
Le 12 août, la haute cour d’Eldoret a rendu une décision historique en Afrique : elle a contraint le gouvernement kenyan à légiférer sur les droits des personnes transgenres. Un jugement inédit, qui fait suite au combat d’une femme trans arrêtée en 2019 et victime de traitements humiliants en détention, notamment de fouilles dégradantes et d’examens médicaux invasifs. La justice a reconnu une violation de ses droits et lui a attribué 7 700€ d’indemnisation.
Plus important encore, le tribunal a donné ordre au gouvernement d’adopter une loi spécifique, le transgender protection rights act, ou d’amender le projet en cours sur les personnes intersexes. La décision marque une étape décisive, ouvrant la voie à une reconnaissance juridique et a une protection contre la discrimination. La balle est désormais dans le camp du parlement, dont la réponse déterminera si le Kenya devient un pionnier africain en matière de droits trans.

La Haute Cour de l’Andhra Pradesh a rendu un jugement historique en affirmant que les femmes transgenres doivent être reconnues comme des femmes au regard de la loi indienne, rejetant la définition basée uniquement sur la capacité à procréer.
Dans la province d’Aceh, appliquant strictement la loi islamique, deux hommes ont été fouettés en public mardi 26 août pour relations homosexuelles. Jugés coupables par un tribunal, ils ont reçu chacun 76 coups de fouet, après avoir été surpris en septembre 2024 dans des toilettes publiques. 
Sombre jour. Le suicide dramatique de Caroline Grandjean, directrice d’école à Moussages dans le Cantal, choque la communauté éducative. Depuis 2023, elle subissait régulièrement des insultes lesbophobes, notamment des tags comme « sale gouine » ou « gouine = pédophile » sur les murs de l'école qu'elle dirigeait, ainsi que des menaces graves, explique nos confères de Franceinfo. Les victimes de harcèlement homophobe, notamment dans le milieu scolaire, dénoncent un manque de soutien institutionnel. L’association des directeurs, S2DE, souligne dans Le Parisien que l’Éducation nationale n’a pas protégé Caroline, qui a été aussi confrontée à un manque de soutien local, la mairie et certains collègues étant peu impliqués. La cellule d’écoute mise en place n’a pas permis de réparer une blessure devenue insupportable.
les victimes ont été découvertes dans une zone connue de rencontres entre hommes. Face à ces éléments, l’association va se constituer partie civile et lance un appel à témoin. « Si le mobile n’est pas encore établi, plusieurs sources proches du dossier évoquent l’hostilité de l’accusé à l’encontre de l’homosexualité, dans un contexte marqué par un discours religieux rigoriste » indique son avocat.
Cette obligation concerne désormais toutes les démarches et documents commerciaux de la SNCF, mais aussi les mentions sur les billets et cartes de réduction. Après avoir consulté la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), le Conseil d’État a jugé que le site internet SNCF Connect ne pouvait pas imposer à ses clients de communiquer leur civilité.
Devant le désarroi des jeunes trans, la HAS manque de courage : l’organisme public indépendant a annoncé ne pas se prononcer avant 2026 en ce qui concerne la prise en charge des mineurs souhaitant entamer une transition de genre. La raison : l’« absence de consensus » à ce stade.
Plus d’une centaine de célébrités, dont Pedro Pascal, Ariana Grande, Dua Lipa et Daniel Radcliffe, s’élèvent contre le projet de suppression de 50 millions de dollars destinés à la prévention du suicide chez les jeunes LGBTQ+. Dans une lettre ouverte publiée par The Trevor Project, elles dénoncent un recul dramatique des aides vitales, notamment la ligne d’urgence 988, ayant permis près de 1,3 million de contacts. « Aucun jeune ne devrait être privé de soutien », rappellent-elles, soulignant que la crise suicidaire touche une population déjà stigmatisée et discriminée.
Le tribunal brésilien a accordé pour la première fois un document officiel avec une identité neutre en genre, marquant une victoire historique. L’affaire concerne une personne non binaire qui, après avoir commencé une hormonothérapie, avait demandé à être reconnue comme masculine.
Le 16 juin, la juge Venkata Jyothirmai Pratapa a statué que limiter la féminité à la maternité est incompatible avec la Constitution, qui garantit l’égalité et la dignité pour tous. L’affaire, opposant Pokala Shabana à sa famille, concernait la protection contre la violence conjugale.
Après plusieurs années de controverse, la dernière « zone sans LGBT » en Pologne a officiellement abrogé sa « Charte des droits de la famille » marquant la fin d'une période de discrimination institutionnalisée.