Il s’agit d’un film d’amour ou plus exactement de comprendre comment les hommes aiment. Le Champ des possibles raconte l’histoire de Daniel, 40 ans, qui a été suspendu de ses fonctions d’agent de police à la suite d’une bavure. Il se focalise alors sur une relation virtuelle avec une personne mystérieuse qu’il n’a encore jamais rencontrée. Lorsqu’elle cesse de répondre à ses SMS, il décide de parcourir des milliers de kilomètres pour la retrouver. Avec ce troisième long métrage, le réalisateur brésilien Aly Muritiba tente de répondre à des interrogations qui le tarabustent depuis longtemps : comment pouvons-nous exprimer ce que nous ressentons sans nous blesser les uns les autres ? Comment le faire, si on nous apprend tout le temps qu'il faut être fort, ferme et froid ? Ce projet est né en écho à la chute du Brésil dans une spirale de haine générée par l’ancien président Jair Bolsonaro. A l’époque, toutes les minorités, les femmes, les indigènes, la communauté LGBTQI+, les noirs, entre autres, ont commencé à être systématiquement persécutés et le pays a été divisé entre le sud conservateur et le nord/nord-est progressiste. Alors quoi de plus beau pour parler d’amour que de retisser des liens, provoquer des rencontres, attiser l’envie ? Ce film est une arme contre l’obscurantisme.
Alors que Quimper est devenu la première ville d'Europe à se déclarer "zone de liberté" pour les personnes LGBTQIAP+, le passage piéton du pont Saint-François aux couleurs du rainbow flag qui avait été inauguré le 16 juin dernier, veille de la marche locale a été vandalisé à trois reprises.La municipalité a donc fait le necessaire et il a repris ses couleurs.

La haine anti LGBT n’en finit pas aux Etats-Unis. Mi-août à Cedar Glen en Californie, Laura Ann Carleton, une commerçante de 66 ans, mère de famille nombreuse, alliée reconnue de la communauté LGBT et appréciée de toustes a été abattue par balle par un homme sous prétexte que le drapeau arc-en-ciel flottait devant son magasin, Mag Pi. L’évènement est survenu à la suite d’une altercation entre la femme et l’homme après que celui-ci avait arraché le drapeau de mécontentement. Fervente défenseuse, elle l’aurait réprimandé. Ce qui aurait déplu suffisamment au monsieur pour qu'il sorte une arme et tire à bout portant sur la victime. De l’autre côté des USA, quinze jours plus tôt, O'Shae Sibley, un jeune gay noir de 28 ans, danseur professionnel connu dans l’univers du voguing a été poignardé à mort dans une station essence de Brooklyn. Toute la scène a été filmée par les caméras sur place. On y voit le jeune homme avec des amis danser en attendant son tour pour faire le plein. Un autre groupe de de garçons s’en est pris à eux avec des insultes homophobes puis racistes. Jusqu’à ce qu’un jeune de 17 ans lui porte un seul coup de poignard à la poitrine qui lui a été fatal. Le responsable du coup mortel s'est rendu quelques jours plus tard à la police. Une vague d’indignation et de soutien de la communauté noire américaine, du voguing, d'artistes et du monde LGBT a manifesté son soutien en invitant à danser dans les stations essences. Ce déferlement de violence et les récentes prises de positions politiques anti-LGBT dans certains états américains ont conduit le Canada, pays frontalier inviter ses concitoyen.ne.s trans, lesbiennes et gays à vérifier les lois locales avant de se rendre aux Etats-Unis.