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  • A l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre la LGBT+phobie, l’association Couleur Champenoise avait émis le souhait de voir créer un passage piétons aux couleurs de l’arc-en-ciel. Le projet a été retoqué par la mairie en raison de « contraintes techniques » et un problème de « sécurité routière ». Selon certaines sources, la municipalité d’Épernay aurait refusé l’initiative par crainte de vandalisation. Dommage, d’autant que l’équipe municipale soutient la Nocturne Pride prévue dans la ville le 14 juin prochain. Ca souffle quand même le chaud et le froid à l’hôtel-de-ville… 

    Bruno De
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  • Le Kenya se trouve à un carrefour délicat avec l'introduction d'un projet de loi controversé, le « projet de loi de Protection de la famille », qui pourrait renforcer la répression des personnes LGBT+. Déposé en 2023, ce texte propose des peines pouvant aller jusqu'à 50 ans de prison pour les relations homosexuelles, aggravant une situation déjà difficile, puisque les lois coloniales existantes criminalisent déjà ces relations. Stop Homophobie revient sur le sujet : selon l’ONG britannique Open for Business, l'adoption de cette législation pourrait coûter au Kenya entre 2,7 et 7,8 milliards de dollars par an. Dominic Arnall, président de l'ONG, met en garde : « les lois anti-LGBTQ+ nuisent aux perspectives d’investissement d’un pays et à sa réputation mondiale. »

    Les conséquences économiques incluent une fuite des talents, une baisse des financements internationaux et un impact négatif sur le tourisme. L'exemple de l'Ouganda, qui a récemment adopté des lois répressives, illustre les dangers de telles politiques. La Banque mondiale a suspendu ses prêts à ce pays, entraînant des pertes économiques significatives. 

    D'autres nations de la région, comme la Tanzanie, ressentent également les effets néfastes des discriminations. Alors que la rhétorique homophobe s'intensifie au Kenya, l'examen de ce projet de loi pourrait non seulement aggraver la situation des personnes LGBT+, mais également fragiliser l'économie du pays.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le très attendu second opus devrait arriver sur grand écran en 2025, avec les 3 actrices iconiques qui ont fait le succès du film en 2006.

    Andy Sachs (Anne Hathaway), désormais journaliste à succès et rédactrice en chef de son propre magazine, est recontactée par Miranda Priestly (Meryl Streep), la redoutable rédactrice en chef du magazine Runway. Elle lui propose de collaborer à un projet révolutionnaire qui pourrait redéfinir l'industrie de la mode. Emily Charlton (Emily Blunt), désormais une étoile montante de l'industrie, devient à la fois une rivale et une alliée inattendue. Ambition, loyauté, coups de p… et dialogues assassins : pourvu que cette suite soit à la hauteur !

    Bruno De
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  • Alors que la mairie d’Epernay a refusé la mise en place de passages piétons pour « éviter les polémiques et dégradations », à Nantes, on rebaptise un escalier aux couleurs de l’arc-en-ciel. Cet escalier de la rue Beaurepaire, repeint l’année dernière pour symboliser les combats des personnes LGBTQIA+, a été dégradé 3 fois. Pour le marquer comme faisant partie intégrante du paysage urbain de la ville, le maire a décidé de le nommer « Marches des Fiertés », comme autant d’étapes vers plus de liberté, d’égalité et de fraternité.

    Bruno De
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  • Les puristes du film iront crier au blasphème sur les Champs Elysées, les autres se plieront en deux devant Titanique, cette comédie musicale off Broadway. Un décor de carton-pâte, des personnages haut en couleur et un humour décapant, une fausse Céline Dion raconte sur scène sa vraie version de l’histoire d’amour entre Rose et Jack. On est plus proche d’Eric Morena (« Oh mon bâteau oh oh oh…! ») que de la super production de James Cameron, alors pourquoi pas ?

    Au Lido2Paris à partir du 24 avril, en anglais surtitré en français.

    lido2paris.com

    Bruno De
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  • Sorti en 1994, ce film australien représente la marque d’une époque pour toute une génération LGBTQIA+ et bien sûr pour l’art du drag, sans oublier une bande originale très recherchée. On s’attend donc à un message d’inclusion et de diversité avec des thèmes actualisés pour la version 2025.

