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  • Megan Rapinoe ne décolère pas. L’ex-star du foot dénonce l’exclusion des athlètes trans, une mesure « horrible » qui la « dégoûte ». Selon RMC Sport, elle a fustigé l'équipe de hockey aux JO 2026, qualifiée de « clowns de Donald Trump ». 
    Sur le podcast A Touch More, elle affirme que ces politiques « ne génèrent que de la haine contre un petit pourcentage de gens ». Elle conteste tout fondement scientifique : « ce n’est pas vrai. Cela empêchera juste des personnes de concourir ». Rappelant que les sportifs trans se comptent « sur les doigts d'une main », Rapinoe s'oppose frontalement à une rhétorique qu'elle juge discriminatoire.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Ne laissons pas nos mémoires au placard. Avec l’exposition Résistances Queer à la bibliothèque municipale Buffon (75004) le dessinateur Pochep et le sociologue Antoine Idier transforment l’histoire LGBTQI+ en une immersion graphique mêlant humour et rigueur documentaire et brise le silence.

    Adapté de leur ouvrage chez Delcourt, ce parcours arrache un demi-siècle de luttes à l'invisibilité. L'objectif est sans détour : « Raconter l’histoire d’une minorité qui a dû se battre pour exister ». Du 1er au 30 juin, le trait de Pochep sert de bouclier contre l’oubli, mêlant humour et rigueur pour incarner les figures héroïques, de Stonewall aux combats actuels.

    A l’occasion du Mois des Fiertés, cette mission de transmission est vitale. Le point d’orgue : une rencontre-débat avec les auteurs le samedi 15 juin à 15h. Un rendez-vous nécessaire pour rappeler que, face à l'oppression, nos libertés ne sont jamais acquises. Un acte militant pour rappeler que nos libertés ne s’attendent pas, elles se dessinent.
    Infos : www.paris.fr

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’autrice a scellé le destin de la future série Harry Potter sur HBO tout en confirmant son virage radical. En adoubant cette nouvelle adaptation dont elle sera productrice exécutive, l’autrice n’a pas seulement validé un projet financier colossal, elle a profité de l’arène numérique pour réitérer ses positions transphobes, notamment en saluant la décision des JO de bannir les athlètes transféminines des compétitions.

    Comme le souligne le Huffington Post, ce timing illustre une stratégie de « provocation systématique ». Ce mélange des genres — entre business magique et militantisme d'exclusion — crispe une fan-base déchirée. Pour beaucoup, le passage de « l'école de la tolérance » à la rhétorique TERF est une trahison pure et simple. Rowling ne se contente plus d'écrire des mythes, elle détruit le sien, prouvant que même avec une baguette, on ne peut effacer le mépris.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La fin du monde est proche. Bientôt les quelques terres encore émergées seront rayées de la carte. Dans une base spatiale à l'abandon du nord de l'Europe, grignotée par la rouille et les embruns, une poignée de survivantes s'affaire autour d'une intelligence artificielle baptisée Memory Palace. Ces femmes, astronaute, hackeuse, high-technicienne, journaliste et botaniste, savent qu'elles sont condamnées à mourir, alors elles se sont données une ultime mission: envoyer en orbite les archives de l'humanité, une fusée dans l'espace comme une bouteille à la mer, pour que ces millions de vies presque toutes déjà éteintes continuent de briller ailleurs, un jour, peut-être. Une étincelle d'espoir par-delà le déluge.


    Il s'agit du premier roman de Léa Cuenin. Mêlant science fiction et vision queer-féministe, l'autrice tisse un récit autant captivant que poétique, à la chronologie savamment éparpillée, et à l'écriture d'une grande finesse. On le lirait presque d'une traite, tant le style est enlevé, les mots affleurant presque dans un souffle. Ses personnages aux caractères bien trempés sont attachants.

    Mues par une idée altruiste, belle et radicale, aux antipodes de la conquête spatiale des milliardaires fous et phallocrates de notre époque, les héroïnes de Léa Cuenin mènent leur projet mémoriel en s'entraidant. L'union fait la force. Celle de Memory Palace réside dans son inspirante leçon de féminisme, presque l'air de rien.
    Memory Palace de Léa Cuenin, Ed. Rivages, 240 p., 20€.

    Annabelle Georgen
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  • Consommateurs ou pas, votre avis compte ! Playsafe.fr lance son nouveau questionnaire en ligne pour lever le tabou sur nos usages en ligne. En 10 étapes, 10 questions et simplement 5 minutes pour y répondre, vous êtes invités à participer pour mieux comprendre les usages de nouveaux produits de synthèse et autres substances psychoactives.

    L'objectif est limpide : briser le silence sur l'achat et la consommation de produits via Internet, capter la réalité brute du terrain, sans filtre ni jugement. 100% anonyme, 0% flicage. Ici, on ne cherche pas des coupables, mais des données fiables. Cette enquête est une arme stratégique pour orienter les futures politiques de prévention et l’accompagnement.

    L'ambition ? Passer d'une répression aveugle à une réduction des risques chirurgicale, adaptée aux circuits numériques. Alors, prenez la parole. On compte sur vous !
    www.playsafe.fr/questionnaire-drogue-internet

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  • Coup de tonnerre à Chicago : les Bulls ont annoncé le licenciement immédiat de leur arrière Jaden Ivey. Selon ESPN, la franchise a décidé de « couper » le joueur à la suite de propos anti-LGBTQ+ et des sorties polémiques sur la religion.

    Comme le souligne France Info, ces déclarations virulentes ont été jugées incompatibles avec les valeurs de l'équipe. « La haine n'est pas une opinion », a justifié la direction du club pour expliquer cette éviction. Ouest-France précise que ce dérapage a scellé son sort malgré son talent sportif. « Nous prônons l'inclusion totale », ont martelé les Bulls pour clore l'affaire. 
    Ce renvoi marque un tournant dans la politique de « tolérance zéro » de la ligue face aux discriminations. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis leurs débuts dans les années 80 - et le fabuleux West End Girls qui les a rendu célèbres - les Pet Shop Boys n’ont pas arrêté de marquer la pop au fer rouge, expérimentant et se renouvelant sans cesse, explorant toutes les facettes de la dance-music, du plus euphorique au plus mélancolique, et imposant leur empreinte avec une élégance rare.


    Mais les Pet Shop Boys, c’est bien plus que des hits : c’est un univers visuel d’une exigence remarquable. Photos officielles, pochettes d’albums, scénographies spectaculaires, costumes audacieux… chaque détail est pensé avec soin. Le duo s’entoure de collaborateurs prestigieux, de Wolfgang Tillmans à Derek Jarman, en passant par Zaha Hadid, entre autres, pour enrichir cet imaginaire singulier.


    Avec Volume, imposant ouvrage de près de 600 pages, c’est toute cette richesse visuelle qui est réunie, couvrant quarante ans de création, de 1984 à 2024. Un objet incontournable pour les fans - légions - mais aussi une véritable leçon de style, de design et d’esthétique camp.
    Pet Shop Boys : « Volume » - (Thames & Hudson) - 54€

    Patrick Thévenin
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  • Elio de Pixar concourait pour le meilleur film d’animation aux Oscars 2026. Etre en lice pour ce trophée est déjà une belle récompense, mais celle-ci aurait pu avoir une saveur encore plus agréable si l’histoire de ce petit garçon orphelin à l’origine queer n’avait vu son identité rabotée sous des prétextes fallacieux. Revenons sur les faits.

    Alors que Disney tente de retrouver sa recette miracle au box-office, son fleuron de l’animation, Pixar, vient de trancher dans le vif : l’intrigue LGBTQ+ initialement prévue dans le film Elio a été purement et simplement gommée. Selon les informations révélées par Le Figaro, cette décision radicale fait suite à une phase de « réécriture intensive » visant à recentrer le récit. Le film, qui conte l’odyssée d’un garçon propulsé ambassadeur de la Terre auprès d’un conseil d’extraterrestres, ne s'encombre plus de cette thématique jugée « non essentielle » par la direction actuelle. « Le studio cherche à revenir à des histoires plus universelles et moins clivantes après les échecs relatifs de ces dernières années », précise une source interne citée par les observateurs de l'industrie. La censure et la bien-pensance, moteurs de rentabilité sont privilégiées au grand désarroi des fans de la firme pourvoyeuse de rêves.

    Money is money.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le pouvoir politique s’apprête à porter un coup sévère aux droits des personnes trans et intersexes au Portugal. Plusieurs projets de loi portées par la droite et l’extrême droite visent à réintroduire une évaluation médicale obligatoire pour modifier l’état civil, tout en restreignant l’accès des mineurs aux traitements hormonaux.

    Rappelons que le pays lusitanien fait figure de pionnier en matière de droits LGBT : depuis 2018, il est possible, dès 16 ans, de changer de genre sur simple déclaration à l’état civil. 
    Pour les associations, il ne s’agit pas d’un simple ajustement législatif, mais d’un recul préoccupant, qui remet en cause l’autodétermination de genre et re-pathologise des parcours déjà fragilisés. « On ne protège pas les jeunes en les privant de leurs droits », résument les collectifs mobilisés. Longtemps cité en exemple, le Portugal semble ici s’inscrire dans une logique de contrôle plutôt que de protection.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Rien ne va plus dans l'Italie de Meloni : deux maires gay ont décidé de se marier. Giuseppe Spagnuolo et son compagnon, tous deux élus de droite en Campanie, ont officialisé leur union civile. Ce mariage crée un séisme au sein de la majorité au pouvoir, qui érige la « famille traditionnelle » en dogme absolu.

    Alors que le gouvernement durcit sa politique envers les droits LGBT, ce paradoxe au sein de ses propres rangs souligne une déconnexion flagrante entre l’idéologie officielle et la vie de ses cadres. La loi Cirinnà de 2016, pourtant combattue par la droite, protège désormais ceux qui la critiquaient. Un malaise politique qui fait jaser de Naples à Rome.

    Julien Claudé-Pénégry
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