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  • Airbnb a frappé fort. La plateforme de location a supprimé définitivement le profil de Yona Faedda, militante du collectif féministe et réactionnaire Némésis. En cause ? Des banderoles polémiques déployées depuis des logements loués, immortalisées pour alimenter les réseaux sociaux. On y dit des propos racistes : « protégeons les femmes. Expulsons les agresseurs étrangers ». « Une décision prise sous la pression médiatique », s'indigne l'intéressée. Cette dernière affirme n’avoir jamais reçu d’avis négatif ni dégradé les biens et estime que la sanction relève de la censure. De son côté, l’entreprise invoque le respect de ses « normes et politiques ». 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Monaco : enfin l'union civile

    Nos voisins perchés sur Le Rocher s'apprêtent à franchir un cap institutionnel inédit. Le gouvernement princier de Monaco prépare un projet de loi destiné à créer une union civile ouverte aux couples de même sexe. Une évolution majeure pour la Principauté, longtemps réservée sur ces questions sociétales.

    Cette mesure vise à offrir un cadre juridique solide et une reconnaissance légale aux couples homosexuels, garantissant des droits similaires en matière de patrimoine, de fiscalité et de succession.
    Toutefois, le texte trace une ligne claire : le mariage restera strictement réservé aux couples hétérosexuels, préservant ainsi l'institution traditionnelle au sein du Droit monégasque. Un compromis pragmatique et sur mesure qui adapte ses lois aux réalités contemporaines.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La 10e Marche des Fiertés de Kiev a réuni une foule historique depuis le début de l’invasion russe, portée par un message clair : « nos familles font partie de l’Ukraine ». Le 21 juin 2026, plus de 5 000 personnes ont fait corps sous haute sécurité et la menace des attaques aériennes. Malgré les tensions et une contre-manifestation d’extrême droite, l'événement visait à réclamer l'égalité des droits en temps de guerre. L'enjeu majeur reste la reconnaissance juridique des couples de même sexe.

    Sur le front, l'absence de statut légal prive les partenaires des soldats LGBTQ+ de droits fondamentaux en cas de blessure ou de décès, comme les visites à l'hôpital ou les pensions. Soutenue par des diplomates occidentaux, la marche s'inscrit aussi dans le rapprochement avec l'Union européenne. L'événement a toutefois dû être écourté après deux heures en raison d'une alerte aux drones russes.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le 3 octobre, on marchera à Paris ! La Marche des fiertés de la capitale avait été annulée au dernier moment, à la demande de la préfecture, en raison de la canicule. L’Inter-LGBT avait promis de trouver une nouvelle date. C’est désormais chose faite. En revanche, le parcours n’a pas encore été confirmé et encore moins le temps.

    Xavier Héraud
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  • Les Prides jouent les prolongations

    Pride annulée en raison de la canicule, le 27 juin dernier : celle organisée par le Collectif Fiertés en Lutte à Lyon. Elle aura finalement lieu le 10 octobre. Départ à 13h à proximité du métro Gratte-Ciel, à Villeurbanne, avec un mot d’ordre musclé : « Canicules et fascime nous butent : pour les putes, pour les trans, entrons en résistance ».


    À la même date, on pourra aussi marcher en Savoie pour la 5e  Chambéry Pride, organisée par LGBT+ Savoie
    Le défilé partira à 14h de la place de la Brigade de Savoie.

    Sans oublier Pau le 26 septembre, Vichy le 27 septembre et Arles le 3 octobre.

    Xavier Héraud
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  • Nouvel acte de haine ordinaire en plein Mois des fiertés. Le jeudi 4 juin, Ewan Ange, un influenceur et chanteur de 22 ans très suivi sur les réseaux sociaux, a été victime d'une violente agression à caractère homophobe dans un McDonald’s du 8e arrondissement de Marseille.

    Reconnu par un groupe d'individus, le jeune homme a d'abord essuyé des insultes et des menaces de mort avant d'être roué de coups, recevant notamment plusieurs projections au sol et des coups de pied au visage. Choqué par la passivité des clients témoins de la scène, Ewan Ange, blessé au nez et au front, a déposé plainte pour violences en réunion aggravées. Une enquête de police est ouverte.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Indignation en Suisse. Dimanche 28 juin, l'évacuation brutale d'une femme transgenre de la zone naturiste réservée aux femmes de la piscine Marzili, à Berne, a provoqué une vive colère. À la suite des plaintes de baigneuses, six policiers l'ont violemment plaquée au sol et menottée.

