Êtes-vous prêts à pour une immersion dans ce qui motive nos rencontres ? Dans Tu cherches quoi ? Adrien Le Bot explore les marges obscures du désir masculin en France. À travers une collection de témoignages anonymes, il donne la parole à une humanité ordinaire souvent ignorée : routiers, ouvriers, employés, retraités, tous attirés par ces lieux secrets – aires d’autoroutes, bosquets ou parkings souterrains – où se croisent des hommes de toutes origines et orientations. Publié aux Éditions Allia, cet ouvrage évite l’analyse savante pour privilégier une immersion brute dans ces rencontres furtives. Le dispositif éditorial est simple : un montage de monologues brefs, rédigés à la première personne, qui composent une cartographie sensible du cruising. L’écriture de Le Bot, mêlant poésie et réalisme, déplace le regard sur ces lieux souvent décrits comme sales, sauvages ou inconfortables, mais où se joue une partie essentielle du vivre ensemble. La nature, à la fois repère et scène de chasse, habille ces récits de symboles ancestraux du trac et de la quête.
Dompter l'instant, vivre l'envie
L’auteur, architecte et anthropologue, a passé sept ans à recueillir ces voix, parfois en se faisant passer pour un dragueur. Son approche offre une fresque fragmentée, où chaque témoignage constitue un micro-récit, évoquant la fois la solitude, la recherche d’un contact, l’attirance pour l’inaccessible. Sans jugement ni morale, il révèle une humanité plurielle, souvent taboue, toujours vibrante. Ce livre nous force à revisiter nos perceptions du désir, en dévoilant un monde parallèle, à la fois intime et collectif. Entre réalité et fiction, il redonne une voix à ceux que la société marginalise, questionnant notre rapport à la sexualité et à la périphérie. Un voyage troublant, essentiel et sincère sur une recherche de sensations fugaces.
Tu cherches quoi ? d’Adrien Le Bot, Ed Allia, 10€
Cet immense comédien nous a quitté avant de finir le tournage de la suite de Priscilla. Sentant son départ arriver et avec l’accord du réalisateur Stephan Elliot, il a pré tourné un maximum de scènes et de texte. La réalisateur a ensuite utilisé une technique pour que Bernadette, personnage transgenre iconique, soit présente dans tout le film. Voilà une belle utilité des technologies virtuelles, afin qu’au-delà de sa disparition brutale, Terence Stamp nous émeuve une dernière fois. La sortie est prévue en 2026.
Découvrir le jardin secret de l’emblématique Araki Nobuyosh, cela vous tente. Le musée Guimet propose jusqu'au 12 janvier 2026 avec l'exposition POLARAKI, mille polaroids de l’artiste japonais. Et autant de regards personnels sur plus de 25 ans de création. L'événement met en lumière une collection privée de 906 clichés acquis par le collectionneur Stéphane André, qui en a fait don à l'institution. Répartis dans une installation immersive de 43 colonnes de neuf cadres, ces œuvres révèlent la passion d'Araki pour le polaroid, qu'il a utilisé comme journal intime quotidien, mêlant voyeurisme, érotisme, et poésie avec une touche de provocation.
L’appel à crowdfunding pour le documentaire L’âme sœur a été lancé par Romano Bottinelli, réalisateur engagé et auteur de Ce que la Guerre a fait de nous. Ce nouveau projet, soutenu par le Centre National du Cinéma et Lyon Capitale TV, vise à révéler la richesse et l’engagement des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, un mouvement LGBTQI+ fondé en 1979 à San Francisco qu’il suit depuis 4 ans sans se lasser.
La BNF célèbre l’audace de Colette (1873-1954) avec une exposition emblématique du 23 septembre 2025 au 18 janvier 2026. Plus de 300 pièces, mêlant manuscrits, photographies, objets personnels et œuvres d’art, dévoilent l’univers pluriel d’une femme indépendante, libre et féministe souvent en avance sur son temps. À travers cinq sections thématiques, l’exposition met en lumière ses œuvres majeures, comme « La Naissance du jour », où elle explore l’amour et le passage du temps en revisitant ses lettres familiales, témoignant d’une écrivaine en quête de soi. 
Tous.tes en cuisine. Vous connaissez surement, Kingchefs and DragQueens, des dîners-spectacles mêlant drag shows et menus gastronomiques. Derrière cette aventure pour fines gueules amatrices d’art culotté, il y a Philippe Quintin-Sterne journaliste et producteur de ces évents décalés. 
Forte de son expérience, la drag française Paloma, gagnante de Drag Race France, s’associe à Elodie Petit, la rédactrice en chef adjointe du magazine ELLE pour présenter 25 reines issues de 25 pays. 
La communauté LGBTQIA+ a aussi son prestigieux festival de Cannes. La 14ème édition a lieu du 14 au 21 novembre, avec notamment 5 avants-premières et un film inédit qui feront voyager du japon moderne à la France contemporaine en passant par les plages de Maspalomas, autour de sujets universelles telle que l’amour, la parentalité, la vieillesse aux couleurs arc-en-ciel.
Dans le cadre de la 5e édition du Festival des Fiertés LGBTQIA+ qui se déroule Paris, l’artiste plasticienne Arty Jesse propose Full Moon Circus, Une saga queer, du Freaks Show au métavers. Cette exposition, du 4 au 27 novembre 2025, rassemble 45 portraits traversant cinq époques, du XIXe siècle à un futur dystopique, revisitant l’univers du cirque pour questionner différence, exclusion et identité. Inspirée par Freaks et American Horror Story, la série dévoile des figures marginalisées, devenues symboles d’émancipation et de résistance. 
Louise Bourgoin et Muriel Robin explorent les relations difficiles mère-fille dans cette comédie piquante. Le pitch : Louise de Pileggi, substitut du procureur, a toujours eu des relations compliquées avec sa mère Judith qu’elle n’a pas vue depuis 15 ans. Quand elle se retrouve mutée au tribunal où Judith est greffière, Louise devient sa cheffe. Pire, elles vont devoir collaborer dans une affaire à première vue banale, mais qui va mettre leurs nerfs à vif.
Boots, la nouvelle série Netflix diffusée depuis le 9 octobre 2025, bouscule les conventions du récit militaire sur fond de coming out queer. Créée par Andy Parker, elle s’inspire librement de la vie de Greg Cope White, ancien Marine homosexuel dont le mémoire, The Pink Marine (2015), sert de base à cette fiction. L’histoire suit Cameron Cope, un adolescent fragile, joué par Miles Heizer, qui décide d’intégrer le corps des Marines en 1990 malgré l’interdiction pesant sur les homosexuels. Un choix impulsif motivé par la recherche d’authenticité et d’évasion. La série dépeint avec nuances la brutalité et la solidarité de l’univers militaire, tout en évoquant la question de l’identité face aux normes machistes.