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  • Pour la première fois, la Corée du Sud autorisera les couples de même sexe à s’enregistrer comme tels dans le recensement national. Cette décision est inédite dans un pays où le mariage pour tous.tes reste interdit, et marque une étape symbolique vers une reconnaissance des personnes LGBTQIA+. Désormais, les personnes vivant ensemble pourront se désigner comme « époux/épouse » ou « cohabitant », quel que soit leur sexe. 
    Jusqu’ici, les couples homosexuels étaient classés automatiquement dans la catégorie « autres cohabitants ». Les couples concernés n’obtiennent aucun nouveau droit civil, fiscal ou familial. Mais leur inclusion dans le recensement permettra, pour la première fois, de mesurer leur nombre, leur répartition géographique et leur situation socio-économique. 

    Bruno De
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  • Le Japon a récemment étendu la reconnaissance légale des couples de même sexe à neuf lois et règlements, leur conférant des droits similaires à ceux des mariés dans plusieurs domaines administratifs. Ces avancées, découlant notamment d’une décision de la Cour suprême en mars 2024, s’ajoutent à des réformes début 2025 qui ont déjà renforcé la protection des partenaires LGBTQ+ en matière de logement ou de protection contre la violence. 
    Malgré cela, le mariage égalitaire reste inaccessible, car plus de 120 textes législatifs excluent toujours ces couples. La majorité de la société, pourtant favorable, et les municipalités offrent déjà des certificats symboliques, sans valeur légale nationale. Les tribunaux régionaux mettent la pression, jugeant que l’interdiction viole l’égalité, mais le Gouvernement, sous Fumio Kishida, privilégie la prudence, évoquant un consensus social nécessaire. Internationalement isolé au sein du G7, le Japon semble évoluer inexorablement vers une législation plus égalitaire, le changement étant désormais considéré comme inéluctable, mais reste à savoir quand se fera-t-il ?

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Un projet de loi est en préparation, vers une plus grande répression des LGBT+. Si le Parlement approuve cette réforme, elle permettrait criminaliser l’expression publique des identités LGBTQ+, d’instaurer des peines de prison pour la promotion de l’homosexualité et de renforcer la réglementation des chirurgies de confirmation de genre. 
    Des organisations de défense des droits humains dénoncent ce projet comme une atteinte grave aux droits fondamentaux, à la liberté d’expression, à la dignité humaine et au droit à la santé des personnes LGBTQ+. Selon le dernier classement de l’ILGA, la Turquie figure parmi les pays européens les plus hostiles aux droits LGBTQ+, à la 47ème place sur 49. 

    Bruno De
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  • Il s’appelle Géza Buzás-Hábel, président de l’association Diverse Youth Network, défenseur des droits humains et organisateur de la Pride de Pécs depuis 5 ans.
    Malgré l’interdiction des autorités, 7 000 à 8 000 personnes avaient défilé le 4 octobre dernier dans cette ville de 140000 habitants du sud de la Hongrie pour défendre les droits LGBTQIA+. Le 28 octobre, il a été interrogé comme suspect par la police dans le cadre d’une enquête criminelle pour « rassemblement illégal », une loi qui ne respecte pas la charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne. Il risque jusqu’à un an de prison.
    Ce cas marque une escalade sans précédent dans la répression : c’est le premier cas connu dans l’Union européenne où un militant LGBTI+ est poursuivi pénalement pour avoir organisé une Pride.
    Si vous souhaitez interpeler la Comission européenne : comm-rep-par@ec.europa.eu.

    Crédit photo : XDR

    Bruno De
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  • L’évêque de l’Eglise protestante luthérienne a présenté officiellement ses excuses à la communauté dans le London Pub.

    En 2022, ce lieu avait été le théâtre d’une fusillade homophobe en marge de la Marche des Fiertés. Une messe a suivi cet événement, en présence du prince héritier du trône.
    Dans les années 50, la conférence épiscopale avait qualifiées les personnes homosexuelles de « danger social d’envergure mondiale » et avait qualifié leurs actes de « pervers et méprisables ». La confession luthérienne, qui représente 60 % de la population norvégienne, a adopté une approche plus libérale avec le temps. Elle autorise les pasteurs homosexuels depuis 2007 et les unions religieuses de personnes du même sexe depuis 2017.
    Ces excuses ont été qualifiées de « fortes et importantes » mais arrivent tardivement, selon le dirigeant de l’Association pour la diversité de genre et de sexualité en Norvège. 

