
Douze États américains ont porté plainte contre Donald Trump, l’accusant de discrimination envers les personnes transgenres et intersexes.
Cette action judiciaire, menée notamment par la Californie, New York et le Massachusetts, vise à contester une série de directives et de projets de loi soutenus par l’ancien président, jugés contraires aux droits civiques. Les plaignants dénoncent une politique fédérale qui, selon eux, aurait cherché à restreindre l’accès aux soins, à l’éducation et à la protection contre les discriminations pour les minorités de genre. Depuis son investiture, voilà déjà un an, Trump se livre à une guerre de sape et d’usure, multipliant les actions législatives à leur encontre.
Acharnement
Au cœur du dossier figurent les mesures prises sous l’administration Trump pour limiter la reconnaissance légale du genre à des critères strictement biologiques. Ces décisions auraient eu pour effet d’exclure les personnes trans et intersexes des protections prévues par le Civil Rights Act et par le Title IX, qui garantit l’égalité dans les établissements scolaires recevant des fonds fédéraux. Les États plaignants affirment agir pour « rétablir la dignité et l’égalité de traitement » de milliers de citoyens privés de droits fondamentaux. De son côté, l’entourage de Trump dénonce une « manœuvre politique » à l’approche de la campagne présidentielle de mi-mandat de 2026, minimisant la portée juridique de la plainte. L’affaire, désormais portée devant une cour fédérale, pourrait devenir un test déterminant de la protection des droits des personnes LGBTQ+ aux États-Unis.

Située en banlieue de Nantes, la mairie de Rézé a adopté un plan d’action visant à augmenter l’inclusion des personnes LGBT+. Prévu sur 3 ans, il contient 24 actions, concernant notamment l’adaptation de l’environnement de travail (choix de tenue femme, homme ou neutre, bloc de toilettes neutres à chaque nouvelle construction), un effort sur les droits et la confidentialité des personnels LGBT +, ainsi que divers mesures de visibilité et de communication.
Le parlement a voté en deuxième lecture pour une proposition de loi visant à réparer la persécution des homosexuels entre 1942 et 1982. Malgré l’opposition de l’extrême-droite, l’Assemblée a restauré un texte mieux-disant par rapport à la version du Sénat, qui avait en refusé d’instaurer un système de réparations financières pour les victimes encore vivantes.
Soutenue par le groupe conservateur Liberty Counsel, elle voulait faire annuler les indemnisations à plus de 360 000 dollars qui lui avaient été ordonnées, et remettre en question l'arrêt historique Obergefell, qui a légalisé le mariage homosexuel sur tout le territoire américain. En refusant d’intervenir, la Cour conforte le cadre juridique actuel.
Ce succès marque une étape clé vers leur interdiction dans l’ensemble des pays membres, avec une réponse attendue avant le 17 mai 2026, Journée mondiale contre l’homophobie. La validité de la pétition oblige l'institution à agir, après deux ans de collecte. L'association, soutenue par plusieurs eurodéputés, sera reçue mi-décembre par la commissaire à l’Égalité, pour témoigner des victimes.
Une initiative indépendante, en partenariat avec l'Observatoire LGBTI+ de la Fondation Jean-Jaurès, réunissant de nombreux acteurs au sein d'un comité d'experts vient de lancer un outil dont l’objectif est d’évaluer les programmes des différents candidats quant à l’inclusion, l’égalité et les mesures proposées. Concrètement, l’Index analysera programmes, prises de position publiques et communication numérique des candidat·e·s. Un questionnaire thématique complétera l’enquête, qui concernera les plus grandes villes françaises. Un comité de pilotage garantira l’indépendance de cette démarche, dont les résultats seront dévoilés en février 2026, quelques semaines avant le premier tour des municipale. 
Un jeune Turkmène de 29 ans, ayant fui son pays après des mois d’emprisonnement, de viols et de torture, a vu sa demande de visa humanitaire refusé par la France. Craignant pour sa vie, il a témoigné de la sévère répression dans son pays, tenu par une dictature inféodée à la Russie depuis son indépendance. 
L’Assemblée législative de transition burkinabé a adopté à l’unanimité une réforme du Code des personnes et de la famille, rendant les pratiques homosexuelles passibles de deux à cinq ans de prison et d’amendes. Les étrangers reconnus coupables seront expulsés. Jusqu’ici, aucune législation spécifique ne sanctionnait l’homosexualité dans le pays, où la communauté LGBTQ+ vivait sous forte pression sociale. Cette mesure, soutenue par le pouvoir militaire d’Ibrahim Traoré, s’inscrit dans une stratégie de rejeter les influences occidentales et de renforcer le nationalisme. Elle risque d’accroître la marginalisation, la violence, et de fragiliser la lutte contre le VIH. La communauté internationale devrait dénoncer cette régression qui place le Burkina Faso parmi une trentaine de pays africains criminalisant ces relations.

En janvier, peu après son entrée en fonction, Donald Trump avait signé des décrets visant à éliminer toute référence à « genre » et à « diversité » dans les documents fédéraux, entraînant la suppression de nombreux outils et rapports liés à la santé sexuelle, à la grossesse ou à l’addiction. Cette décision avait suscité la protestation d’organisations médicales et associatives, rappelant que ces données étaient vitales. La justice fédérale a récemment ordonné la réintégration de ces ressources, dans le cadre d’un règlement obligeant l’État à remettre en ligne ces contenus dans les semaines à venir. La victoire est perçue comme un revers pour l’administration Trump, accusée de vouloir invisibiliser les personnes LGBTQ+. Cependant, le gouvernement affirme continuer à œuvrer contre ce qu’il qualifie d’« idéologie radicale de genre », laissant craindre de nouveaux affrontements sur la reconnaissance des droits et de l’identité des minorités sexuelles et de genre.
Au Maroc, Ibtissame Lachgar, militante féministe et défenseuse des droits LGBTQ+, a été placée en garde à vue dimanche à la suite de la publication d’une photo sur les réseaux sociaux. Sur cette image, elle porte un t-shirt avec l’inscription « Allah is lesbian » (« Allah est lesbienne »), accompagnée d’un texte qualifiant l’islam de « fasciste, phallocrate et misogyne ».