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  • Les LGBT+ tiennent leur propre salon du gaming grâce à Next Gaymer (instagram.com/nextgaymer). Afin de proposer des espaces de rassemblement ouverts, inclusifs et bienveillants qui concentrent la culture geek et LGBTQIA+, l’association lutte pour sortir du carcan social hétéronormé, être soi-même sans avoir à souffrir de discriminations dans l’univers du gaming.

    Ce combat se déroulera aussi dans le game et l’inclusivité du 16 au 19 juillet à la Maison des Associations Robert Luc (28 rue Denfert-Rochereau, 69004 Lyon). Tournois, shows, tables rondes.
    Infos sur gaymerfestival.fr

    Bruno De
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  • Le 9ème festival des cultures queer aura lieu du 1er au 5 juillet. 50 artistes pour 4 jours émaillés de drag shows, comedy club, soirées, ballroom et performances.

    Pour tous et pour tous les goûts, on va faire tourner les têtes et les corps dans une explosion de créativité.
    Programme complet : www.interieurqueer.eu

    Bruno De
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  • Certains livres ne se lisent pas, ils se respirent. Ils s’infusent en nous comme le sillage d’un parfum oublié que l’on retrouve au détour d’une rue. Jusqu'à toi, le cinquième roman de Léa Wiazemsky, est de ceux-là : un coup de foudre littéraire, une déflagration de tendresse et de douleur qui vient bousculer nos certitudes sur le temps et l'oubli.


    Tout commence en 1983, dans l’obscurité d’un cinéma bordelais. Myriam, femme libre du milieu du septième art, croise le regard de Marie. C’est le « fracas » : une attraction irrésistible, une passion qui dévore tout sur son passage. Mais Marie est prisonnière des convenances, d’un mari, d’une famille et d’une bourgeoisie provinciale où l’amour saphique est un interdit que l’on étouffe sous les non-dits. Séparées par la vie, ces deux âmes se retrouveront des décennies plus tard. Mais le destin a changé les règles du jeu : Marie n’a rien perdu de sa grâce, mais sa mémoire, elle, s'est envolée.
    Léa Wiazemsky signe ici une œuvre d’une sensualité vibrante. Sa plume, ciselée à l’or fin, parvient à capturer l’impalpable : l’effluve d'une peau, la courbe d’une nuque, la chaleur d’un baiser qui ressuscite. C’est un texte qui joue sur une palette infinie, entre la violence du conformisme social et la douceur infinie des retrouvailles à l'hiver de la vie. L’autrice aborde avec une justesse sidérante les thèmes de la démence et de l’Alzheimer—cette « saleté de maladie » qui efface les noms mais épargne, parfois, les battements du cœur.


    Dans ce labyrinthe des souvenirs, Myriam devient la gardienne de leur histoire face à Cécile, la fille de Marie, qui refuse ce passé. C’est beau, c’est cruel, c’est bouleversant, c’est profondément humain. Jusqu'à toi est une ode à l’amour intemporel, prouvant que si l'esprit flanche, la chair et l'âme, elles, gardent des traces indélébiles. Un roman solaire et déchirant qui nous laisse le cœur gonflé d’une émotion rare : celle d’avoir rencontré deux héroïnes que l’on n’oubliera jamais.
    Jusqu’à toi, de Léa Wiazemsky, Ed. Les Presses de la Cité, 288 pages, 21€.

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  • Il aura fallu patienter une année entière après son double sacre retentissant à CannesSeries 2025 (Meilleure série courte et Meilleure performance) pour que Oh, Otto ! débarque enfin sur Canal+. Ce délai de mise en diffusion n’a fait que renforcer l’aura de cette pépite belge qui s'éloigne radicalement des sentiers battus de la fiction queer habituelle.


    Le récit nous plonge dans le sillage d'Otto, incarné par le magnétique Willem De Schryver. Jeune homme en quête de sens dans un Bruxelles nocturne et mélancolique, il erre entre désir charnel et solitude numérique.  Largué par son copain et abandonné par sa meilleure amie qui déménage, il plonge dans les affres des applis de rencontres, des coups du moment, des pulsions instantanées et des retours de flammes qui nous font tomber dans les méandres de la solitude la plus drue. Télérama décrit avec justesse ces « charmantes aventures d’un ingénu au pays de Grindr ». Mais sous ses airs de chronique urbaine, la série propose de suivre un parcours de vie sous forme d’introspection, celle du protagoniste dans la découverte d’une liberté sexuelle exacerbée et sentimentale cabossée.

     

    Pour cela, le réalisateur privilégie un naturalisme brut, presque clinique, loin des artifices d'un Euphoria. Ici, l'homosexualité n'est plus un « sujet militant » mais le décor d'une mélancolie universelle et d'un vide existentiel capturé avec brio. La réussite totale du projet repose sur l’interprétation habitée de De Schryver. Comme le soulignait Le Soir lors de son prix d'interprétation, sa vulnérabilité désarmante porte littéralement l'œuvre. 
    Si le format court de quinze minutes peut frustrer les amateurs de fresques denses, il sert ici une narration nerveuse, évitant tout superflu. Cette série transforme l’errance en poésie visuelle. Malgré une noirceur parfois frontale, Oh, Otto ! s’impose comme une œuvre nécessaire, capturant l'essence d'une génération ultra-connectée mais profondément isolée. Une pépite brève, brute et indélébile.
    A découvrir en streaming sur Canal+.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Alors que la PrEP injectable bimestrielle (Apretude) vient d’être déployée et remboursée en France au début de l’année 2026, la recherche scientifique passe déjà à la vitesse supérieure. Les regards de la communauté médicale se tournent désormais vers le lénacapavir, une molécule révolutionnaire administrée par injection sous-cutanée seulement tous les six mois.


    La France participe activement à cette avancée majeure à travers l’essai clinique international PURPOSE 5, mené par le laboratoire Gilead, qui évalue précisément l’efficacité et la tolérance de ce traitement sur le territoire. D’après les données réglementaires analysées par les associations de lutte contre le VIH, le lénacapavir a déjà fait l’objet d’une demande d’autorisation auprès de l’Agence européenne des médicaments (EMA).


    Si les négociations tarifaires et les validations de la Haute Autorité de Santé (HAS) s’enchaînent sans accroc, les spécialistes espèrent une mise à disposition effective pour le public entre la fin de l’année 2026 et le courant de l’année 2027.
    « Deux injections annuelles suffiraient à se protéger du VIH », souligne l’association Sidaction lors de l’analyse des premiers résultats cliniques. Cette innovation promet d’alléger considérablement la charge mentale liée à la prévention quotidienne et d’ouvrir une nouvelle ère, hautement sécurisée, pour la santé sexuelle.

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  • Face aux infections invasives à pneumocoque (IIP), responsables de pathologies graves comme les pneumonies, les septicémies et surtout les méningites, la stratégie préventive s’allège pour les patients.

    Le vaccin pneumococcique 23-valent VPP23 (Pneumovax®), destiné aux personnes à risque de tout âge (maladies chroniques, déficits immunitaires), n’exige plus des rappels incessants tous les deux ans. Désormais, les autorités de santé, dont la Haute Autorité de Santé (HAS) et Vaccination Info Service, valident une simplification majeure : après la primovaccination, l’injection ultérieure de VPP23 ne nécessite qu’un délai minimal de 5 ans, évitant ainsi le phénomène d’hyporéponse immunitaire.

    Cette mesure soulage particulièrement les personnes vivant avec le VIH, hautement exposées. « La répétition rapprochée des vaccinations induit une baisse de l’immunité », rappellent les experts de la HAS pour justifier cet espacement protecteur et durable. Un soulagement pour les patients.

    Source photo : Wikipedia

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  • « Quand vous vous déclarez lesbienne, il y a toujours quelqu’un sur votre route pour tenter d’improviser une petite thérapie de conversion à vos dépens », écrit la journaliste Marie Kirschen, ex-rédactrice en chef du site internet des Inrocks et fondatrice de la revue lesbienne Well Well Well. Avec ce petit essai qui se lit vite et bien, elle prend à bras le corps cette idée tenace selon laquelle les femmes seraient un choix « par défaut », que les lesbiennes seraient en réalité des hétéros n'ayant pas encore eu la chance de « tomber sur le bon ».
    Ce livre est à la fois un tour de piste des préjugés sur les lesbiennes, que l'autrice dézingue à coups de bons arguments et une réflexion sur l'effacement historique des lesbiennes et son corollaire : le dénigrement de la légitimité des couples lesbiens. Combien de couples de lesbiennes célèbres, écrivaines, artistes, intellectuelles, que les livres d'histoire ont longtemps présentées comme de simples amies ?
    Cette invisibilisation des lesbiennes va également de pair avec un manque sidéral de représentations dans les films et les séries télé, et quand bien même, les rares personnages lesbiens à l'écran cessent souvent de l'être au cours de l'intrigue, renforçant cette croyance lesbophobe selon laquelle cette identité ne serait qu'un pis-aller, une salle d'attente avant que « le bon » débarque et les remette dans le droit chemin. Un livre à offrir aussi bien à la pote un peu trop hétéronormée, au père pudique, à la grand-mère un peu trop curieuse ou à l'oncle facho de la famille. Mais aussi une mine de références culturelles saphiques à mettre entre toutes les mains lesbiennes.
    C'est parce que t'es pas encore tombée sur le bon : #lesbienne de Marie Kirschen, Ed. La Meute, 96 p., 11,50€.

    Annabelle Georgen
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  • Ne laissons pas nos mémoires au placard. Avec l’exposition Résistances Queer à la bibliothèque municipale Buffon (75004) le dessinateur Pochep et le sociologue Antoine Idier transforment l’histoire LGBTQI+ en une immersion graphique mêlant humour et rigueur documentaire et brise le silence.

    Adapté de leur ouvrage chez Delcourt, ce parcours arrache un demi-siècle de luttes à l'invisibilité. L'objectif est sans détour : « Raconter l’histoire d’une minorité qui a dû se battre pour exister ». Du 1er au 30 juin, le trait de Pochep sert de bouclier contre l’oubli, mêlant humour et rigueur pour incarner les figures héroïques, de Stonewall aux combats actuels.

    A l’occasion du Mois des Fiertés, cette mission de transmission est vitale. Le point d’orgue : une rencontre-débat avec les auteurs le samedi 15 juin à 15h. Un rendez-vous nécessaire pour rappeler que, face à l'oppression, nos libertés ne sont jamais acquises. Un acte militant pour rappeler que nos libertés ne s’attendent pas, elles se dessinent.
    Infos : www.paris.fr

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’autrice a scellé le destin de la future série Harry Potter sur HBO tout en confirmant son virage radical. En adoubant cette nouvelle adaptation dont elle sera productrice exécutive, l’autrice n’a pas seulement validé un projet financier colossal, elle a profité de l’arène numérique pour réitérer ses positions transphobes, notamment en saluant la décision des JO de bannir les athlètes transféminines des compétitions.

    Comme le souligne le Huffington Post, ce timing illustre une stratégie de « provocation systématique ». Ce mélange des genres — entre business magique et militantisme d'exclusion — crispe une fan-base déchirée. Pour beaucoup, le passage de « l'école de la tolérance » à la rhétorique TERF est une trahison pure et simple. Rowling ne se contente plus d'écrire des mythes, elle détruit le sien, prouvant que même avec une baguette, on ne peut effacer le mépris.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Consommateurs ou pas, votre avis compte ! Playsafe.fr lance son nouveau questionnaire en ligne pour lever le tabou sur nos usages en ligne. En 10 étapes, 10 questions et simplement 5 minutes pour y répondre, vous êtes invités à participer pour mieux comprendre les usages de nouveaux produits de synthèse et autres substances psychoactives.

    L'objectif est limpide : briser le silence sur l'achat et la consommation de produits via Internet, capter la réalité brute du terrain, sans filtre ni jugement. 100% anonyme, 0% flicage. Ici, on ne cherche pas des coupables, mais des données fiables. Cette enquête est une arme stratégique pour orienter les futures politiques de prévention et l’accompagnement.

    L'ambition ? Passer d'une répression aveugle à une réduction des risques chirurgicale, adaptée aux circuits numériques. Alors, prenez la parole. On compte sur vous !
    www.playsafe.fr/questionnaire-drogue-internet

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