
Coup de tonnerre au Portugal. Le président de la République a opposé son veto à la loi visant à interdire les « drapeaux idéologiques » – ciblant directement les couleurs LGBT+ – sur les frontons des bâtiments publics.
Porté par la droite dure, le texte voulait imposer une neutralité stricte. Une censure inadmissible pour le chef de l’État, qui refuse de laisser le pays sombrer dans les guerres culturelles. Fidèle à sa ligne d’inclusivité, il rappelle que ces bannières ne divisent pas, mais protègent. S’opposant frontalement aux conservateurs, il a martelé : « ces symboles ne relèvent pas d’une idéologie, mais des droits humains fondamentaux inscrits dans notre Constitution. »
Pour la présidence, interdire ces étendards reviendrait à invisibiliser des minorités encore trop souvent discriminées. Avec ce blocage institutionnel, le président renvoie les députés à leurs chères études. La droite fulmine, mais le message est clair : au pays des œillets, on ne badine pas avec les libertés. Que les réactionnaires se le tiennent pour dit : le Portugal ne pliera pas son drapeau face à l’intolérance !

Rien ne va plus dans l'Italie de Meloni : deux maires gay ont décidé de se marier. Giuseppe Spagnuolo et son compagnon, tous deux élus de droite en Campanie, ont officialisé leur union civile. Ce mariage crée un séisme au sein de la majorité au pouvoir, qui érige la « famille traditionnelle » en dogme absolu.
Le pouvoir politique s’apprête à porter un coup sévère aux droits des personnes trans et intersexes au Portugal. Plusieurs projets de loi portées par la droite et l’extrême droite visent à réintroduire une évaluation médicale obligatoire pour modifier l’état civil, tout en restreignant l’accès des mineurs aux traitements hormonaux.
Le vendredi 20 mars est à marquer d’une pierre blanche. Le Cour administrative suprême de Pologne a brisé un tabou institutionnel. En annulant le refus de transcrire un acte de mariage entre conjoints de même sexe célébré dans l’Union européenne, elle impose à l'administration de garantir les droits concrets au séjour et à la vie familiale.
Les droits des couples homosexuels évoluent lentement mais sûrement en Ukraine. Alors que la guerre bat toujours son plein sur le territoire, la Cour suprême du pays reconnaît désormais les couples de même sexe comme des familles. Cette décision fait suite à la demande, en 2024, d'un diplomate ukrainien en poste en Israël pour que son compagnon l'accompagne en tant que membre de sa famille.
La Grèce vient de franchir une nouvelle étape dans l’égalité des droits pour les personnes LGBTQIAP+. Le Conseil d’État a confirmé vendredi 20 mars la constitutionnalité du mariage civil et de l’adoption pour les couples de même sexe, validant une réforme déjà adoptée en février 2024. 
On savait Zohran Mandani, le maire de NYC, engagé dans la protection des personnes LGBT ; il vient de frapper un grand coup en nommant l’avocate Taylor Brown, une femme trans, à la tête du premier Bureau municipal des affaires LGBT de l’histoire de la ville. Ce nouvel organe a notamment pour vocation de coordonner les politiques destinées à la communauté, de s’assurer du respect des règles d’égalité dans les institutions et de prévenir les discriminations.
La Cour suprême de Finlande a statué. Pour avoir qualifié l'homosexualité de « trouble du développement psychosexuel » dans un pamphlet publié en 2004, l’ancienne cheffe de file du parti des Chrétiens-démocrates et ex-ministre finlandaise de l’Intérieur, Päivi Räsänen, vient d’être définitivement jugée coupable d’insultes LGBTphobes. Elle est condamnée à une amende de 1 800 €.
On ne s’attendait pas à un programme progressiste de la part du chef de file de la droite « classique » pour les présidentielles. Dans la foire d’empoigne avec le RN et pour tenter de ramener des électeurs dans le giron de LR, Bruno Retailleau souhaite un « moratoire sociétal » sur tous les sujets de société.
Selon un sondage IFOP, les deux partis extrêmes se hissent en tête des intentions de vote des LGBT+ aux présidentielles : Bardella 27%, Mélenchon 25%, soit 10 à 15 points de plus que lors du dernier sondage de 2022. 56% des personnes LGBT+ interrogées affirment être de gauche, contre 44% de la population française, le RN recueillant 10 points de moins que dans l’ensemble de l’hexagone.
L’élection de Dominik Krause à la tête de la capitale de la Bavière est un double symbole historique. En plus de devenir, à tout juste 35 ans, le 1er maire écologiste de la ville de Munich après 42 ans aux mains du SPD, l’édile est ouvertement gay. Celui qui se surnomme « Bürgaymeister » a remporté le second tour avec 56,4 % des voix après une remontée fulgurante entre les deux tours, alors qu’il plafonnait au premier tour à 29,5 %. Une campagne sur les réseaux sociaux ultra-active autour des transports et des logements semble avoir fait la différence.