    Bruno De
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  • Depuis des siècles, la communauté muxe, un troisième genre traditionnel dans la culture zapotèque, bénéficie d'une reconnaissance sociale au Mexique. Ancrés dans la société matriarcale de Juchitán, ils incarnent une identité au-delà du binarisme masculin-féminin. « Les muxes ne sont ni hommes, ni femmes, mais une catégorie à part entière », explique l’anthropologue Marinella Miano Borruso sur le site Similiqueer. Bien que certains continuent de subir des discriminations, leur rôle dans la société et la culture zapotèque est crucial, notamment dans la transmission des traditions et des rites. La reconnaissance récente de ce troisième genre illustre une avancée vers une diversité identitaire respectée et valorisée dans un pays traditionnellement marqué par des enjeux de tolérance. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Changing Attitude Ireland (CAI) a dévoilé fin septembre un plan stratégique sur cinq ans pour promouvoir l’intégration des personnes LGBTQIA+ dans l’Église d'Irlande, nous révèle le site Stop Homophobie. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de progrès législatifs, notamment la légalisation du mariage gay et la lutte contre les crimes de haine. CAI vise à créer des paroisses « ouvertes et accueillantes » où tous peuvent vivre leur foi sans discrimination. L’organisation souhaite aussi encourager une théologie plus inclusive, soutenir ses membres et faire évoluer les politiques ecclésiastiques en faveur de la diversité. Malgré des résistances persistantes, CAI s’inscrit dans l’esprit des enseignements de Jésus envers les marginalisés, espérant bâtir une Église plus tolérante et bienveillante. Les paroisses intéressées sont invitées à rejoindre cette démarche d’ouverture.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis l’élection du pape Léon XIV, des signes d’ouverture envers la communauté LGBT+ se multiplient, alimentant espoirs et controverses. Lors d’une audience privée, le pape a confirmé à un défenseur des catholiques LGBT+ que l’approche de son prédécesseur François sera poursuivie, notamment en matière de bénédictions pastorales des couples de même sexe, déjà autorisées par une directive doctrinale. Cependant, le Vatican reste prudent, avec un silence officiel sur une éventuelle évolution de la doctrine sur le mariage. Parallèlement, un premier pèlerinage LGBT+ au Vatican, réunissant plus d’un millier de fidèles, a marqué une étape vers plus de visibilité et de diversité. Si certains prônent une évolution harmonieuse de la doctrine, d’autres craignent un glissement pouvant bouleverser l’enseignement traditionnel de l’Église. Le défi reste de concilier respect de la doctrine et accueil pastoral.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Eurostar a dévoilé ses nouveaux uniformes non genrés lors d’un défilé à Paris Gare du Nord, marquant une étape majeure vers plus d’inclusivité.

    Conçue par la styliste Emmanuelle Plescoff, cette collection de 54 pièces, dont des jupes pour hommes et femmes, vise à refléter la diversité et la liberté d’expression. “Nous sommes fiers d’être inclusifs”, déclare Gwendoline Cazenave, CEO d’Eurostar, soulignant que cette initiative incarne l’identité européenne de la compagnie. Les 2 600 employés portent ces vêtements dès octobre, avec des pièces interchangeables adaptées à toutes morphologies et personnalités, symbolisant une nouvelle ère pour la mode en entreprise.

    En parallèle, Eurostar lance aussi un programme de recyclage pour valoriser ses anciens uniformes, renforçant son engagement durable. Une démarche qui allie modernité, responsabilité et diversité, à l’image du réseau ferroviaire reliant plusieurs capitales européennes.

     

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le tribunal correctionnel de Nîmes a rendu son verdict le 23 septembre 2025 concernant l'agression survenue le 22 novembre 2024 devant le bar LGBTQ+ « Le Pride ».

     

    Deux hommes, accusés d’avoir agressé physiquement deux gérants et un client, ainsi que d’avoir proféré des insultes homophobes, ont été condamnés à deux ans de prison ferme pour l’un et un an de sursis avec probation pour l’autre. Le caractère homophobe a été retenu pour un seul des auteurs... Cette décision intervient après trois reports du procès, qui a finalement abouti à la reconnaissance du caractère homophobe de l'agression, comme l’a confirmé la procureure Cécile Gensac dans un communiqué du 15 janvier, précise Le Réveil du Midi.

    Retour sur les faits 

    Ils se sont déroulés dans la nuit du 23 novembre 2024, vers une heure du matin. Selon les témoignages recueillis, les deux jeunes hommes, en état d’ivresse, auraient d’abord frappé la vitrine du bar avec une barrière tout en proférant des insultes à caractère homophobe. L’un d’eux aurait également exhibé un couteau artisanal. Le personnel du bar, composé de sept personnes, a tenté de s’interposer, mais deux employés, dont le gérant, ont reçu des coups de poing, blessant celui-ci et lui causant une incapacité totale de travail de quatre jours.

    Changement de paradigme

    Après une enquête policière, le ministère public a requis des peines de prison en soulignant la nature homophobe manifeste de ces violences. Cependant, lors du procès, les deux prévenus, qui niaient l’insulte et la présence de l’arme, ont été condamnés pour violences en réunion et dégradations, sans qu’un caractère homophobe ne soit retenu pour l’un d’eux. La procureure a reconnu le caractère homophobe de l’agression, ce qui a permis de qualifier cette affaire d’injure publique en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre explique France Info.

    Reconnaissance du caractère homophobe

    Ce jugement marque une étape importante dans la reconnaissance judiciaire des violences homophobes, tout en soulignant l’impact traumatisant de telles agressions. Selon Maître Cyril Caron, avocat des victimes, bien que le parquet ait retenu l’homophobie comme circonstance aggravante, la qualification précise "d’injure publique en raison de l’orientation sexuelle" modifie la nature juridique et la gravité des peines encourues. Cette condamnation claire témoigne d’une volonté de la justice de lutter contre toutes formes de discrimination et de haine.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Si l’envie vous en dit de découvrir l’histoire du Paris LGBT, la mairie de Paris Centre a lancé lors de la Marche des Fiertés, une carte interactive répertoriant 23 lieux emblématiques des luttes LGBTQ+ dans les quatre premiers arrondissements. Ce parcours historique valorise des sites tels que la place des Émeutes de Stonewall ou la rue Pierre Seel, héros de la résistance homosexuelle.

    Plaque commémorative, nom de rue ou de place, œuvre d’art… Cette initiative inédite vise à sensibiliser, à faire connaître ces combats invisibilisés et à promouvoir l’égalité. « Un acte militant », selon le maire Ariel Weil, qui souhaite étendre cette démarche à d’autres quartiers et villes.

    Disponible en ligne et en version papier, cette carte est un hommage aux militants et une étape pour faire progresser la reconnaissance des droits.

    Julien Claudé-Pénégry
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