Le prochain Festival de Cannes s'annonce très queer !

Yannick Barbe

Pedro Almodóvar, Queer Palm, Raya Martigny, Bertrand Mandico, “Jim Queen”… Cannes 2026 se dévoile et s’annonce très queer !

La 79e édition du Festival de Cannes qui se tiendra sur la Croisette du 12 au 23 mai vient d’annoncer sa sélection officielle.

En compétition, on attend avec impatience Autofiction de Pedro Almodóvar (en salles le 20 mai), Coward de Lukas Dhont (lauréat de la Queer Palm en 2018 pour Girl), The Man I Love d’Ira Sachs sur les années sida à New York à la fin des années 80 ou encore La Bola Negra des géniaux Javier Calvo et Javier Ambrossi (Veneno, La Mesías).

Dans la section Un Certain Regard, on surveillera de près Roma Elastica du réalisateur über-queer Bertrand Mandico (Les Garçons sauvages) mais aussi Les Éléphants dans la brume d’Abinash Bikram Shah sur une communauté de femmes trans au Népal.

Programmé en séance de minuit, Jim Queen (photo de une), le premier film d’animation de Marco Nguyen et Nicolas Athané sur un mystérieux virus qui transforme les gays en hétéros aiguise aussi beaucoup notre curiosité (en salles le 17 juin).

La Queer Palm, qui récompense chaque année des films aux thématiques LGBTQIA+ a également dévoilé son affiche : une magnifique photo signée Raya Martigny tirée du projet Kwir Nou Éxist réalisé avec Edouard Richard et qui explore la construction de la jeune communauté queer réunionnaise. On y voit Ericka, pionnière de l’histoire LGBTQIA+ de l’île. « Elle a changé ma vie » explique l’artiste trans qui sera également à l’affiche des Matins merveilleux, premier film d’Avril Besson, présenté à Cannes en séance spéciale.

Un chauffeur routier qui tombe follement amoureux d’un collègue polonais

En plus de la sélection officielle, les sélections parallèles qui font la part belle au cinéma indépendant ne sont pas en reste.

À la Semaine de la critique, on découvrira Du Fioul dans les artères, de Pierre Le Gall, où l’excellent Alexis Manenti incarne Étienne, un chauffeur routier qui tombe follement amoureux d’un collègue polonais. Mais aussi Seis meses en el edificio rosa con azul, de Bruno Santamaría Razo où un trentenaire se remémore ses premiers émois pour son meilleur ami quand il était un jeune ado à Mexico au début des années 90.

À la Quinzaine des cinéastes, dont l’affiche met à l’honneur le cinéaste gay Alain Guiraudie avec l’une de ses photos (on adore ce bear à moitié nu dans la forêt), on notera la présence de Once Upon A Time In Harlem de William et David Greaves, documentaire sur le mouvement culturel afro-américain Harlem Renaissance du début du XXe siècle, si important pour les communautés LGBT.

Enfin, à l’ACID, un autre documentaire a retenu notre attention : Cœur secret, de Tom Fontenille, portrait du père du cinéaste ayant entamé une transition de genre à la soixantaine.

Photo : Extrait du film Jim Queen.

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