
La Commission européenne a autorisé la commercialisation du Yeytuo, nouveau traitement préventif contre le VIH développé par Gilead. Avec seulement deux injections annuelles, contrairement aux traitements quotidiens, ce mode d’administration pourrait révolutionner la prévention, surtout dans les pays en développement. L’EMA, après un avis favorable en juillet, souligne que cette innovation pourrait renforcer la lutte contre le VIH, qui enregistre chaque année 25 000 nouveaux cas dans l’UE.
Les essais cliniques démontrent une réduction de plus de 99,9 % du risque de transmission. Toutefois, le coût élevé du traitement, estimé à plus de 28 000 dollars annuel, soulève des inquiétudes sur son accessibilité. Gilead a annoncé un accord pour produire des génériques à bas coût destiné à plus de cent pays en développement, en partenariat avec le Fonds mondial. Si cette avancée pourrait changer la donne, la question demeure sur la portée réelle de cette solution pour les populations vulnérables.
Bonne nouvelle. Alors que le laboratoire Gilead a reçu le feu vert des autorités de santé américaine pour la commercialisation d’un nouveau traitement de Prep en format injectable deux fois par an, l’agence européenne du médicament a suivi le mouvement. Cette nouvelle chance d’endiguer les contaminations par le VIH en préventif est à l’étude depuis février. Reste désormais à ce qu’il passe le processus d’évaluation par la Haute Autorité de la Santé qui inclut l’analyse du Service Médical Rendu (SMR) et de l’Amélioration du Service Médical Rendu (ASMR). En fonction de la note attribuée, les négociations sur le prix avec l’industriel vont être engagées. Cela pourrait durer jusqu’à un an ou plus si le prix demandé est jugé excessif. 
L’EFS avait mis en place un fichage des personnes HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) de 1983 à 2022, dans le cadre de l’exclusion légale de don du sang, au nom de la lutte contre le sida. Cette mesure ayant été abolie, aucune raison valable ne pouvait justifier la conservation.
Les États-Unis ont donné un coup d’accélérateur dans la lutte contre le VIH en approuvant un traitement préventif innovant, Yeztugo, développé par l’entreprise Gilead. Consistant en deux injections par an, ce traitement pourrait transformer la prophylaxie pré-exposition (PrEP), en facilitant l’adhésion et en offrant une alternative aux pilules quotidiennes. Selon Gilead, la réduction du risque de transmission dépasse 99,9 %, ce qui en fait une avancée majeure, comparable à l’impact des traitements antirétroviraux en 1996. Le PDG de Gilead, Daniel O’Day, précise que Yeztugo s’adresse aux adultes et adolescents pesant au moins 35 kg. Toutefois, le coût reste un défi colossal : environ 24 500 euros, risquant d’entraver l’accès dans les pays moins favorisés. Les experts soulignent que des traitements similaires, comme le lenacapavir, pourraient coûter entre 25 et 46 dollars, rendant leur production beaucoup plus abordable.
Selon le dernier Bulletin de Santé publique France publié le 2 avril 2025, 48 cas de Mpox ont été déclarés en France depuis le début de l’année. Tous ont été confirmés biologiquement, concernent exclusivement des hommes adultes âgés de 16 à 58 ans (médiane de 32 ans), principalement en Île-de-France (35 cas).
Depuis 9 ans, Minima Gesté et Emily Tante mobilisent des drag queens en France pour récolter des fonds pour le Sidaction et des associations de santé sexuelle locales. En 2025, pas moins de 18 villes ont vu marauder 500 créatures qui ont œuvré pour une meilleure compréhension des enjeux sanitaires spécifiques à la communauté LGBT+ et pour la création d’un environnement plus sûr et plus respectueux.
Un vent dangereux souffle sur la santé publique américaine. La Cour suprême des États-Unis s’apprête à se prononcer sur une affaire qui pourrait priver des millions de personnes d’un outil essentiel de prévention contre le VIH : la PrEP. Derrière cette attaque, Steven Hotze, médecin texan de 74 ans, figure bien connue de l’extrême droite religieuse et croisé acharné contre les droits des personnes LGBTQIA+.
Suite à l’agression d’un jeune caennais de 19 ans en janvier dernier, le Centre LGBTI Normandie de la ville lance une campagne visant à obtenir des chiffres et témoignages représentatifs, à utiliser notamment dans les rencontres prochaines avec les élu.es.
On est encore loin d’un traitement curatif mais la recherche avance à grands pas. Depuis plus de quatre décennies, le virus du sida défie la recherche : si les traitements antirétroviraux permettent de contrôler efficacement l’infection et avoir une vie quasi-normale, son éradication du corps n’a jusqu’à aujourd’hui pas été possible. La raison ? En présence de thérapies, le virus se cache, à l’état latent, dans certaines cellules immunitaires, appelées « réservoirs » et échappant ainsi aux thérapies classiques. Cette capacité à se faire oublier constitue le principal frein à une guérison complète. Mais deux avancées scientifiques récentes pourraient bien changer la donne.
La Haute Autorité de santé (HAS) a récemment publié une note très attendue sur la DoxyPEP, un traitement post-exposition qui pourrait transformer la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes. Ce traitement, basé sur la doxycycline, a montré une efficacité notable dans plusieurs études internationales, dont les essais DoxyPEP et DOXYVAC, en réduisant les infections à chlamydia et syphilis d'environ 70%. Cependant, la HAS adopte une approche prudente. 
À l'occasion de la 31ᵉ édition du Sidaction, qui s'est déroulé du 21 au 23 mars, un sondage OpinionWay révèle une inquiétante méconnaissance du VIH parmi les jeunes de 15 à 24 ans.