Second roman pour le jeune auteur Quentin Michardière. Après un thriller haletant « Le trou de la serrure » paru en 2021, il reprend la plume avec ce coup-ci un roman policier tout aussi efficace et prenant. Dans les 200 pages du « Narcissisme du hibou », cet originaire de Limoges nous entraîne dans les rues de son enfance pour nourrir une intrigue qui touche à l’irrationnel. Un policier et une journaliste travaillent de concert pour résoudre une affaire mystérieuse : le corps d’une jeune fille est retrouvé la tête retournée. Un suicide, étrange ! Nos deux héros n’y croient pas. L’enquête bat son plein, les indices se multiplient, les pistes se croisent, les cadavres s’accumulent et les questions demeurent. Une écriture agréable et fluide, des mises en scène charpentées, des enchaînements courts qui donnent envie de filer dans cette histoire flirtant avec le surnaturel, les légendes urbaines, l’ésotérisme. L’écrivain aiguise votre curiosité et fait monter la pression. Une chose est certaine avec « Le narcissisme du hibou » vous ne vous regarderez jamais plus de la même manière dans un miroir.
Le narcissisme du hibou, de Quentin Michardière, Ed. Le Lys Bleu, 20,60€
75 ans de carrière en 20 ans et elle est toujours là ! La routarde de la chanson française sort un nouveau titre, Place aux femmes. Pour l’occasion, pas moins de 21 artistes poussent la chansonnette à ses côtés : entre autres Fabienne Thibault, Elisabeth Buffet ou encore Chantal Ladesou. Un album est à suivre début 2023.
Cette série hautement historique revient sur l’origine de la célèbre troupe de strip-teaseurs. Muscles saillants, fessiers rebondis, cela nous permettra aussi de nous rincer l’oeil, sans barrière de genre ou de sexualité. Il est a noter la présence de plusieurs acteurs gays : Robin de Jesus, Andrew Rannels, Murray Bartlett. Cette fiction n’est pour l’instant diffusée que sur la plate-forme américaine Hulu. 
En début d’année 2022, apparaissait Dyketopia, un jeune collectif fondé par Oriane et Celya amatrices de gros son techno et désireuses de proposer des espaces safe de rencontre et de fête. Elles ont créé ce qui manquait depuis toujours dans le milieu nocturne, des soirées à destination des lesbiennes en mode techno.
Ce célèbre dessin animé anglais pour les tout-petits a introduit une famille de deux mamans ourses polaires de la petite Penny : « je vis avec ma maman et mon autre maman ». Cette nouveauté fait suite à une pétition américaine réclamant une famille homoprentale, qui avait récolté 24000 signatures. Les concepteurs ont eu a cœur de montrer la réalité. Espérons que les diffuseurs de cette série, qui s’exporte dans 180 pays, n’imposeront pas de censure.
Games of Thrones montre pléthore de personnages LGBTQI. On se souvient de Renly Baratheon et son chevalier servant Lores Tyrell. Le spin off House of the Dragon n’y coupe pas : dans l’épisode 3 apparait Laenor Velaryon, promis à épouser Rhaenyra (une femme) mais qui tombe dans les bras de son favori. A suivre sur OCS
Marvel continue sa révolution queer : la maison de production a annoncé l’arrivée prochaine d’une version alternative de l’homme-araignée, pour la première fois de son histoire. Il s’appelle Web-Weaver (« faiseur de toiles » en français), costume jaune très haute-couture, efféminé, il se fait piquer par une araignée radio-active à la place de son camarade de classe, qui n’est autre que Peter Parker lui-même. S’en suivrait une relation tendue avec ses parents, qui semblent le mettre à la porte, avant qu'il ne soit recueilli par un couple lesbien. Steve Fox, le concepteur, a anticipé d’éventuelles critiques sur le côté stéréotypé du personnage : « il ne peut pas – et ne doit pas – représenter tous les hommes gays. Un seul personnage n'en est pas capable ».