    Chez Strobo mag, on reste méfiant : le premier opus se place dans les films de chevet tellement il côtoie la perfection, donc il y a beaucoup d’attente pour la suite, donc on a peur d’être déçu Ne faisons pas les mauvaises et attendons de voir… 

    Bruno De
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  • Après un premier été couronné de succès, Chez Mano a réouvert le 1er avril 2025. Niché dans le jardin du cabaret-théâtre L’étoile bleue, ce restaurant-guinguette invite à profiter des beaux jours dans un cadre intime et verdoyant. Cette saison, l’atelier-boutique la Carterie célèbre la ville à travers ses emblèmes, ses vues et ses sculptures. De quoi prendre un verre à la fraîche avant d’aller voir la revue ou simplement passer un moment au calme (16h-22h lundi-vendredi)… 29 boulevard des Frères Godchot, 13005 Marseille.

     https://restaurantchezmano.fr/guinguette-marseille.

    Bruno De
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  • Depuis 2023, le Bunker permettait de passer chaque soirée de dimanche dans un lieu safe du centre de la capitale, réservé pour l’occasion aux identités queers et leurs allié.es. Dès le 18 avril, Rio et Mya ouvrent un local du mercredi au dimanche (16h-2h), avec de la street food de cuisines du monde. On leu souhaite bonne chance et bien sûr on va les soutenir en allant goûter et s’amuser !

    Infos : www.instagram.com/lebunkerparis.

    Bruno De
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  • Après le lumineux Entre les roseaux, Mikko Mäkelä revient avec Sebastian, un film beaucoup plus feutré, intime et troublant. L'histoire explore comment le glissement dans une double vie en tant que travailleur du sexe bouleverse la vie d’un jeune homme talentueux, porté avec justesse et puissance par Ruaridh Mollica. On ne peut qu’adhérer.

    En presque deux heures, Sebastian, le second long métrage du réalisateur finlandais Mikko Mäkelä, nous entraîne dans les méandres de l’addiction d’un jeune auteur en quête de reconnaissance. Max est un beau gosse de 25 ans qui, pour nourrir ses écrits, puise l’inspiration dans ses propres relations. Écrivain en herbe le jour, la nuit, il charme des hommes plus âgés sur des plateformes d'escorting sous le nom de Sebastian. En choisissant d'exploiter ces expériences personnelles et sexuelles pour enrichir son premier roman, il se laisse happer par l’appât du gain facile et la liberté que lui offre la prostitution sur Internet. La source d’inspiration qu’il en tire le conduit à noircir des pages blanches avec ses moments de sexe tarifés. Mais son éditrice souhaite plus d’authenticité. Max est-il prêt à abandonner son alter ego pour endosser l’identité de celui qui se cache derrière tout cela ? Est-il prêt à assumer les conséquences de cette décision ? Là est la question !

    Se perdre pour être  Entre scènes de sexe, sentiments naissants, relations suivies, remises en question, vie cachée et aspiration à percer dans le milieu littéraire, le trouble s’installe dans l’esprit de Max/Sebastian. En ancrant l’histoire dans l’univers londonien, tendance et culturel, et en faisant référence à l’œuvre et à la réussite de Bret Easton Ellis, dont Max est fan, Mikko Mäkelä flirte littéralement avec l’univers du maître des Lois
    de
    l’attraction, tant dans le traitement de l’image que dans le rythme et le déroulement de l’histoire. Se détourner de l’autofiction pour se lancer dans un témoignage sensationnel, Max doit choisir. Mais peut-il faire des compromis sans se brûler les ailes ?
    Sebastian de Mikko Mäkelä,  en salle depuis le 9 avril.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’Association pour la Dépénalisation Universelle de l’Homosexualité (ADUH), en partenariat avec Stop Homophobie, a organise le 10 avril 2025 à l’Université de Paris-Nanterre une conférence essentielle sur la pénalisation de l’homosexualité au prisme du droit pénal international.

    Cet événement vise à examiner les enjeux juridiques entourant la persécution des personnes LGBT+ dans des pays où l'homosexualité est criminalisée, parfois jusqu'à la peine de mort.

    La conférence mettra en lumière des témoignages poignants de victimes d'Ouganda, du Cameroun et d'Afghanistan, illustrant les violences subies par les communautés LGBT+. Les intervenants, dont des experts juridiques comme Olivier de Frouville et Wendy Isaack, discuteront des mécanismes pour poursuivre les responsables étatiques des persécutions, en se basant sur le Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale.

    Un point crucial sera la responsabilité des agents de l'État, interrogeant la possibilité d'incriminer non seulement ceux qui appliquent les lois, mais aussi ceux qui les votent. Ce questionnement est d'autant plus pertinent à la lumière des récents mandats d'arrêt émis par la CPI concernant les persécutions en Afghanistan.

    Cette conférence, gratuite et ouverte au public, sera un pas vers la responsabilité des États dans la lutte contre la criminalisation de l'homosexualité à l'échelle mondiale.

    Julien Claudé-Pénégry
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