
Le pouvoir politique s’apprête à porter un coup sévère aux droits des personnes trans et intersexes au Portugal. Plusieurs projets de loi portées par la droite et l’extrême droite visent à réintroduire une évaluation médicale obligatoire pour modifier l’état civil, tout en restreignant l’accès des mineurs aux traitements hormonaux.
Rappelons que le pays lusitanien fait figure de pionnier en matière de droits LGBT : depuis 2018, il est possible, dès 16 ans, de changer de genre sur simple déclaration à l’état civil.
Pour les associations, il ne s’agit pas d’un simple ajustement législatif, mais d’un recul préoccupant, qui remet en cause l’autodétermination de genre et re-pathologise des parcours déjà fragilisés. « On ne protège pas les jeunes en les privant de leurs droits », résument les collectifs mobilisés. Longtemps cité en exemple, le Portugal semble ici s’inscrire dans une logique de contrôle plutôt que de protection.

Le vendredi 20 mars est à marquer d’une pierre blanche. Le Cour administrative suprême de Pologne a brisé un tabou institutionnel. En annulant le refus de transcrire un acte de mariage entre conjoints de même sexe célébré dans l’Union européenne, elle impose à l'administration de garantir les droits concrets au séjour et à la vie familiale.
Les droits des couples homosexuels évoluent lentement mais sûrement en Ukraine. Alors que la guerre bat toujours son plein sur le territoire, la Cour suprême du pays reconnaît désormais les couples de même sexe comme des familles. Cette décision fait suite à la demande, en 2024, d'un diplomate ukrainien en poste en Israël pour que son compagnon l'accompagne en tant que membre de sa famille.
La Grèce vient de franchir une nouvelle étape dans l’égalité des droits pour les personnes LGBTQIAP+. Le Conseil d’État a confirmé vendredi 20 mars la constitutionnalité du mariage civil et de l’adoption pour les couples de même sexe, validant une réforme déjà adoptée en février 2024. 
On savait Zohran Mandani, le maire de NYC, engagé dans la protection des personnes LGBT ; il vient de frapper un grand coup en nommant l’avocate Taylor Brown, une femme trans, à la tête du premier Bureau municipal des affaires LGBT de l’histoire de la ville. Ce nouvel organe a notamment pour vocation de coordonner les politiques destinées à la communauté, de s’assurer du respect des règles d’égalité dans les institutions et de prévenir les discriminations.
La Cour suprême de Finlande a statué. Pour avoir qualifié l'homosexualité de « trouble du développement psychosexuel » dans un pamphlet publié en 2004, l’ancienne cheffe de file du parti des Chrétiens-démocrates et ex-ministre finlandaise de l’Intérieur, Päivi Räsänen, vient d’être définitivement jugée coupable d’insultes LGBTphobes. Elle est condamnée à une amende de 1 800 €.
On ne s’attendait pas à un programme progressiste de la part du chef de file de la droite « classique » pour les présidentielles. Dans la foire d’empoigne avec le RN et pour tenter de ramener des électeurs dans le giron de LR, Bruno Retailleau souhaite un « moratoire sociétal » sur tous les sujets de société.
Selon un sondage IFOP, les deux partis extrêmes se hissent en tête des intentions de vote des LGBT+ aux présidentielles : Bardella 27%, Mélenchon 25%, soit 10 à 15 points de plus que lors du dernier sondage de 2022. 56% des personnes LGBT+ interrogées affirment être de gauche, contre 44% de la population française, le RN recueillant 10 points de moins que dans l’ensemble de l’hexagone.
L’élection de Dominik Krause à la tête de la capitale de la Bavière est un double symbole historique. En plus de devenir, à tout juste 35 ans, le 1er maire écologiste de la ville de Munich après 42 ans aux mains du SPD, l’édile est ouvertement gay. Celui qui se surnomme « Bürgaymeister » a remporté le second tour avec 56,4 % des voix après une remontée fulgurante entre les deux tours, alors qu’il plafonnait au premier tour à 29,5 %. Une campagne sur les réseaux sociaux ultra-active autour des transports et des logements semble avoir fait la différence.
Le ministre malaisien des Affaires religieuses, Zulkifli Hasan, a suscité l'indignation en liant orientation sexuelle et épuisement professionnel. Selon lui, les pressions au travail pourraient pousser certains hommes vers l'homosexualité, une affirmation dénuée de tout fondement scientifique. Interpellé sur la hausse des comportements dits « déviants », le ministre a déclaré : « le stress et la pression environnementale, notamment sur le lieu de travail, sont des facteurs contributifs ». Cette sortie intervient dans un pays où l'homosexualité reste criminalisée et passible de peines de prison. Les associations de défense des droits humains dénoncent une rhétorique « absurde » qui stigmatise davantage la communauté LGBTQ+ sous couvert de santé mentale quand la futilité du propos a généré un vent d’hilarité sur les réseaux sociaux.