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  • C’est officiel et historique. Le 13 mars 2023, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt marquant dans l’affaire « Deldits », affirmant que la reconnaissance légale du genre ne peut être conditionnée à une intervention médicale. Cette décision, qui s’appuie sur le droit à l’autodétermination et le Règlement général sur la protection des données (RGPD), concerne un réfugié transgenre en Hongrie, VP, dont l’identité masculine n’était pas reconnue dans les registres administratifs. La CJUE a déclaré que « l’identité de genre vécue prime sur le sexe assigné à la naissance », soulignant que toute exigence d’une intervention médicale porte atteinte à l’intégrité physique et à la vie privée. « Désormais, une personne transgenre pourra modifier son état civil par courrier recommandé, sans avoir à justifier une transformation corporelle », explique Me Étienne Deshoulières, avocat en droits des personnes LGBT+ à Stop Homophobie. Terrence Khatchadourian, secrétaire de l’association conclut : « l’autodétermination de l’identité de genre est un droit fondamental, et non une faveur conditionnée à une validation médicale. » Une avancée cruciale pour les droits des personnes transgenres, intersexes et non binaires en Europe.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Kenya se trouve à un carrefour délicat avec l'introduction d'un projet de loi controversé, le « projet de loi de Protection de la famille », qui pourrait renforcer la répression des personnes LGBT+. Déposé en 2023, ce texte propose des peines pouvant aller jusqu'à 50 ans de prison pour les relations homosexuelles, aggravant une situation déjà difficile, puisque les lois coloniales existantes criminalisent déjà ces relations. Stop Homophobie revient sur le sujet : selon l’ONG britannique Open for Business, l'adoption de cette législation pourrait coûter au Kenya entre 2,7 et 7,8 milliards de dollars par an. Dominic Arnall, président de l'ONG, met en garde : « les lois anti-LGBTQ+ nuisent aux perspectives d’investissement d’un pays et à sa réputation mondiale. »

    Les conséquences économiques incluent une fuite des talents, une baisse des financements internationaux et un impact négatif sur le tourisme. L'exemple de l'Ouganda, qui a récemment adopté des lois répressives, illustre les dangers de telles politiques. La Banque mondiale a suspendu ses prêts à ce pays, entraînant des pertes économiques significatives. 

    D'autres nations de la région, comme la Tanzanie, ressentent également les effets néfastes des discriminations. Alors que la rhétorique homophobe s'intensifie au Kenya, l'examen de ce projet de loi pourrait non seulement aggraver la situation des personnes LGBT+, mais également fragiliser l'économie du pays.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Jean-Sébastien Thirard, figure emblématique de la lutte pour les droits des personnes LGBT+, est décédé dans la nuit du 3 au 4 mars, à l'âge de 61 ans. Son parcours, marqué par un engagement indéfectible en faveur de l'égalité et de la visibilité des personnes queer, laisse une empreinte indélébile sur la communauté.

    Président de la Gay Pride, puis de la Lesbian & Gay Pride de Paris de 1991 à 2000, Thirard a été un acteur clé dans la lutte pour la reconnaissance des droits des homosexuels en France. Denis Quinqueton, ami et codirecteur de l'Observatoire LGBTI+ de la Fondation Jean-Jaurès, a salué sa personnalité dans les pages de Têtu : « humble militant pénétré d'idéal ».

    Cette formule résume bien l'esprit de Jean-Sébastien, un homme cultivé, au sens de l'humour aiguisé, qui a su rassembler et fédérer autour de causes essentielles. Il a joué un rôle crucial dans l'élaboration du PACS, un combat qui a duré huit ans et qui a permis de sensibiliser le grand public. Sous son impulsion, des milliers de personnes ont défilé, portant des revendications qui ont fait bouger les lignes politiques de l’époque.

    Son héritage réside dans la force de son engagement et l’exemple qu’il a donné, prouvant que l’amour et la tolérance sont les clés d’une société épanouie.

    Jean-Sébastien Thirard demeurera une référence pour ceux qui continuent de lutter pour la pleine reconnaissance de leurs droits.

    Crédit photo Denis Quinqueton

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le très attendu second opus devrait arriver sur grand écran en 2025, avec les 3 actrices iconiques qui ont fait le succès du film en 2006.

    Andy Sachs (Anne Hathaway), désormais journaliste à succès et rédactrice en chef de son propre magazine, est recontactée par Miranda Priestly (Meryl Streep), la redoutable rédactrice en chef du magazine Runway. Elle lui propose de collaborer à un projet révolutionnaire qui pourrait redéfinir l'industrie de la mode. Emily Charlton (Emily Blunt), désormais une étoile montante de l'industrie, devient à la fois une rivale et une alliée inattendue. Ambition, loyauté, coups de p… et dialogues assassins : pourvu que cette suite soit à la hauteur !

