
Vingt ans de prison pour aimer. En adoptant son nouveau Code pénal, le Niger franchit un cap historique et glacial : la criminalisation de l’homosexualité. Jusqu’ici légal, le choix d’un partenaire de même sexe devient un crime d’État, calqué sur les récents tournants du Sénégal, du Burkina ou du Ghana.
« Une réponse à la déchéance morale importée », justifient les autorités de Niamey, portées par une transition militaire qui érige la tradition en bouclier souverainiste. Le texte, d’une sévérité inouïe, prévoit de 10 à 20 ans de réclusion ferme, pulvérisant les derniers refuges des minorités.
Pour les défenseurs des droits humains, c’est l’effroi. « Ce vote légitime la chasse aux sorcières et condamne toute une communauté à la clandestinité ou à l'exil », s’alarme un activiste local.
Dans ce Sahel en pleine mutation géopolitique, les libertés individuelles s’effacent sous les postures populistes. En verrouillant sa loi, Niamey s’offre un symbole politique fort. Le Niger a bel et bien choisi son camp : le camp des noirs barreaux et du silence tragique.

Les LGBT+ tiennent leur propre salon du gaming grâce à Next Gaymer (instagram.com/nextgaymer). Afin de proposer des espaces de rassemblement ouverts, inclusifs et bienveillants qui concentrent la culture geek et LGBTQIA+, l’association lutte pour sortir du carcan social hétéronormé, être soi-même sans avoir à souffrir de discriminations dans l’univers du gaming.
Le 9ème festival des cultures queer aura lieu du 1er au 5 juillet. 50 artistes pour 4 jours émaillés de drag shows, comedy club, soirées, ballroom et performances.
Certains livres ne se lisent pas, ils se respirent. Ils s’infusent en nous comme le sillage d’un parfum oublié que l’on retrouve au détour d’une rue. Jusqu'à toi, le cinquième roman de Léa Wiazemsky, est de ceux-là : un coup de foudre littéraire, une déflagration de tendresse et de douleur qui vient bousculer nos certitudes sur le temps et l'oubli.
Il aura fallu patienter une année entière après son double sacre retentissant à CannesSeries 2025 (Meilleure série courte et Meilleure performance) pour que Oh, Otto ! débarque enfin sur Canal+. Ce délai de mise en diffusion n’a fait que renforcer l’aura de cette pépite belge qui s'éloigne radicalement des sentiers battus de la fiction queer habituelle.
« Quand vous vous déclarez lesbienne, il y a toujours quelqu’un sur votre route pour tenter d’improviser une petite thérapie de conversion à vos dépens », écrit la journaliste Marie Kirschen, ex-rédactrice en chef du site internet des Inrocks et fondatrice de la revue lesbienne Well Well Well. Avec ce petit essai qui se lit vite et bien, elle prend à bras le corps cette idée tenace selon laquelle les femmes seraient un choix « par défaut », que les lesbiennes seraient en réalité des hétéros n'ayant pas encore eu la chance de « tomber sur le bon ».
L’autrice a scellé le destin de la future série Harry Potter sur HBO tout en confirmant son virage radical. En adoubant cette nouvelle adaptation dont elle sera productrice exécutive, l’autrice n’a pas seulement validé un projet financier colossal, elle a profité de l’arène numérique pour réitérer ses positions transphobes, notamment en saluant la décision des JO de bannir les athlètes transféminines des compétitions.
Ne laissons pas nos mémoires au placard. Avec l’exposition Résistances Queer à la bibliothèque municipale Buffon (75004) le dessinateur Pochep et le sociologue Antoine Idier transforment l’histoire LGBTQI+ en une immersion graphique mêlant humour et rigueur documentaire et brise le silence.
La fin du monde est proche. Bientôt les quelques terres encore émergées seront rayées de la carte. Dans une base spatiale à l'abandon du nord de l'Europe, grignotée par la rouille et les embruns, une poignée de survivantes s'affaire autour d'une intelligence artificielle baptisée Memory Palace. Ces femmes, astronaute, hackeuse, high-technicienne, journaliste et botaniste, savent qu'elles sont condamnées à mourir, alors elles se sont données une ultime mission: envoyer en orbite les archives de l'humanité, une fusée dans l'espace comme une bouteille à la mer, pour que ces millions de vies presque toutes déjà éteintes continuent de briller ailleurs, un jour, peut-être. Une étincelle d'espoir par-delà le déluge.
Elio de Pixar concourait pour le meilleur film d’animation aux Oscars 2026. Etre en lice pour ce trophée est déjà une belle récompense, mais celle-ci aurait pu avoir une saveur encore plus agréable si l’histoire de ce petit garçon orphelin à l’origine queer n’avait vu son identité rabotée sous des prétextes fallacieux. Revenons sur les faits.