
Le 27 juin 2026, le rideau tombera sur la Flèche d’Or, mythique gare de Charonne devenue le cœur battant du 20e arrondissement.
Depuis 2021, le collectif « L’Inter-Co » y porte un projet radicalement inclusif, mêlant drag shows, concerts engagés et cantine solidaire. Mais cette effervescence militante va devoir marquer une pause. Propriétaire des murs, la Ville de Paris engage de lourds travaux de rénovation : isolation thermique et surtout confort acoustique pour apaiser les relations avec le voisinage. L’objectif est de pérenniser ce tiers-lieu.
Après 18 mois de chantier, l’espace rouvrira en 2027. Mais c’est un appel à projets désignera alors l'occupant permanent. Si le collectif actuel espère rempiler, l’incertitude plane sur l’âme future de ce bastion populaire, véritable laboratoire social parisien. Les fidèles ont encore trois mois pour en profiter. C’est un tournant pour le quartier Saint-Blaise, qui perd temporairement sa boussole culturelle pour mieux la retrouver (espérons-le) plus solide et isolée.
Infos et programmation : https://flechedor.org

Fermé depuis 2023, le mythique Palace (IXe arrondissement de Paris) rouvrira ses portes fin 2026 après un an de rénovation, a révélé Le Parisien. Son nouveau propriétaire, Mickael Chetrit, souhaite « recréer l’ADN du Palace à l’époque où il accueillait des concerts ». Donc vous l’aurez compris, pas de renaissance du club mythique des nuits parisiennes des années 80 mais une salle de spectacles pouvant accueillir 1400 personnes. Ce producteur de 42 ans, déjà à la tête du Palais des Glaces, vise une réouverture en octobre 2026. Pour la décoration, il s’est entouré du designer Jacques Garcia, fidèle du lieu dans les années 1980, promettant « de l’exubérance ». « C’est un nom connu dans le monde entier », souligne Chetrit, décidant de redonner vie à cette salle iconique où se sont produits Prince, Gainsbourg ou Grace Jones. 
Cette comédie de boulevard de Barillet et Grédy avait vu flamboyer Jacqueline Maillan sur les planches, puis Catherine Deneuve devant la caméra de François Ozon. Elle revient avec la pétillante Clémentine Célarié dans le rôle principal de Suzanne, qui reprend les rênes de l’entreprise familiale par obligation, troquant son costume de femme bourgeoise dévouée et godiche contre celui de cheffe d’entreprise flamboyante. Hugo Bardin fait aussi partie de la distribution sous les traits de Paloma, son personnage drag queen. On n’a pas encore vu mais ça risque de faire des étincelles !
Une tragédie en alexandrins, voilà qui dénote et peut surprendre. Malgré tout, le spectateur est emporté dans ce drame entre un roi-père qui poursuit son prince de fils et l’amant de ce dernier. Quand la trame de l’histoire rejoint celle de l’Histoire (avec un grand H).
« Makoumé » (créole) pourrait se traduire par « PD », « tante » ou tout autre terme employé dans le petit homophobe illustré (!). Noam Sinseau a repris ce terme pour en faire sa force, celle d’un jeune queer émancipé qui n’oublie pas de mettre quelques paillettes et beaucoup d’humour dans son discours, ce qui donne un stand up drôle mais aussi revendicatif. On ajoute une pincée de voguing et ça donne Makoumé superstar !
Depuis plus de 10 ans, cet unique carnaval gay de France s’attache à promouvoir des valeurs de partage, d’inclusion et de vivre ensemble. Vendredi 27 février à partir de 20h, la place Masséna résonnera aux sons des batucadas et au rythme des drag queens/kings/queers et des déguisements flamboyants.
Ce haut lieu d’engagement solidaire fermera ses porte le 27 juin prochain. S’en suivront plusieurs mois de travaux de mise en conformité par la Ville de Paris, propriétaire du fond, avant un appel à projets pour pérenniser l’ancienne gare de Charonne. Il reste donc quelques mois pour profiter des soirées, qu’elles soient solidaires, communautaires et queer.
Après la parution de son livre Perles de profs et son succès sur les réseaux sociaux où il est suivi par 1,9 million de personnes, Tim Curado revient sur scène. Un spectacle dynamique et bienveillant pour s’amuser des idées reçues sur le monde de l’éducation, la place des élèves, de leurs parents et des profs.
Le titre de ce spectacle sonne comme une revendication, celle de de Bili Bellegarde, d’un rêve qui se réalise grâce aux rencontres et à la pratique du cabaret. Sur des accords piano/voix, Dyke raconte avec humour et tendresse son parcours d’enfant, son lesbianisme et ses amitiés queers à travers des compositions originales et des reprises de variété française et de pop qui font partie de son héritage musical. Il est ici question de la vulnérabilité à être sur scène, de la parole de l’intime et du récit de soi comme ouverture vers un partage de vécu avec le public. Parler de son expérience en tant que minorité tente d’en donner une représentation et de se connecter à l’autre. Ainsi, les luttes, le soin apporté au collectif et aux amitiés queers sont abordées joyeusement, avec espoir et détermination.
La Boum Academy Drag ouvre ses portes. Ce concours s’adresse à toutes les expressions drag (queer, king, créature, baby, queen,…) pour un maximum de paillettes, de solidarités, de revendications, de fête. Tous les drag dollars récoltés seront reversés à des actions de solidarité queer.
Parmi les innombrables activités du très actif Centre LGBTQIA+, la rédaction a retenu Happy to switch, une pratique de tango queer et double rôle, organisée un jeudi par mois.