
Ce n’est que la deuxième personnalité politique à faire état de son statut sérologique. En effet, l'élue communiste parisienne Raphaëlle Primet a révélé publiquement être séropositive. Un choix fort pour briser le silence et combattre les préjugés liés au VIH. Dans un entretien accordé à l’Humanité, la prise de parole de la conseillère de Paris intervient en marge d'un mouvement de mobilisation autour de la sérophobie : une grève de la faim menée par Christophe Paco et Nicolas Aragona, tous deux militants engagés contre les discriminations faites aux personnes vivant avec le VIH.
« Je ne m’en suis jamais cachée, mais je ne l’avais jamais déclaré publiquement, exprime Raphaëlle Primet. Plusieurs personnes m’avaient déjà demandé pourquoi je ne le faisais pas ». L'élue rappelle une réalité essentielle mais encore trop méconnue : aujourd'hui, grâce aux traitements, les personnes séropositives sous traitement ne transmettent plus le virus (selon le principe I=I soit Indétectable = Intransmissible).
Pourtant, la peur, l'ignorance et le rejet demeurent ancrés dans la société. En s'exposant, Raphaëlle Primet espère faire bouger les lignes politiques et juridiques, plaidant pour une meilleure reconnaissance de la sérophobie comme une discrimination à part entière nécessitant des sanctions et une protection accrue des droits des personnes concernées.
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La journée de visibilité des personnes vivants avec le VIH et contre la sérophobie
Se faire dépister est la responsabilité de chacun et doit être une routine. Faciliter la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) est au cœur du nouveau dispositif « Mon test IST ». Les hommes de 18 à 25 ans, ainsi que les personnes transgenres et non binaires de cette tranche d’âge, peuvent désormais commander gratuitement un kit d’autoprélèvement à domicile.
Prévenir l’infection par le VIH grâce à une simple pilule mensuelle : c’est la promesse de l’Alimatravir (MK-8527), une nouvelle stratégie de PrEP développée par le laboratoire MSD. Lors la conférence AIDS 2026 de Rio, la firme américaine suscite déjà un vif intérêt comme le relate le journaliste Fred Lebreton dans les pages de Remaides, le magazine de l’association AIDES.
Présenté par certains comme une alternative plus rapide aux traitements classiques tels que le Viagra ou le Cialis, le Vardénafil suscite la curiosité. Cet inhibiteur de la famille des PDE5 agit en favorisant le flux sanguin vers le pénis lors d’une stimulation sexuelle.
Face aux risques de santé et à l’isolement liés à l’usage de substances psychoactives en contexte sexuel, l’association Chems Pause déploie son action en Seine-Saint-Denis. À l’instar de la dynamique initiée à Paris, un groupe de parole s’installe à Aubervilliers pour offrir un espace sécurisant d’écoute et de solidarité.
Alors que la PrEP injectable bimestrielle (Apretude) vient d’être déployée et remboursée en France au début de l’année 2026, la recherche scientifique passe déjà à la vitesse supérieure. Les regards de la communauté médicale se tournent désormais vers le lénacapavir, une molécule révolutionnaire administrée par injection sous-cutanée seulement tous les six mois.


Consommateurs ou pas, votre avis compte ! Playsafe.fr lance son nouveau questionnaire en ligne pour lever le tabou sur nos usages en ligne. En 10 étapes, 10 questions et simplement 5 minutes pour y répondre, vous êtes invités à participer pour mieux comprendre les usages de nouveaux produits de synthèse et autres substances psychoactives.
L’association AIDES, via sa revue Remaides, vient de lancer un pavé dans la mare : la politique répressive actuelle face au chemsex est un échec total sur le plan sanitaire. Alors que ces pratiques se multiplient, la pénalisation de la consommation de drogue apparaît aujourd'hui comme le principal verrou bloquant l'accès à la prévention et au soin.