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  • Le Brésil lance la Platform of Respect, une nouvelle IA pour surveiller les discours anti-LGBTQ+ en ligne. Développée en partenariat avec l'ONG Aliança Nacional LGBTI+ et financée en partie par la députée trans Erika Hilton, cette plateforme utilise Aletheia, un outil capable d'analyser en continu réseaux sociaux, blogs et sites d'info en portugais, en détectant les propos haineux ou mensongers. 
    Lorsqu’un contenu est identifié, il est étudié par des juristes, puis transmis aux autorités si nécessaire, afin de poursuivre en justice les auteurs. Saluée par les défenseurs des droits queer pour sa démarche protectrice, cette initiative suscite aussi des débats sur la liberté d’expression. Certains estiment qu’elle risque de limiter le débat public, illustrant le défi mondial d’équilibrer lutte contre la haine et droits fondamentaux. 
    Le Brésil, qui criminalise depuis 2019 toute discrimination envers la communauté LGBTQ+, montre la voie d’une innovation controversée, susceptible d’inspirer d’autres pays. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Comité International Olympique (CIO) pourrait interdire la participation des femmes transgenres dans les épreuves féminines dès les Jeux de Los Angeles en 2028, selon plusieurs sources, dont Sky News. Cette décision potentielle, attendue d'ici douze mois, marquerait un tournant après que le CIO ait précédemment laissé les fédérations fixer leurs propres règles. Elle fait suite à une présentation scientifique de la Dr Jane Thornton, directrice de la santé du CIO, qui aurait exposé les avantages physiques permanents des athlètes nés hommes. Un groupe de travail « protection de la catégorie féminine » a été mis en place.

    Des spéculations indiquent que le CIO étudierait l'instauration de tests de vérification du sexe systématiques. Cette initiative, poussée notamment par la nouvelle présidente Kirsty Coventry et les pressions américaines, vise à protéger la catégorie féminine, malgré les appels à l'inclusion. Un porte-parole du CIO a toutefois tempéré, affirmant qu'aucune décision finale n'a été prise pour l'instant. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • En France comme en Europe, le changement de genre et de prénom se joue aujourd’hui entre clarifications juridiques et bataille pour l’autodétermination.

    En France, la circulaire du 8 janvier 2026, signée par Gérald Darmanin, rappelle aux officiers d’état civil et aux magistrats les règles applicables aux personnes trans souhaitant changer de prénom ou de mention de sexe. Ces procédures doivent être « accessibles, rapides et respectueuses de l’intimité de la vie privée », loin du parcours du combattant dénoncé par les associations. Message central : la procédure est entièrement démédicalisée. Aucun certificat, traitement ou opération ne peut être exigé, le Code civil interdisant depuis 2016 de refuser une demande au motif que la personne n’a pas subi d’actes médicaux ou de stérilisation.

    La circulaire recadre aussi les pratiques illégales : certains tribunaux et mairies continuaient de réclamer des attestations médicales ou de juger de la « cohérence » entre apparence et prénom. Or les agents sont enjoints à ne pas « reproduire des stéréotypes de genre » et un prénom peut être neutre, épicène, féminin ou masculin. Mais le texte laisse un goût d’inachevé : la Défenseure des droits, Claire Hédon, plaidait pour déjudiciariser le changement de la mention de sexe et en faire une démarche déclarative fondée sur l’autodétermination. La circulaire, elle, se contente de surligner des principes existants sans toucher au rôle du juge.

    À l’échelle européenne, deux arrêts de la Cour de justice de l’UE, Mousse et Deldits, ouvrent un autre front. Mousse juge contraire au RGPD l’obligation de choisir « monsieur » ou « madame » pour acheter un billet de train, faute de nécessité objective. Pour l’avocat Étienne Deshoulières, « l’apport essentiel de Mousse est la possibilité d’une suppression de la mention de genre à l’état civil ». Deldits consacre, lui, le droit de corriger administrativement la donnée « sexe/genre » dans les registres publics, sans passage systématique devant un juge. Un colloque est justement organisé sur le sujet à l’Assemblée nationale, ce 22 janvier 2026. 

    Dans un contexte européen contrasté, ces décisions font du RGPD un outil stratégique pour transformer la reconnaissance du genre : passer d’un contrôle de légitimité à une véritable reconnaissance de la parole des personnes concernées.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le local du Centre, en pleins travaux de mise en conformité, a été victime d’un cambriolage, déplorant 4000 € de préjudice (ordinateurs et sono). Ce vol le met en situation encore plus délicate, puisque l’établissement subissant des difficultés financières.
    Pour Aymeric Martin, son président, il ne s’agit pas d’un acte anti-LGBT, le motif serait « purement crapuleux ». C’est pourquoi le centre appelle plus que jamais aux dons (www.centrelgbtilyon.org/adherer/donate). Bien que soutenue financièrement par la mairie, il reste économiquement fragile, fédérant 40 associations de Lyon et sa région, et ayant ouvert une antenne à Dijon.

    Bruno De
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  • La cité bretonne (ou pas…) est la 14ème ville à accueillir Strobo en version papier. A disposition dans une quinzaine d’établissements, votre magazine LGBTQIA+ préféré continue son développement partout en France.