    Bruno De
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  • Alors que la mairie d’Epernay a refusé la mise en place de passages piétons pour « éviter les polémiques et dégradations », à Nantes, on rebaptise un escalier aux couleurs de l’arc-en-ciel. Cet escalier de la rue Beaurepaire, repeint l’année dernière pour symboliser les combats des personnes LGBTQIA+, a été dégradé 3 fois. Pour le marquer comme faisant partie intégrante du paysage urbain de la ville, le maire a décidé de le nommer « Marches des Fiertés », comme autant d’étapes vers plus de liberté, d’égalité et de fraternité.

    Bruno De
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  • Sorti en 1994, ce film australien représente la marque d’une époque pour toute une génération LGBTQIA+ et bien sûr pour l’art du drag, sans oublier une bande originale très recherchée. On s’attend donc à un message d’inclusion et de diversité avec des thèmes actualisés pour la version 2025.

    Chez Strobo mag, on reste méfiant : le premier opus se place dans les films de chevet tellement il côtoie la perfection, donc il y a beaucoup d’attente pour la suite, donc on a peur d’être déçu Ne faisons pas les mauvaises et attendons de voir… 

    Bruno De
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  • Les puristes du film iront crier au blasphème sur les Champs Elysées, les autres se plieront en deux devant Titanique, cette comédie musicale off Broadway. Un décor de carton-pâte, des personnages haut en couleur et un humour décapant, une fausse Céline Dion raconte sur scène sa vraie version de l’histoire d’amour entre Rose et Jack. On est plus proche d’Eric Morena (« Oh mon bâteau oh oh oh…! ») que de la super production de James Cameron, alors pourquoi pas ?

    Au Lido2Paris à partir du 24 avril, en anglais surtitré en français.

    lido2paris.com

    Bruno De
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  • Après un premier été couronné de succès, Chez Mano a réouvert le 1er avril 2025. Niché dans le jardin du cabaret-théâtre L’étoile bleue, ce restaurant-guinguette invite à profiter des beaux jours dans un cadre intime et verdoyant. Cette saison, l’atelier-boutique la Carterie célèbre la ville à travers ses emblèmes, ses vues et ses sculptures. De quoi prendre un verre à la fraîche avant d’aller voir la revue ou simplement passer un moment au calme (16h-22h lundi-vendredi)… 29 boulevard des Frères Godchot, 13005 Marseille.

     https://restaurantchezmano.fr/guinguette-marseille.

    Bruno De
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  • Depuis 2023, le Bunker permettait de passer chaque soirée de dimanche dans un lieu safe du centre de la capitale, réservé pour l’occasion aux identités queers et leurs allié.es. Dès le 18 avril, Rio et Mya ouvrent un local du mercredi au dimanche (16h-2h), avec de la street food de cuisines du monde. On leu souhaite bonne chance et bien sûr on va les soutenir en allant goûter et s’amuser !

    Infos : www.instagram.com/lebunkerparis.

    Bruno De
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  • Après le lumineux Entre les roseaux, Mikko Mäkelä revient avec Sebastian, un film beaucoup plus feutré, intime et troublant. L'histoire explore comment le glissement dans une double vie en tant que travailleur du sexe bouleverse la vie d’un jeune homme talentueux, porté avec justesse et puissance par Ruaridh Mollica. On ne peut qu’adhérer.

    En presque deux heures, Sebastian, le second long métrage du réalisateur finlandais Mikko Mäkelä, nous entraîne dans les méandres de l’addiction d’un jeune auteur en quête de reconnaissance. Max est un beau gosse de 25 ans qui, pour nourrir ses écrits, puise l’inspiration dans ses propres relations. Écrivain en herbe le jour, la nuit, il charme des hommes plus âgés sur des plateformes d'escorting sous le nom de Sebastian. En choisissant d'exploiter ces expériences personnelles et sexuelles pour enrichir son premier roman, il se laisse happer par l’appât du gain facile et la liberté que lui offre la prostitution sur Internet. La source d’inspiration qu’il en tire le conduit à noircir des pages blanches avec ses moments de sexe tarifés. Mais son éditrice souhaite plus d’authenticité. Max est-il prêt à abandonner son alter ego pour endosser l’identité de celui qui se cache derrière tout cela ? Est-il prêt à assumer les conséquences de cette décision ? Là est la question !

    Se perdre pour être  Entre scènes de sexe, sentiments naissants, relations suivies, remises en question, vie cachée et aspiration à percer dans le milieu littéraire, le trouble s’installe dans l’esprit de Max/Sebastian. En ancrant l’histoire dans l’univers londonien, tendance et culturel, et en faisant référence à l’œuvre et à la réussite de Bret Easton Ellis, dont Max est fan, Mikko Mäkelä flirte littéralement avec l’univers du maître des Lois
    de
    l’attraction, tant dans le traitement de l’image que dans le rythme et le déroulement de l’histoire. Se détourner de l’autofiction pour se lancer dans un témoignage sensationnel, Max doit choisir. Mais peut-il faire des compromis sans se brûler les ailes ?
    Sebastian de Mikko Mäkelä,  en salle depuis le 9 avril.

    Julien Claudé-Pénégry
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