
Saisie par le parti d'extrême droite PiS, la Cour constitutionnelle polonaise refuse de reconnaître les mariages de couples de même genre conclus à l'étranger. Les juges affirment qu'une telle validation irait à l'encontre de la Constitution, qui définit le couple uniquement par l'union d'un homme et d'une femme. Cette décision balaie d'un revers de main les arrêts favorables de la Cour de justice de l'UE et de la propre cour administrative polonaise.
Dans le même temps, le président d'extrême-droite polonais, Karol Nawrocki a mis son véto à un une projet de loi visant à la création d’un pacte civile entre personnes du même sexe. En sanctuarisant cette exclusion juridique et en bloquant tout accès à une égalité entre les couples, la Haute Cour fait le jeu de la Présidence en perpétuant l'héritage ultraconservateur du PiS et isole ainsi Varsovie des standards européens fondamentaux.

En Russie, l'État a transformé l'homophobie en outil de répression systémique. Le 29 juin 2026, un tribunal d’Orenbourg a franchi un cap inédit en condamnant trois employés du bar LGBT Pose à des peines allant jusqu'à sept ans de prison pour « activisme extrémiste », une première sentence criminelle de ce type selon Reuters. Cette traque judiciaire étouffe la société civile : le Réseau LGBT russe, pilier historique de la défense des droits depuis 2006, a annoncé la cessation définitive de ses activités en août 2026. Classé « extrémiste » à huis clos par la justice de Saint-Pétersbourg, le collectif a préféré se dissoudre, déclarant : « nous ne pouvons pas contrôler l'environnement répressif (...), la sécurité des gens est prioritaire. »
Au Salvador, l'école publique tourne le dos à la diversité. Confirmée par le ministre de l'Éducation José Mauricio Pineda, l'interdiction de toute référence à la prétendue « idéologie du genre » s'applique désormais rigoureusement.
Pékin efface méthodiquement toute visibilité LGBT+ de l'espace public comme du monde virtuel. La censure ne cesse de s'imposer : après l'annulation de la Shanghai Pride en 2020 et la fermeture de bars gays, le pouvoir s'en prend au numérique. Grindr a été retiré des stores, suivi des applications locales Blued et Finka. Télévision purgée des hommes jugés « efféminés », arrestations d'autrices de romans érotiques gays pour « obscénité » : l'offensive culturelle vise le contrôle moral absolu.
L’extrême droite italienne franchit un nouveau cap dans la surenchère idéologique. Le parti Futuro Nazionale, mené par le général Roberto Vannacci, dévoile un programme ciblant directement les personnes LGBT+.
Au Niger, la liberté s'effondre sous la dictature. Après la promulgation d'un code pénal prévoyant jusqu'à 10 ans de prison pour les relations de même sexe, la junte militaire a lancé une vaste vague d'interpellations. Jusqu'à 40 arrestations sont déjà signalées, instaurant la terreur. Les associations de soutien risquent aussi de lourdes amendes.
Aux États-Unis, face au rouleau compresseur conservateur, la résistance démocratique reste vive au sujet des droits LGBT+. 
Face à la persistance des discriminations subies par les personnes vivant avec le VIH, la sénatrice écologiste Anne Souyris a annoncé qu’elle allait déposer une proposition de loi spécifiquement dédiée à la pénalisation de la sérophobie.Cette initiative fait suite au combat mené par les militants Christophe Paco et Nicolas Aragona (alias Supersero). Ces derniers avaient entamé une grève de la faim pour briser le silence institutionnel.
L'Espagne intensifie sa lutte contre les discriminations anti-LGBT+. Le Congrès des députés a approuvé une réforme clé du Code pénal visant à criminaliser les « thérapies de conversion », prévoyant désormais des peines allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement pour leurs auteurs. Fondées sur l'idée fausse que l'homosexualité ou la transidentité seraient des pathologies à corriger, ces pratiques destructrices subissent un coup d'arrêt juridique majeur.


La 10e Marche des Fiertés de Kiev a réuni une foule historique depuis le début de l’invasion russe, portée par un message clair : « nos familles font partie de l’Ukraine ». Le 21 juin 2026, plus de 5 000 personnes ont fait corps sous haute sécurité et la menace des attaques aériennes. Malgré les tensions et une contre-manifestation d’extrême droite, l'événement visait à réclamer l'égalité des droits en temps de guerre. L'enjeu majeur reste la reconnaissance juridique des couples de même sexe.