    Lecteurs nantais, n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et même de nous transmettre vos événements, afin que nous les relayions dans notre agenda, disponible sur www.strobomagmag.com et https://everydaypride.eu

    Bruno De
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  • Parmi les innombrables activités du très actif Centre LGBTQIA+, la rédaction a retenu Happy to switch, une pratique de tango queer et double rôle, organisée un jeudi par mois.
    Elle s’adresse aux danseur·ses qui cherchent à pratiquer hors du cadre cyshétéro, à celles et ceux qui veulent s’exercer dans les deux rôles (suivre et guider) et à toutes les personnes curieuses de découvrir le tango queer. L’idée de cette pratique c’est de s’exercer sur la piste, de partager les ressentis et les expériences, de pouvoir demander conseil si on le souhaite et d’explorer ensemble. On propose d’aborder les deux rôles en dehors des représentations sexistes : on ne fait pas l’homme, on ne fait pas la femme. A vous la sensualité argentine… https://centrelgbtqiamarseille.org/agenda

    Bruno De
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  • Plus de 80 villes ont vu défiler des cortèges festifs et revendicatifs en 2025, un record. 2026 s’annonce aussi comme un bon cru, avec pour commencer deux Marches d’hiver le 31 janvier, la première au pied des Pyrénées, à Oloron Sainte Marie, l’autre dans les Alpes (Queyras). Au programme, du ski, des animations, des stands, du clubbing et bien sûr des défilés, tout pour réchauffer l’hiver !
    Infos : https://www.instagram.com/collective_bbq et https://lequeyras.com/agenda/queyras-pride.

    Bruno De
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  • Cet acte de vandalisme n’est pas un cas isolé. Le 20 décembre dernier, les locaux d’Homogene le Centre LGBT de la Sarthe, ont été dégradés. Voici les faits rapporté par l'association sur les réseaux sociaux : « les agresseurs n'ont pas hésité à signer leur geste en collant des autocollants idéologiques d'extrême droite et fascistes. Ils ont tenté d'arracher les vinyles arc-en-ciel présents sur nos vitres. Plus grave, leurs autocollants avaient pour objectif de masquer nos affiches, à savoir les heures de nos permanences, nos actions et les affiches de prévention du suicide chez les adolescents. » Homogene, qui fête ses 30 ans cette année, veut rester positive : « nos adversaires autrefois majoritaires ne sont plus que minorités. La preuve en est du soutien total du quartier qui a été profondément choqué ».

    Autres exemples récents : Iskis, le Centre LGBT de Rennes a été dégradé à deux reprises au printemps dernier.Les locaux ont été tagués, la serrure collée avec de la glu et les fenêtres peintes. Un acte mené par un groupuscule d’extrême droite. A quelques centaines de kilomètres, le Centre LGBT de Nantes est lui aussi ciblé régulièrement par les homophobes. Et enfin, le centre LGBT de la Réunion, incendié en février 2023, a dû attendre l’année suivante pour rouvrir.

    Xavier Héraud
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  • Le projet Le Dernier Calendrier est une initiative artistique et solidaire majeure, conçue pour transformer un objet du quotidien en un puissant outil d'engagement.

    Il rassemble 12 associations et 12 personnalités influentes autour de 12 images fortes, chacune incarnant un combat social ou environnemental essentiel.

    Ce calendrier illustre des causes vitales, allant de la protection des océans (Sea Shepherd, Surfrider Foundation) et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (#NousToutes) aux droits LGBTQIA+ (Inter-LGBT), en passant par l'écologie populaire (Banlieues Climat), la justice alimentaire (L’Après M), la dénonciation de la fast fashion (Fashion Revolution) et la lutte contre l'isolement (Entourage).

    Des personnalités engagées comme Swann Périssé, Lamya Essemlali, Cookie Kunty et Féris Barkat prêtent leur image pour créer des tableaux narratifs, puissants et sincères, conçus par le duo de photographes Victor Janjic et Manon Sima.

    Au-delà de l'objet imprimé, un documentaire en accès libre retrace les coulisses et l'aventure collective du projet. Produit de manière indépendante et éthique, chaque vente soutient concrètement les 12 associations partenaires, offrant ainsi un moyen direct et significatif de contribuer à leurs actions. Le Dernier Calendrier est un appel à l'urgence d'agir, rappelant que chaque mois et chaque cause comptent pour un monde plus juste.

    Site internet : www.lederniercalendrier.com

    Instagram : https://www.instagram.com/lederniercalendrier

    Commande directe : https://www.lederniercalendrier.com/product-page/le-dernier-calendrier

    Documentaire : https://www.youtube.com/watch?v=iTsqIi4qdnA

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    Julien Claudé-Pénégry
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  • De 4 mois de prison avec sursis à 10 mois ferme, c’est ce dont ont écopés 4 hommes jugés pour harcèlement en ligne et menaces de violences à l’encontre de la DJ, après sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris en 2024. Ce déchaînement de haine sur les réseaux sociaux avaient déclenché chez elle une agoraphobie et du psoriasis. Les prévenus présents avaient tous reconnu avoir envoyé les messages, mais pas leur caractère menaçant ou harcelant.

    Lors de la lecture du jugement, la présidente du tribunal a souligné des « actes extrêmement graves » et des « violences numériques massives qui s'exercent plus volontiers qu'elles sont dématérialisées ».

    Bruno De
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  • Alors que la loi contre les thérapies de conversion est entrée en vigueur depuis près de 4 ans, Thomas Brun, 27 ans, a dénoncé les souffrances qu’il a enduré pendant de nombreuses années au sein de l’église évangélique Espoir dans la Loire. Pendant de nombreuses années, il aurait subi ce qu’on apparente à une thérapie de conversion. Il a dû notamment endurer des prières pour « chasser le démon de l’homosexualité ». Depuis, le jeune homme a créé l’association Stop thérapies de conversion en septembre 2025.

    Si vous souhaitez soutenir ou être aidé : 
    https://stoptherapiesdeconversion.odoo.com. Rappelons que les contrevenants encourent jusque’à 3 ans de prison et 45000€ d’amende.

    Bruno De
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