Le sanctuaire fétichiste le plus sulfureux de la capitale allemande brise enfin ses derniers tabous. Réalisé par Philipp Fussenegger, le documentaire KitKatClub : Kinks of Berlin s'immisce dans les entrailles de cette institution de la nuit. Loin des clichés, ce long-métrage d'1h36, filmé dans une esthétique brute en noir et blanc, capture l'essence d'une culture hédoniste vibrante.
Le temple berlinois de la nuit se met à nu. Entre rituels nocturnes, performances, corps à corps et quête absolue de liberté, le film dresse le portrait poétique d'une communauté unique. C'est une plongée frontale et sans fard dans l'âme noctambule berlinoise, là où le consentement et l'abolition des frontières redéfinissent le lien humain. Alors que le documentaire a investi les salles de cinéma de Berlin dès le 10 septembre 2026, les cinéphiles et noctambules français retiennent leur souffle en attendant une date de sortie hexagonale. Plus qu'un club, une révolution à vif.

L’art du drag ne cesse d’évoluer vers des univers hybrides et invite au voyage artistique, au-delà du maquillage et des tenues extravagantes. Voici une proposition intéressante : Castra Diva partage sa vision du monde fortement influencée par les plus grandes héroïnes d’opéra et d’opérette. Accompagnée sur scène par son pianiste Tommaso Giari, Miss Badessa alterne parole et chant, incarnant tour à tour les héroïnes tragiques et comiques de ses œuvres favorites.
Tout le monde connait les célèbres Monologues du vagin d'Eve Ensler, premier spectacle féministe et succès international traduit en 45 langues et joué dans le monde entier. Les monologues du machin pourraient en être le pendant masculin. Un spectacle qui questionne sur la place de l'homme d'aujourd'hui avec humour et bienveillance.
Du 1er au 10 octobre 2026, le Festival Jerk Off célèbre sa 19e édition dans une dizaine de lieux culturels phares d'Île-de-France. Événement incontournable des cultures LGBTQI+, il s’impose comme un véritable laboratoire artistique décloisonné, mêlant performance, danse, théâtre, musique et arts visuels. Au-delà de la fête, le festival joue un rôle sociétal majeur : offrir une vitrine politique et esthétique à la création queer, souvent marginalisée dans les circuits traditionnels. En favorisant des récits pluriels et inclusifs, il participe activement à la visibilité des artistes minoritaires.
Entre blagues tran-chantes, voguing qui slay et moments de poésie, Noam Sinseau embarque le public dans un voyage unique, de la Martinique à Paris. Identité, émancipation, et paillettes sont au programme dans ce spectacle où il casse les codes du genre avec humour et sincérité.
Une victoire historique est née d'un long combat judiciaire. Le 7 août dernier, Fabiana Justiniano et Scarlett Rocha sont devenues le premier couple de même sexe légalement marié en Bolivie. Face à une Constitution limitant l'union aux hétérosexuels, quatre ans de recours ont permis d'obtenir ce droit.
Quand l'extravagance de Las Vegas s'invite à Paris, le rire et la performance vocale n'ont plus de frontières. Porté par une mise en scène survoltée d'Alex Goude, le spectacle Eva Jean enflamme Vegas s'apprête à conquérir l'Apollo Comedy.
Du 7 au 16 octobre, le Tels Quels Festival revient avec une programmation explosive : bingo drag, queer market, slam, stand up, conférences et bien plus encore. Comme chaque année, il permettra de questionner les thématiques de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres par la culture. Les Grands Carmes accueilleront la plupart des événements. 20-22 rue des Grands Carmes.
L’été s’en va et avec lui le temps des festivals. Dernier de la saison, Queer des champs n’en sera pas moins fourni. Il s’inscrit dans la mouvance des manifestations LGBTQIA+ de plus en plus nombreuses en milieu rural (Chenevelles, Clisson, Malain, Groix, etc.). 
Portée par un triomphe unanime, la comédie culte de Barillet et Grédy reprend la route dès janvier 2027. Mis en scène par Charles Templon, ce classique des années 70 revisite l'émancipation féminine avec une acuité jubilatoire. Remise en contexte : à Sainte-Gudule, l’incapacité soudaine du patron des usines Pujol contraint son épouse Suzanne incarnée par Clémentine Célarié à reprendre les rênes. Elle troque alors son statut de simple « potiche » contre un leadership flamboyant, secondée par un casting cinq étoiles : Philippe Uchan, Paloma, Jérôme Pouly et Benjamin Siksou.