
Le ministre malaisien des Affaires religieuses, Zulkifli Hasan, a suscité l'indignation en liant orientation sexuelle et épuisement professionnel. Selon lui, les pressions au travail pourraient pousser certains hommes vers l'homosexualité, une affirmation dénuée de tout fondement scientifique. Interpellé sur la hausse des comportements dits « déviants », le ministre a déclaré : « le stress et la pression environnementale, notamment sur le lieu de travail, sont des facteurs contributifs ». Cette sortie intervient dans un pays où l'homosexualité reste criminalisée et passible de peines de prison. Les associations de défense des droits humains dénoncent une rhétorique « absurde » qui stigmatise davantage la communauté LGBTQ+ sous couvert de santé mentale quand la futilité du propos a généré un vent d’hilarité sur les réseaux sociaux.

L’ARCOM peut-elle sévir contre les podcasts ? Pour la première fois l’autorité de régulation audiovisuelle a été saisie du contenu d’un podcast masculiniste, les 10 000 pas, animé par « Le raptor ». Dans un épisode intitulé Les Frances parallèles, mis en ligne le 31 août 2025, celui-ci lance des phrases charmantes comme « le monde souffre d’une épidémie d’homosexualité » ou « je ne veux pas m’encombrer de pédales à ma table ». Selon Le Monde, l’Arcom « a jugé cette requête recevable, et l’instruira dans les prochaines semaines ». Le quotidien souligne qu’une radio ou télé ne pourrait diffuser de tels propos sans se voir sanctionner.
C’est un bras de fer judiciaire sans précédent au sein de l'UE. Le parquet de Budapest a officiellement engagé des poursuites contre le maire libéral Gergely Karácsony pour avoir maintenu la Marche des fiertés le 28 juin 2025, malgré une interdiction policière. S'appuyant sur une loi de mars 2025 prohibant les manifestations promouvant l'homosexualité au nom de la « protection de l'enfance », la justice réclame une amende via une procédure sommaire. L'élu, qui a transformé le défilé en « événement municipal » pour contourner le veto, assume son acte de résistance culturelle. « Je suis passé de suspect fier à accusé fier. C’est le prix à payer pour défendre sa liberté », a réagi l'édile sur les réseaux sociaux. Alors que 300 000 personnes ont bravé l'interdiction l'été dernier, les ONG dénoncent une « attaque frontale » contre l’État de droit. 
Le Kremlin intensifie sa répression. Le ministère russe de la Justice a officiellement classé ILGA World, la plus grande fédération mondiale de défense des droits LGBTQI+, comme « organisation indésirable ». Ce label infamant criminalise de fait toute coopération avec l'ONG pour les citoyens russes, sous peine de lourdes sanctions pénales. Julia Ehrt, directrice exécutive de l’organisation, dénonce un acte « cynique ». Elle affirme : « peu importe les efforts des gouvernements pour légiférer contre l’existence des personnes LGBTI, les mouvements resteront engagés et la solidarité vivante par-delà les frontières ». 
La philanthropie et la mode s'unissent face aux pressions législatives croissantes aux États-Unis. Mackenzie Scott, l’ex-femme du patron d’Amazon Jeff Bezos vient d'octroyer un don record de 4,5 millions de dollars à The Trevor Project pour renforcer ses services d'écoute 24h/24. Ce soutien financier historique offre une autonomie cruciale à l'ONG pour agir là où l'urgence est vitale.
Un climat de campagne empoisonné par l’homophobie à Valframbert, dans l’Orne. Conseiller municipal et candidat déclaré à la mairie en 2026, Marc Lorand Brionne, 53 ans, a saisi la justice après une série de courriers anonymes homophobes et de menaces de mort, dont une cartouche de chasse laissée dans sa boîte aux lettres, qu’il décrit comme « un nouveau seuil d’intimidation », rapportent STOP homophobie et France 3 Normandie. 
Le tribunal correctionnel de Paris a tranché le 8 décembre 2025 : l’animateur guadeloupéen Éric Damaseau est reconnu coupable d’injures publiques homophobes. En cause, deux vidéos de sa chaîne La Pause Sans Filtre diffusées en 2022, où il qualifiait les personnes LGBT+ de « dépravées » ou de « malades ». L’audience, tenue en octobre dernier à la suite des plaintes de STOP homophobie, Mousse et ADHEOS, a mis en lumière la dangerosité de tels discours. Le polémiste est condamné à 2 000 euros d’amende et devra verser des dommages et intérêts aux associations. « Dans un territoire insulaire, ces discours ont un impact décuplé », souligne Me Étienne Deshoulières, avocat des parties civiles comme le précise STOP Homophobie. Ce jugement rappelle que la liberté d'expression ne permet pas la stigmatisation, particulièrement dans des Outre-mer où les violences LGBTphobes restent alarmantes.
Le Chili bascule radicalement. Avec l’arrivée de José Antonio Kast admirateur assumé de Pinochet et fils d'un ancien soldat de la Wehrmacht à la tête du Chili, le pays bifurque dans le groupe des nations gérées par l’extrême-droite. Et comme il faut s’y attendre, le monsieur a un programme qui s'appuie sur une ligne ultra-conservatrice et xénophobe. Contre le mariage pour tous, Kast considère la famille hétérosexuelle comme le seul « noyau de la société ». Il entend revenir sur les droits LGBTQIA+. 
Cette action judiciaire, menée notamment par la Californie, New York et le Massachusetts, vise à contester une série de directives et de projets de loi soutenus par l’ancien président, jugés contraires aux droits civiques. Les plaignants dénoncent une politique fédérale qui, selon eux, aurait cherché à restreindre l’accès aux soins, à l’éducation et à la protection contre les discriminations pour les minorités de genre. Depuis son investiture, voilà déjà un an, Trump se livre à une guerre de sape et d’usure, multipliant les actions législatives à leur encontre. 
Située en banlieue de Nantes, la mairie de Rézé a adopté un plan d’action visant à augmenter l’inclusion des personnes LGBT+. Prévu sur 3 ans, il contient 24 actions, concernant notamment l’adaptation de l’environnement de travail (choix de tenue femme, homme ou neutre, bloc de toilettes neutres à chaque nouvelle construction), un effort sur les droits et la confidentialité des personnels LGBT +, ainsi que divers mesures de visibilité et de communication.
Le parlement a voté en deuxième lecture pour une proposition de loi visant à réparer la persécution des homosexuels entre 1942 et 1982. Malgré l’opposition de l’extrême-droite, l’Assemblée a restauré un texte mieux-disant par rapport à la version du Sénat, qui avait en refusé d’instaurer un système de réparations financières pour les victimes encore vivantes.