La semaine sainte est une affaire sérieuse. Dans ce très catholique pays qu’est l’Espagne, ce moment de l’année est l’occasion pour les croyants de montrer leur ferveur. Et comme tout est aussi un peu commercial, une affiche est commandée pour en faire la promotion.
Mais voilà que cette année, la création réalisée par l’artiste sévillan Salustiano Garcíane semble ne pas convenir aux ultraconservateurs du coin. Jugée offensante, on y voit un Jésus-Christ couvert d’un linceul blanc au niveau de la taille. Fidèles, autorités religieuses et partis politiques qui considèrent cette représentation trop « efféminée » et « sexualisée » demandent qu’elle soit retirée et que le créateur présente ses excuses. Propos haineux et homophobes auxquels le créateur se défend par ses mots : « pour voir de la sexualité dans mon Christ, il faut être malade » !
Dans un contexte de hausse du nombre de plaintes pour homophobie en France, un jeune homme a porté plainte pour une agression de ce type dans une discothèque d’Avignon. Son agresseur présumé l’aurait filmé en train d’embrasser un garçon sur la piste de danse, avant de le rouer de coups dans la rue, alors qu’il était au sol. Si vous êtes confrontés à ce type d’agissement, physique et même moral, n’hésitez pas à contacter SOS Homophobie (
Cette fédération regroupe douze structures organisatrices de quatorze festivals de films LGBTQIA+ répartis partout en France et qui contribuent, chacun à leur manière, au rayonnement et à la visibilité des œuvres et des artistes façonnant le cinéma LGBTQIA+. Les membres fondateurs : Chéries-Chéris et Cinéffable à Paris, Ciné Friendly à Rouen, Cinémarges à Bordeaux, Désir… Désirs à Tours, Écrans Mixtes à Lyon, Et alors ?! à Perpignan, Focales dans les Landes, In&Out à Nice et à Cannes, Liberté + In&Out à Toulon, Rainbow Screen à Montpellier, Vues d’en Face à Grenoble et Ze Festival dans la Région Sud.
Retour au bercail pour cet ovni queer, après avoir offert son show aux Etoiles. Romain dévoile ses fantasmes : ses obsessions et de ses fantasmes sur la mode, l’amour, la famille, les réseaux sociaux, le genre et les sexualités. Ultra queer, glamour et forcément drôle, à (re)découvrir dans la petite salle du cabaret Madame Arthur jusqu’à fin mars.
Une communication pour une épreuve de cyclisme en Flandre a fait pschitt par son degré d’inélégance à l’attention des LGBT. On y voit Wout Van Aert passer la ligne d’arrivée sur un vélo sans selle et en arrière plan on voit dans le public un drapeau LGBT. Bien que le dessin fasse référence à la victoire du coureur belge de 29 ans le week-end précédent au cyclo-cross dans lequel il a concouru en Espagne, et où il avait effectivement perdu sa selle lors du dernier tour. Au-delà de la caricature, c’est le commentaire qui l’accompagne « la communauté LGBTQ est très enthousiaste » qui a fait sortir de ces gonds la communauté belge. Les plaintes n’ont pas tardé à s’accumuler et les organisateurs de la compétition ont été contraints de la supprimer au regard des retours négatifs et de s’excuser. 
L’Inter-LGBT ayant refusé toutes nos sollicitations l’année dernière pour une interview, il nous fallait donc attendre les premières réunions pour l’organisation de la marche parisienne. Selon les dernières informations, après des heures et des heures de discussion, les associations membres ont accouché de 3 propositions de format de marche. Avec un format très restrictif identique l’année dernière, un format plus souple, et un 3ème encore un peu plus souple mais pas très clairement défini. Selon nos informations, la prochaine marche compterait donc une dizaine de petits camions à plateau, mutualisés, avec une sonorisation de faible intensité. Pas de retour du format qui a fait le succès de la marche avec camions et musique. Autant vous dire que de toutes façons, vous serez encore déçu.e.s cette année. Donc rendez-vous dans le Marais à 19 heures pour danser et fêter dignement nos fiertés.
Ce haut lieu culturel et alternatif est contraint de fermer ses portes pour des travaux de mise aux normes exigés par la préfecture. Une telle décision impacte les salariés, techniciens et bénévoles, qui souhaitent néanmoins maintenir les activités hors les murs à destination des plus vulnérables (maraudes, permanences administratives et psychologiques, petits-déjeuners). La réouverture est prévue au printemps. Si vous souhaitez les aider financièrement :
Le 12 mars à 20h, MonCiné diffusera en avant-première le film All the colors of the world are between black and white, en présence du réalisateur nigérian Babatunde Apawolo. L'histoire raconte le lent rapprochement de deux hommes dans une société où les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont considérées comme taboues et passibles de poursuites. Cette diffusion s’inscrit dans le cadre du festival Rendez-vous des cinémas d'Afrique en partenariat avec Vues d'en face. Le festival du film LGBTQI+ soutient ce film pour sa sortie nationale. Mon Ciné, 10 avenue Ambroise Croizat, 38400 Saint-Martin-d’Hères