlandaise de l’Intérieur, Päivi Räsänen, vient d’être définitivement jugée coupable d’insultes LGBTphobes. Elle est condamnée à une amende de 1 800 €.

    Invoquant la liberté d’expression, elle envisage de faire appel auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme. Dans le même élan, l’évêque Juhana Pohjola de la fondation luthérienne de Finlande, qui a publié l'ouvrage, a également été sanctionné ; la fondation devra, quant à elle, s’acquitter d’une amende de 5 000 €.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Profitant d’un vide juridique abyssal, cette plate-forme de rencontre vient de faire sa réapparition, 2 ans après sa fermeture. Point de rencontre de pédocriminels, trafiquants mais aussi d’agresseurs LGBTphobes, Coco avait été citée dans plus de 23 000 procédures judiciaires en 3 ans, entraînant sa fermeture et la mise en examen de son fondateur.

    On ne saurait que trop recommander de ne pas utiliser ce site pour des rencontres fortuites, tentantes mais dangereuses.

    Bruno De
    Partager:

  • Adieu les scènes de concert, place aux plateaux de tournage. Après avoir conquis la planète avec son reggaeton, Bad Bunny s'attaque au septième art avec son premier grand rôle principal dans un long-métrage dédié à son île natale : Porto Rico. Loin d'un simple caméo, l’icône portoricaine incarnera un personnage central dans ce projet porté par le rappeur Residente, qui passe derrière la caméra.

     

    Selon Le Parisien, cette collaboration s'annonce explosive : « c’est la rencontre d’une flamme avec une dynamite ». Une métaphore qui souligne l'intensité attendue de cette fresque sociale et culturelle. Le film explore l'histoire complexe de Porto Rico. Pour Bad Bunny, ce passage au cinéma n’est pas un hasard de calendrier après sa performance au Super Bowl, mais une étape logique. L'artiste souhaite utiliser sa notoriété pour mettre en lumière les luttes de son peuple : « c’est un rêve de pouvoir raconter nos propres histoires », aurait confié l'artiste au magazine Premiere. Le rendez-vous est pris, et il s'annonce déjà historique.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Ringardes, drôles, surréalistes ? Ces chansons, célèbres ou tombées dans l’oubli, retrouvent vie dans un spectacle musical émaillé d’humour queer.
    Tout commence par le coup de cœur créatif de deux artistes : Flannan Obé, qui a joué le beau gosse de la série Clara Sheller, l’une des rares séries gay en 2005, ainsi que le rôle-titre de La Nuit d’Eliot Fall, et Vincent Gaillard, chanteur-compositeur sous le nom de SEL, pianiste dans Palermo Palermo de Pina Bausch et membre de la troupe du cabaret Le Secret.
    « J’ai une passion pour les chansons idiotes, explique Vincent, mais c’est dit avec tendresse : elles sont faites pour faire rire et étonner. » Certains titres, qui se voulaient sérieux à leur sortie, deviennent avec le temps mélancoliques ou involontairement drôles. Le duo a dû faire un tri parmi ses préférences : Vincent penche du côté de Bourvil, Richard Gotainer et Patricia Carli, tandis que Flannan ne jure que par Arletty, Francis Blanche et Francis Lopez…
    De cette sélection naît une complicité scénique aussi ambiguë que réjouissante : le duo entretient le flou sur la nature de la relation de ses personnages et revendique un refus joyeux du sérieux. On passe ainsi d’une reprise queer de J’aime trop ton boule — « le clip de Fatal Bazooka était déjà très second degré », se souvient Flannan — à Nougaro, sans oublier Marie-Paule Belle et son chef d’œuvre Où est-ce qu’on les enterre ?, dont les paroles sont signées Françoise Mallet-Joris, qui fût sa compagne. Au programme, éclats de rire et déluge de talents.
    Chansons impossibles, du 8 avril au 24 juin, Théâtre Essaïon, Paris.
    www.essaion-theatre.com

    Luc Biecq
    Partager: