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  • La France, autrefois 5e en droits LGBT, chute à la 15e place selon l’ILGA Europe.

    En 2023, les infractions homophobes et transphobes ont augmenté de 13 %, avec près de 2 870 actes, souvent commis par des jeunes hommes. Les violences, y compris transféminicides, se multiplient.

    Sur le plan législatif, la criminalisation des démarches de changement de genre et la menace de lois restrictives fragilisent la communauté. Les discours haineux de figures publiques alimentent la haine, malgré les efforts d’inclusion.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au Royaume-Uni, la Cour suprême a statué que « femme » et « sexe » dans la loi de 2010 désignent uniquement un sexe biologique, menaçant les droits des femmes trans. La décision, issue d’un litige entre le gouvernement écossais et For Women Scotland, suscite l’indignation des associations LGBT+. Stonewall évoque une « inquiétude profonde », malgré le rappel que la loi continue de protéger contre la discrimination.

    Les conservateurs saluent cette clarification, certains, comme JK Rowling, y voyant une victoire pour les femmes. La gauche, notamment Maggie Chapman, dénonce un recul « de 20 ans » pour les droits trans. L’association Good Law Project redoute une offensive transphobe, tandis que l’Equality Network appelle à la prudence face aux exagérations possibles. La tension reste vive.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Une étude de l’Université de Genève (UNIGE) révèle que notre perception de l’homosexualité est influencée par notre genre et nos croyances religieuses, apprend-on dans le quotidien 20 minutes. Les chercheurs ont examiné comment des données scientifiques sur les facteurs biologiques de l’orientation sexuelle sont interprétées par un panel de 300 volontaires, composé d’hommes et de femmes, croyants et non-croyants. Les résultats sont significatifs. Les hommes non-croyants voient leur perception positive de l’homosexualité se renforcer.

    En revanche, chez les femmes, cette perception reste stable. Pour les croyants, surtout les hommes, les données renforcent des avis négatifs préexistants, tandis que celles-ci n’affectent pas les femmes croyantes. Juan M. Falomir-Pichastor, professeur à l'UNIGE, explique que cette dynamique est liée au besoin de différenciation des hommes hétérosexuels. Pour les croyants, ces recherches sont perçues comme des preuves d’anomalie, alors que les non-croyants y voient une affirmation de la diversité sexuelle. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La passerelle Lieutaud portera désormais le nom de Laurence Chanfro et ça a créé polémique. En effet, la mairie a choisi d’honorer la mémoire de cette artiste militante féministe et lesbienne, décédée en 2012. Droite et extrême droite sont vent debout, en raison notamment d’une exposition qu’elle avait consacré aux vulves.

    Réponse de Sophie Roques, adjointe au maire à l’origine du projet : « quand on a une statue de David, ça ne pose aucun problème, mais le représentation du corps d’une femme sur trois photos oui ».

    La plaque sera dévoilée lors d’une cérémonie le 26 avril, journée internationale de la visibilité lesbienne. 

    Bruno De
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  • Alors que la proposition de loi du Nouveau Front Populaire visant à faciliter la reconnaissance du genre à l’état civil est en suspend depuis novembre, l’université d’Orléans a signé une convention avec l’association LGBT+ du Loiret GAGL45 qui permet de changer de prénom en 48h. Cette mesure s’inscrit dans un mouvement positif de mesures déjà mises en place : formations pour le personnel administratif, campagnes de sensibilisation et donc désormais possibilité pour les élèves de choisir un prénom d’usage sur tous les documents internes.

    Pour la présidente du GAGL45, « c’est l’un des rares établissements où les changements de prénom d’usage sont aussi rapides. Cela témoigne d’une réelle volonté de soutenir les étudiants concernés. » Bien sûr, ces démarches ne remplacent pas la modification légale de l’état civil. Sont en réflexion d’autres initiatives, dont la mise en place de toilettes non genrées.

    Bruno De
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  • Une fusillade survenue dans le club Pittsburgh en Pennsylvanie, a laissé un homme hospitalisé dans un état critique. La police a arrêté le tireur présumé, William Samuels, âgé de 55 ans, qui a été inculpé de tentative d'homicide et d'agression.

    Selon des témoignages, Samuels, sans domicile fixe, aurait agi après avoir cru entendre sa petite amie en détresse. Cet événement a profondément choqué la communauté LGBTQ+, poussant les établissements locaux à renforcer leur sécurité. En activité depuis 2001, le Club Pittsburgh, a promis de réévaluer ses politiques de sécurité : « nous sommes déterminés à renforcer le club Pittsburgh en tant qu'espace où tous se sentent en sécurité et appréciés. » Les bars voisins ont également pris des mesures d’urgence pour éviter que de tels actes se reproduisent. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Les français sont-ils LGBT-friendly ? Un peu moins que les années précédentes, selon un baromètre publié par la fondation Le Refuge, qui vient en aide aux jeunes mis à la porte de chez leurs parents, et l’institut de sondage BVA Xsight.

    Rien n’est jamais acquis. Le Refuge et l’institut de sondage BVA Xsight ont dévoilé le 27 juin dernier les résultats d’un baromètre sur la perception des personnes LGBT+ en France. Et les tendances révélées sont inquiétantes. « Pour la première fois depuis le début de ce sondage annuel, l'acceptation des personnes LGBT+ au sein de la société française est en net recul », écrivent les deux organisations.

    Premier indicateur : le soutien de l'État auprès des jeunes LGBT+ rejetés. Près d'un Français sur cinq (18%, en hausse de 6 points) estime que l'État ne devrait pas soutenir les dispositifs d'accueil pour les jeunes LGBT+ rejetés par leurs parents. Pour la Fondation Le Refuge, qui s’est donné pour mission de venir en aide à ces jeunes, « cette augmentation de l’opposition est alarmante. En effet, le soutien de l’État, ainsi que de l’ensemble des Français reste primordial pour ces jeunes en situation de précarité ».

    Deuxième indicateur, le soutien aux jeunes personnes trans. Moins d'un Français sur deux (48%, en baisse de 8 points) serait prêt à soutenir son enfant transgenre dans sa transition. Commentaire du Refuge : « cette chute dramatique reflète un recul inquiétant de l'acceptation et de la compréhension des transidentités au sein des familles françaises ». L’association dénonce « l'instrumentalisation de ces thématiques dans le débat public et la désinformation » qui n'ont fait qu'exacerber cette tendance, « augmentant l'isolement et la détresse des jeunes transgenres ». 37% des personnes opposées à l’accueil des réfugiés LGBT

    Un troisième indicateur illustre ensuite la montée des racismes en France. Le Refuge et BVA ont en effet demandé aux personnes sondées si elles soutenaient l’accueil des réfugiés LGBT persécutés dans leur pays. 37% des Français (en hausse de 4 points) s’y opposent. Le Refuge comme de nombreuses associations en France, parmi lesquelles l’ARDHIS, viennent justement en aide aux demandeuses et demandeurs d’asile LGBT.

    Enfin, près d'un quart des Français (24%, en hausse de 5 points) pensent que l'État ne doit pas s'impliquer davantage dans la lutte contre les LGBTphobies en milieu scolaire. Commentaire du Refuge : « les tragédies du jeune Lucas ou de la jeune Dinah rappellent l’urgence de lutter contre les violences LGBTphobes, omniprésentes en milieu scolaire. À ce titre, l’engagement du secteur associatif est essentiel pour poursuivre le travail de sensibilisation aux différences dès l'adolescence ». Ces résultats confirment l’existence d’une atmosphère peu propice aux personnes LGBT. Dans Strobo Mag du mois dernier (n°32), Julia Torlet, la nouvelle présidente de SOS homophobie faisait part de sa préoccupation quant au climat actuel dans la société française : « on a l’impression que les braises des LGBTI-phobies sont allumées et que le feu est prêt à prendre ». Les chiffres du baromètre Le Refuge et BVA Xsight vont indubitablement dans le même sens. Il va sans dire que si le RN avait gagné les élections législatives, cela n’aurait fait qu’empirer.

    Xavier Héraud
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  • A 31 ans, Huang Jie est la première femme ouvertement lesbienne a être élue au parlement taïwanais. Connu pour être un des pays asiatiques les plus progressistes sur les questions de droits envers les homosexuel.les. Jeune dans le système politique, c’est sous l’étiquette du parti politique le plus discret du nouveau pouvoir en place qu’elle s’est imposée. Malgré des critiques virulentes ayant attrait à sa jeunesse, à son manque d'expérience à son identité LGBT, son élection prouve que les mentalités évoluent. Elle espère pouvoir notamment travailler sur des grands chantiers autour de l’égalité des droits et la procréation assistée pour les couples de mêmes sexes.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Un nouveau membre du gouvernement irlandais vient de faire son coming out. Le dimanche 14 janvier, Jack Chambers, ministre d’État.

    Un post sur Instagram agrémenté d’une vidéo lui a servi de support à cette déclaration publique : « je commence 2024 en vous annonçant à tous que je suis fier de dire que je suis gay. En tant qu’homme politique et citoyen, je voulais partager cette part de moi aujourd’hui ». Après Léo Varadkar, Premier ministre qui l’avait annoncé en 2017 et la sienne, Jack Chambers a reçu un tombereau de félicitations et se félicite de l’évolution de la société irlandaise bien plus inclusive depuis quelques années au point de rendre de telles révélations juste banales. 

    Julien Claudé-Pénégry
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