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sabelle Marc décortique le mythe Farmer chez Seuil, révélant comment la « diva pop » a sculpté les métamorphoses de la France. Dans cet essai riche et palpitant de la collection Traverse, Isabelle Marc déploie une écriture fluide, fuyant l’hagiographie pour une analyse chirurgical de la plus célèbre rousse du panthéon de la musique française. Elle explore comment Mylène Farmer a transcendé la simple chanson pour devenir un phénomène culturel total. Transgressive, l’artiste a imposé des imaginaires mélancoliques et originaux, profondément ancrés dans les réflexions sur le genre et la sexualité, bien avant les débats contemporains. L’autrice dissèque avec brio cette figure de diva qui, derrière ses silences médiatiques, les mystères qui l’entourent, révèle les évolutions d’une société française en quête de nouvelles représentations.
En mêlant musicologie et sociologie, Isabelle Marc démontre que Farmer n’est pas qu’une star, mais une architecte d’un parcours hors catégorie, celui d’une star de pouvoir, d’engagements qui fascine autant qu’elle intrigue. Concept unique, Mylène Farmer nous est exposée comme jamais auparavant. Un ouvrage percutant qui transforme la pop en un objet d’étude sérieux, indispensable pour comprendre cette icône qui défie les codes depuis quarante ans.
Mylène Farmer, la diva pop, de Isabelle Marc, Ed. Seuil, coll. Traverse, 192 Pages, 19€

Après le séisme des Vilaines, l’autrice argentine revient chez Métailié avec un recueil viscéral où la fureur des marges se transforme en un sacre poétique. L’écriture de Camila Sosa Villada est un organisme vivant, un mélange sidérant de crudité organique et de fulgurances baroques qui refuse tout misérabilisme. Elle ne se contente pas de décrire la marge ; elle l’incarne avec une langue au scalpel, transformant la fange en or pur.
Le spectacle Fini la comédie ! Mes confidences à Dalida s’invite à la Scène Parisienne. Deux dates pour ce seul en scène jubilatoire qui a fait preuve au Festival Off d’Avignon 2025, en galvanisant le public.
ee Tao signe une pépite homo vibrante aux éditions Kinky. Une célébration de l’amour entre garçons qui croque la vie à pleines dents avec une audace rafraîchissante. Lee Tao bouscule les codes de la BD avec Juicy Peach, la vie est gay !. Son trait, moderne et acidulé, insuffle une vitalité folle à ce récit initiatique.
À partir du 2 avril, la Philharmonie de Paris consacre une vaste exposition à la musique de jeux vidéo, de Pong à League of legends. Video Games et music, c’est plus de vingt installations interactives invitent le visiteur à traverser un demi-siècle d’innovations sonores, des bips 8-bit aux grandes fresques orchestrales.
Trente ans après avoir fait scintiller le désert australien, The Adventures of Priscilla, Queen of the Desert (2026) rallume les néons d’un mythe queer. Hugo Weaving et Guy Pearce y reprennent leurs rôles cultes, entre paillettes, mélancolie et éclats de rire. Le road trip garde son humour ravageur, mais explore désormais le temps qui passe, la fierté intacte et les liens choisis. Sous les perruques et les talons, c’est la tendresse qui domine : celle d’être restés flamboyants malgré les années. Entre nostalgie et audace, Priscilla prouve que la liberté, elle aussi, ne vieillit jamais. Un retour haut en couleur à ne surtout pas manquer !
Du 1er au 8 avril, cette édition se place au cœur des commémorations autour des 40 ans de la lutte contre le sida et les 30 ans de la Pride bordelaise. Des voix trop souvent minorées, mais essentielles, telles que Hélène Hazéra, Nathalie Magnan, Lionel Soukaz, Didier Lestrade... Leurs trajectoires dessinent une cartographie vivante des résistances lesbiennes, gays, trans et féministes.
Un an après le départ fracassant de Joaquin Phoenix, lâchant le tournage cinq jours avant le clap de début, on croyait De Noche définitivement englouti par les limbes des projets maudits. Todd Haynes refusait pourtant d’enterrer cette romance queer aux accents de film noir, située dans un Los Angeles des années 1930 miné par la corruption et les tensions raciales.
Le maître de l'horreur camp et de la satire sociale, frappe à nouveau avec The Beauty, série événement disponible depuis le 21 janvier 2026 sur Disney+. Adaptée d'un comic de Jeremy Haun et Jason Hurley, elle dépeint un virus sexuellement transmissible rendant irrésistiblement beaux... avant une combustion interne fatale. Tournée entre Paris, Venise et New York, l'intrigue mêle FBI, top models, milliardaires et savants fous dans un cocktail explosif de body horror et critique du culte de l'apparence.
Au cœur du centre d’art flottant le Quai de la Photo, la nuit pulse encore. Avec The Beat goes on !, cinquante ans de culture clubbing se déroulent entre éclats de stroboscopes et battements de liberté. Huit photographes venus des quatre coins du monde déroulent une fresque visuelle où la fête se révèle manifeste politique, récit collectif et quête intime.
Gabriel et Léo n'ont plus qu'un rêve à réaliser pour vivre leur vie parfaite : avoir un enfant.