
Découvrir le jardin secret de l’emblématique Araki Nobuyosh, cela vous tente. Le musée Guimet propose jusqu'au 12 janvier 2026 avec l'exposition POLARAKI, mille polaroids de l’artiste japonais. Et autant de regards personnels sur plus de 25 ans de création. L'événement met en lumière une collection privée de 906 clichés acquis par le collectionneur Stéphane André, qui en a fait don à l'institution. Répartis dans une installation immersive de 43 colonnes de neuf cadres, ces œuvres révèlent la passion d'Araki pour le polaroid, qu'il a utilisé comme journal intime quotidien, mêlant voyeurisme, érotisme, et poésie avec une touche de provocation.
La scénographie, inspirée de l'univers du donateur, évoque un cabinet de curiosités, où se côtoient fleurs, femmes, cigarettes et scènes intimes. L'exposition, interdite aux moins de 18 ans, invite à une plongée sensorielle dans l'univers sulfureux de l'artiste. Un véritable hommage à la fois à l'œuvre d'Araki et à la passion de Stéphane André, révélant la dimension intime et expérimentale de sa photographie.
Infos : www.guimet.fr
Légende : Araki Nobuyoshi, Sans titre, 1997-2024
© Nobuyoshi Araki
© Musée Guimet, Paris/Nicolas Fussier, photographe

L’appel à crowdfunding pour le documentaire L’âme sœur a été lancé par Romano Bottinelli, réalisateur engagé et auteur de Ce que la Guerre a fait de nous. Ce nouveau projet, soutenu par le Centre National du Cinéma et Lyon Capitale TV, vise à révéler la richesse et l’engagement des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, un mouvement LGBTQI+ fondé en 1979 à San Francisco qu’il suit depuis 4 ans sans se lasser.
La BNF célèbre l’audace de Colette (1873-1954) avec une exposition emblématique du 23 septembre 2025 au 18 janvier 2026. Plus de 300 pièces, mêlant manuscrits, photographies, objets personnels et œuvres d’art, dévoilent l’univers pluriel d’une femme indépendante, libre et féministe souvent en avance sur son temps. À travers cinq sections thématiques, l’exposition met en lumière ses œuvres majeures, comme « La Naissance du jour », où elle explore l’amour et le passage du temps en revisitant ses lettres familiales, témoignant d’une écrivaine en quête de soi. 
Tous.tes en cuisine. Vous connaissez surement, Kingchefs and DragQueens, des dîners-spectacles mêlant drag shows et menus gastronomiques. Derrière cette aventure pour fines gueules amatrices d’art culotté, il y a Philippe Quintin-Sterne journaliste et producteur de ces évents décalés. 
La communauté LGBTQIA+ a aussi son prestigieux festival de Cannes. La 14ème édition a lieu du 14 au 21 novembre, avec notamment 5 avants-premières et un film inédit qui feront voyager du japon moderne à la France contemporaine en passant par les plages de Maspalomas, autour de sujets universelles telle que l’amour, la parentalité, la vieillesse aux couleurs arc-en-ciel.
Forte de son expérience, la drag française Paloma, gagnante de Drag Race France, s’associe à Elodie Petit, la rédactrice en chef adjointe du magazine ELLE pour présenter 25 reines issues de 25 pays. 
Louise Bourgoin et Muriel Robin explorent les relations difficiles mère-fille dans cette comédie piquante. Le pitch : Louise de Pileggi, substitut du procureur, a toujours eu des relations compliquées avec sa mère Judith qu’elle n’a pas vue depuis 15 ans. Quand elle se retrouve mutée au tribunal où Judith est greffière, Louise devient sa cheffe. Pire, elles vont devoir collaborer dans une affaire à première vue banale, mais qui va mettre leurs nerfs à vif.
Dans le cadre de la 5e édition du Festival des Fiertés LGBTQIA+ qui se déroule Paris, l’artiste plasticienne Arty Jesse propose Full Moon Circus, Une saga queer, du Freaks Show au métavers. Cette exposition, du 4 au 27 novembre 2025, rassemble 45 portraits traversant cinq époques, du XIXe siècle à un futur dystopique, revisitant l’univers du cirque pour questionner différence, exclusion et identité. Inspirée par Freaks et American Horror Story, la série dévoile des figures marginalisées, devenues symboles d’émancipation et de résistance.
La 18ème édition de ce festival de cinéma LGBTQIA+ se veut « une fête, mais surtout une lutte : pour la visibilité, pour la dignité, pour la liberté. Tant que l’égalité ne sera pas une réalité partout, notre cinéma continuera de se dresser comme un écran contre l’obscurantisme et comme une lumière d’espoir ». Voici comment le présente Sébastien Clavier et l’équipe d’organisation.
Boots, la nouvelle série Netflix diffusée depuis le 9 octobre 2025, bouscule les conventions du récit militaire sur fond de coming out queer. Créée par Andy Parker, elle s’inspire librement de la vie de Greg Cope White, ancien Marine homosexuel dont le mémoire, The Pink Marine (2015), sert de base à cette fiction. L’histoire suit Cameron Cope, un adolescent fragile, joué par Miles Heizer, qui décide d’intégrer le corps des Marines en 1990 malgré l’interdiction pesant sur les homosexuels. Un choix impulsif motivé par la recherche d’authenticité et d’évasion. La série dépeint avec nuances la brutalité et la solidarité de l’univers militaire, tout en évoquant la question de l’identité face aux normes machistes.
Figure iconique de la bédé, lesbienne assumée, l’Américaine Alison Bechdel a fait d’elle et de sa famille le cœur de romans graphiques dont le succès n’est plus à prouver. Avec Spent, elle s’attaque à la fiction et livre, d’un dessin détendu et fluide, les questionnements d’une artiste queer face au monde. Un récit drôle, tendre et plein d’empathie, qui interroge nos valeurs à l’âge du capitalisme mondialisé.