Thèmatiques
Articles | Brèves
  • Célèbre pour son rôle dans la série Euphoria, l’actrice Hunter Schafer, qui a du faire renouveler son passeport suite à un vol, s’est indignée via une vidéo sur TikTok d’être genrée comme homme sur son nouveau passeport. « C’est la première fois que cela m’arrive depuis que j’ai changé de genre, il y a maintenant une dizaine d’années, et je pense que c’est le résultat direct de la politique actuelle de notre pays » a-t-elle ajouté. Cette mesure fait partie de la volonté de Trump de mettre fin à ce qu’il nomme le « délire transgenre » (sic). Trump s’en est aussi pris aux non-binaires, dès les premiers jours de son investiture, en interdisant les pièces d’identité avec la notion X pour le genre. 

    Jean Jacob
    Partager:

  • À 46 ans, Alice Weidel incarne l'extrême droite allemande avec l'AfD (Alternative für Deutschland), qui s'affiche comme un acteur majeur de la politique nationale. Élue au Bundestag en 2017, elle a vu son parti grimper à 20% d'intentions de vote avant les législatives du 23 février. Slogan en main, Alice für Deutschland évoque des résonances troublantes avec des symboles du passé nazi.

    Docteure en économie, ancienne banquière, Weidel, ouvertement lesbienne, vit en couple avec une femme d'origine sri-lankaise. Ironie de son parcours, cette figure anti-woke prône des valeurs traditionnelles, tout en se distanciant de la communauté LGBT qu'elle critique. Sa rhétorique radicale s'est renforcée depuis la crise migratoire de 2015, plaçant l'immigration au cœur de son discours. Malgré son ascension, Weidel reste un personnage controversé, oscillant entre libéralisme économique et conservatisme social. Sa proximité avec des figures d'extrême droite et des soutiens inattendus comme Elon Musk soulignent l'évolution du paysage politique européen. Un paradoxe à elle seule.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Du 4 mars au 5 avril 2025, la Galerie Obsession dans le 11e arrondissement de Paris vous invite à découvrir Labourage et Pâturage, une exposition photographique immersive de Vincent Gouriou. Entre la Bretagne et le Massif central, le photographe a rencontré des paysans queer, proposant une exploration intime et sensorielle de leur quotidien. L’artiste met en lumière la relation symbiotique entre les corps humains et non-humains, où chaque geste, chaque regard transmet une tendresse palpable.

    Les photographies révèlent un écosystème vivant, où la neige, le vent et la terre influencent les corps. Gouriou capture ces moments de douceur : la main d’un éleveur caressant une vache, ou la tendresse d’un paysan enlacé par un cygne. Les images évoquent une sensualité érotique du vivant, inspirée par le mouvement de l’écosexualité, que les artistes Annie Sprinkle et Beth Stephens définissent ainsi : « nous embrassons sans vergogne les arbres... et faisons l’amour avec la Terre à travers nos sens »À travers ses œuvres, Vincent Gouriou invite à une expérience amoureuse du vivant, soulignant des valeurs de respect, de soin et de bienveillance. Les corps nus fusionnent avec la nature, créant un sentiment apaisant et une réflexion sur nos interactions avec les lieux que nous habitons.

    Comme le souligne la critique d’art et commissaire d’exposition Julie Crenn : « il en faut beaucoup d’amour pour établir ces liens profonds. » Chaque photographie raconte une histoire de communion et d'affection, et où le vivant est célébré dans toute sa diversité.

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • La passerelle Lieutaud portera désormais le nom de Laurence Chanfro et ça a créé polémique. En effet, la mairie a choisi d’honorer la mémoire de cette artiste militante féministe et lesbienne, décédée en 2012. Droite et extrême droite sont vent debout, en raison notamment d’une exposition qu’elle avait consacré aux vulves.

    Réponse de Sophie Roques, adjointe au maire à l’origine du projet : « quand on a une statue de David, ça ne pose aucun problème, mais le représentation du corps d’une femme sur trois photos oui ».

    La plaque sera dévoilée lors d’une cérémonie le 26 avril, journée internationale de la visibilité lesbienne. 

    Bruno De
    Partager:

  • « Il faut tuer ces pédés de Lensois ! », « bande de pédés, on va tous vous enculer ». La première diatribe est attribuée aux supporters marseillais, la seconde aux supporters Stéphanois lors d’un match le 16 février. Pourquoi se gêner, au vu du peu ou prou de réaction des instances ? Aucune de la part de la ministre des Sports, ni du maire de Marseille, encore moins de la Ligue de Football Professionnel ou de la Fédération Française de Football.