    Face au tollé et aux manifestations, la Ville de Berne a présenté ses excuses officielles le lendemain, reconnaissant un tort évident : le règlement autorise explicitement l’accès à toute personne s'identifiant et vivant comme femme. Qualifiée de « honteuse » par les associations LGBT (Pink Cross, TGNS), cette grave intervention policière remet au centre des débats la nécessité absolue d'une formation adaptée pour les forces de l'ordre.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le coming out reste une épreuve redoutée au sein des foyers français. Selon le baromètre annuel Ipsos BVA réalisé pour la Fondation Le Refuge, un chiffre jette une lumière crue sur les réalités familiales : 42% des Français admettent qu'ils pourraient mal réagir si leur enfant leur annonçait qu'il est homosexuel, bisexuel ou transgenre.

    Ce constat révèle un fossé persistant entre l'adhésion de façade aux droits des minorités et la confrontation intime à la différence. L'étude souligne par ailleurs que 65% des personnes LGBT+ en France estiment toujours être mal acceptées dans la société. Face à ces blocages, particulièrement marqués autour des questions de transidentité, l'association pointe du doigt la fragilité des jeunes face au rejet familial, première cause de sans-abrisme chez les mineurs LGBT+.

    Un rappel brutal.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L'enquête progression rapidement à Nancy après la violente agression de trois jeunes en avril dernier, survenue près de la place Stanislas. Le parquet a annoncé le défèrement de cinq suspects le 1er juin 2026 : deux majeurs de 18 et 19 ans ainsi que trois mineurs de 15 ans.

    Une information judiciaire a été ouverte pour violences volontaires en réunion, avec la circonstance aggravante d'orientation sexuelle et d'identité de genre. Les victimes, dont Melvyn et la militante transgenre Naomi, avaient été rouées de coups et insultées. L'affaire, qui avait suscité de vives manifestations d'indignation et l'appui du maire Mathieu Klein, marque un premier soulagement pour la communauté LGBTQIA+ locale.

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  • Face aux discriminations et à la haine en ligne, l’association FLAG! frappe fort avec « Signal by FLAG! », un outil numérique de pointe pensé pour agir dans l'urgence. Développée par des bénévoles des forces de sécurité intérieure, cette application offre une riposte immédiate aux violences, guet-apens ou harcèlements sexistes et LGBTQphobes. Véritable arme civique dans la poche, celle-ci a pour objectif de lutter contre la sous-déclaration des agressions en simplifiant les démarches. En quelques secondes, la victime ou le témoin effectue un signalement totalement sécurisé et anonyme, basé sur les critères légaux.

    L'application propose un véritable triptyque de services : une orientation ultra-rapide vers les professionnels de santé ou la justice, une centralisation des preuves juridiques, et la possibilité pour FLAG! de se constituer partie civile. Dans le même temps, le réseau « En Lieu Sûr » offre une sécurité décuplée. En effet, la force du dispositif repose aussi sur la géolocalisation d’urgence. Grâce au réseau « En Lieu Sûr » (ELS), l'utilisateur en détresse repère instantanément bars, commerces ou institutions partenaires à proximité pour s'y réfugier immédiatement. Un dispositif d’utilité publique pour ne plus jamais laisser les victimes isolées.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le verdict est tombé aux assises du Vaucluse. Les deux principaux accusés dans l'affaire des violents guets-apens homophobes d'Avignon ont été condamnés à 22 ans de réclusion criminelle. La cour a pleinement retenu la circonstance aggravante d'homophobie, un signal fort alors que l'avocat général avait requis jusqu'à 30 ans de prison. Les faits remontent à la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2021.

    Un jeune homme, attiré dans un piège via l’application de rencontre Grindr, avait été roué de coups avant de succomber à ses blessures quelques jours plus tard.

    Une seconde victime avait miraculeusement survécu. Pour les associations de défense des droits LGBTQIA+, ce jugement historique reconnaît enfin le caractère barbare et ciblé de ces agressions en ligne.

    Julien Claudé-Pénégry
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