
Juste à point. Le ministre français de la Fonction publique, Guillaume Kasbarian, a fait le mardi 3 décembre son coming out dans les pages de Paris Match, devenant ainsi le premier ministre en exercice à présenter publiquement son compagnon, Antoine. Ce dernier, ancien pilote militaire et actuellement pilote chez Air France, est pacsé avec Kasbarian depuis trois ans. Dans un contexte politique tendu, avec des manifestations de fonctionnaires prévues, le ministre a souhaité être sincère avec les Français et montrer une vie « banale et normale ». Il a souligné l'importance de se sentir libre dans ses choix de vie, tout en espérant que cette déclaration ne suscite pas de réactions négatives. À 37 ans, il insiste sur le fait qu'il n'y a pas d'arrière-pensée derrière cette annonce, qui vise simplement à partager une partie de sa vie. Antoine, bien qu'il ne soit pas à l'aise avec cette exposition, souhaite vivre de manière authentique.
Reste à voir si cette déclaration est aussi dénuée d’intérêt qu’il le prétend dans le contexte politique actuel.






Ça sent le formol. Le 13 novembre, l’Académie française a publié la 9ème édition de son dictionnaire, définissant l’hétérosexualité comme « la sexualité naturelle entre personnes de sexe différent », tandis que l’homosexualité est simplement décrite comme une attirance pour les individus du même sexe, sans mentionner son caractère « naturel ». Ce choix a suscité de vives critiques, notamment du collectif des Linguistes atterrées, qui souligne l'absence de termes modernes tels que « coronavirus » et des définitions obsolètes, comme celle de « mail ». Les experts pointent une vision conservatrice et politique dans ces définitions, remettant en question la naturalité de l'homosexualité. Ils déplorent également que la définition de « femme » la réduise à sa fonction reproductive. L’Académie est accusée de ne pas refléter la langue vivante et d'être déconnectée des réalités contemporaines. La Ligue des droits de l’homme appelle à le « rectifier d’urgence ». Le caractère raciste, misogyne et homophobe de certaines définitions est consternante. La LDH a découvert « avec stupéfaction et consternation que nombre de définitions participent d’une vision au mieux archaïque de notre monde », explique l’organisation dans un communiqué. Les linguistes recommandent de se tourner vers d'autres dictionnaires plus actuels.


Le 24 novembre, la justice espagnole a rendu son verdict dans l'affaire du meurtre homophobe de Samuel Luiz, un aide-infirmier de 24 ans tué à La Corogne en juillet 2021. Quatre hommes ont été reconnus coupables, encourant des peines allant de 13 à 27 ans de prison. Leur agression a été déclenchée croyant qu’ils les filmait, alors qu'il était en vidéoconférence. Le procès a révélé la brutalité de l'attaque, qui a suscité une indignation nationale et des manifestations pour réclamer justice.
Lors de la projection d'un film au Festival international du film de Marrakech, une scène représentant une relation homosexuelle a provoqué un tollé. Des spectateurs, visiblement choqués, ont quitté la salle alors que deux hommes s'embrassaient dans un moment d'intimité. Cette réaction, filmée et relayée sur les réseaux sociaux, a enflammé les débats, suscitant des critiques virulentes. Des internautes marocains ont exprimé leur désapprobation, certains allant jusqu'à suggérer que la scène méritait une réaction plus violente.