    Ajoutons à cela la présence de Sandrine Rousseau dans les tribunes, auprès d’une figure controversée du supportérisme marseillais, Rachid Zéroual, et la coupe devient pleine ! Ce dernier défend la « liberté d’expression » pour justifier les chants haineux et homophobes. Quant à la la députée écolo, elle assure avoir quitté le stade avant les chants… On n’est pas sorti de l’auberge ! 

    Bruno De
    Partager:

  • Sept jours seulement après que Viktor Orban, le président hongrois, a interdit les marches des fiertés dans son pays, Marine Le Pen a pris la pose à ses côtés pour un cliché plein de sourires et de satisfaction. La candidate d’extrême-droite à la Présidence de la République n’a pas commenté cette décision du président hongrois, ni même jamais évoqué le sujet si un jour elle accédait à la fonction (nos Prides et marches des fiertés seraient-elles toujours autorisées ?).

    Nous devons pour l’instant nous contenter du soutien qui est le sien pour les lois homophobes-LGBTphobes de Poutine. Ça donne un indice… 

    Franck Desbordes
    Partager:

  • « Malgré la fermeture de nuit ordonnée injustement par la préfecture, le Liebe est toujours là, plus vivant que jamais ! Un immense merci à tous pour votre soutien. Vous êtes l’âme de ce lieu et on compte sur vous pour continuer à faire vibrer nos murs ! », ce sont les mots de la direction. On se couchera plus tôt, mais on profitera d’une ouverture 7 jours sur 7 (en happy hour à partir de 17h) et de DJ sets de 21h à 2h.

    46 rue du Fbg Montmartre, 75009 Paris.

    www.instagram.com/liebebarelectro

    Bruno De
    Partager:


  • Benjamin Pavard, défenseur de l’équipe de France, a récemment fait parler de lui en posant en marcel, un débardeur orné d’un cœur brisé. Si le cliché, pris par un photographe professionnel, pourrait sembler banal, il a suscité une vague de moqueries et de commentaires homophobes au sein du milieu du football. Ce qui interroge : pourquoi le monde du football peine-t-il tant à évoluer ? Le marcel, pièce iconique de la garde-robe masculine, est devenu le symbole d’une virilité contestée. Pour certains, ce vêtement serait associé à une image stéréotypée de l’homosexualité. Les réactions de ses pairs, comme Kylian Mbappé et Lucas Hernandez, illustrent cette réticence à accepter des normes vestimentaires qui ne cadrent pas avec une vision traditionnelle de la masculinité.

    Le collectif « Rouge Direct », défenseur des droits LGBTQ+ dans le sport, a vivement critiqué ces réactions, appelant la Fédération Française de Football à rappeler ses joueurs à l’ordre. En 2025, alors que la société évolue, le football semble encore prisonnier de ses préjugés. Pourtant, les nombreux soutiens à Pavard témoignent d’un changement des mentalités, même timide. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Netflix a dévoilé le 23 février, un documentaire tant attendu sur Madonna, plongeant dans l'univers de l'une des artistes les plus influentes de notre époque. Intitulé Madonna : la pionnière culturelle, ce film promet une exploration intime et sans précédent de sa carrière, de ses réinventions audacieuses et de son héritage indélébile. Madonna Louise Ciccone, née en 1958 dans le Michigan, a atteint le statut de superstar mondiale dans les années 80, redéfinissant la musique pop et défiant les normes de genre. Des titres emblématiques comme Like a Virgin à des œuvres révolutionnaires telles que Like a Prayer, son impact dépasse la simple musique. Elle a ouvert la voie à de nombreuses artistes féminines tout en abordant des sujets controversés, tels que les droits LGBTQ+ et l'égalité des genres.

    Le documentaire, mêlant archives, interviews et nouveaux contenus, explorera ses débuts à New York, ses relations personnelles et professionnelles, ainsi que son rôle de mère. En offrant un aperçu de sa vie, il mettra en lumière son audace créative et sa capacité à rester pertinente à travers les décennies. Le film sera un hommage à son héritage, célébrant non seulement sa musique, mais aussi son engagement pour des causes sociales essentielles. En attendant cette sortie, il est clair que Madonna continue de façonner le paysage culturel et musical, et ce documentaire s'annonce comme un incontournable pour tous les fans de la Reine de la Pop. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager: