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  • Pour la première fois, la Corée du Sud autorisera les couples de même sexe à s’enregistrer comme tels dans le recensement national. Cette décision est inédite dans un pays où le mariage pour tous.tes reste interdit, et marque une étape symbolique vers une reconnaissance des personnes LGBTQIA+. Désormais, les personnes vivant ensemble pourront se désigner comme « époux/épouse » ou « cohabitant », quel que soit leur sexe. 
    Jusqu’ici, les couples homosexuels étaient classés automatiquement dans la catégorie « autres cohabitants ». Les couples concernés n’obtiennent aucun nouveau droit civil, fiscal ou familial. Mais leur inclusion dans le recensement permettra, pour la première fois, de mesurer leur nombre, leur répartition géographique et leur situation socio-économique. 

    Bruno De
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  • Le Conseil de l’Europe adopte une recommandation historique pour les droits des personnes intersexes. Un cadre non contraignant mais clé, visant à garantir justice, soins, éducation et protection contre la discrimination. Il interdit notamment les opérations non consenties pour « normaliser » les caractéristiques sexuelles. La décision, officialisée le 27 octobre à Strasbourg, marque une étape cruciale vers l’égalité et la reconnaissance des intersexes en Europe.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le 20 novembre, la ville normande aura son monument de mémoire et de solidarité. Grâce à la mairie et à Fiertés Colorées (centre LGBTI+), la Passeuse, œuvre réalisée par l’artiste Chloé Kelly Miller, trônera dans le square Verdrel. 
    Cette sculpture représente plusieurs personnes enchevêtrées. « L’un d’entre eux, le plus grand et le plus robuste, symbolise la mère communauté. Ce personnage central soutient les autres personnages. La position des corps et le mouvement ouvrent une dimension d’amour, d’espoir, de lutte, de courage et de ténacité », indique la Ville.

    Bruno De
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  • Le Japon a récemment étendu la reconnaissance légale des couples de même sexe à neuf lois et règlements, leur conférant des droits similaires à ceux des mariés dans plusieurs domaines administratifs. Ces avancées, découlant notamment d’une décision de la Cour suprême en mars 2024, s’ajoutent à des réformes début 2025 qui ont déjà renforcé la protection des partenaires LGBTQ+ en matière de logement ou de protection contre la violence. 
    Malgré cela, le mariage égalitaire reste inaccessible, car plus de 120 textes législatifs excluent toujours ces couples. La majorité de la société, pourtant favorable, et les municipalités offrent déjà des certificats symboliques, sans valeur légale nationale. Les tribunaux régionaux mettent la pression, jugeant que l’interdiction viole l’égalité, mais le Gouvernement, sous Fumio Kishida, privilégie la prudence, évoquant un consensus social nécessaire. Internationalement isolé au sein du G7, le Japon semble évoluer inexorablement vers une législation plus égalitaire, le changement étant désormais considéré comme inéluctable, mais reste à savoir quand se fera-t-il ?

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Grâce au Plan national pour l’égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ 2023-2026 mis en place par la DILCRAH (délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT), Iskis a pu recruter deux salariés afin d’organiser et de soutenir les nombreuses actions mises en place.

    Néanmoins, en 2025, la dotation a été divisée par 5, remettant en cause la pérennité du centre. Les dirigeants ont saisi le tribunal administratif. La présidente du centre déplore : « on est peut-être le premier à qui ça arrive, mais dans les années à venir, cela pourrait se généraliser. La lutte contre les discriminations ne doit pas passer au second plan, même en cas de crise budgétaire. Et puis n’oublions pas que les discriminations  augmentent. On est de plus en plus sollicité par des personnes qui sont dans des situations vraiment très compliquées. Ça nous désole de constater le manque de soutien des institutions ».

    Bruno De
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  • Derrière ce mot basque se « cache » le point névralgique de la communauté LGBTQIA+ de la région. Le local, tenu par l’association les Bascos, propose de nombreuses activités, quelle que soit son orientation affective ou son identité de genre. 
    Outre les permanences hebdomadaires, on peut profiter des vendredis auberge espagnole, des samedis dégustations de vins, de permanences trans, de soirées bears, de randonnées, etc. De quoi ne plus hésiter à pousser la porte !
    10 rue Jacques Lafitte, Bayonne
    Agenda : lesbascos.org/txalaparta-quezako

    Bruno De
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  • Le 27 octobre 2025, un mémorial en l’honneur des soldats et vétérans LGBT+ a été inauguré par Charles III. L'œuvre ressemble à un morceau de papier froissé contenant des mots de lettres personnelles qui ont été utilisés comme preuves pour incriminer des personnes. Jusqu’au début des années 2000, les homosexuels étaient exclus de l’armée. En outre, depuis l’année dernière, les anciens vétérans LGBTQ+ peuvent demander une indemnisation financière pour compenser les conséquences négatives de l'interdiction de leur engagement.

    Bruno De
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  • La Tram bar nous fait revenir en enfance en organisant son premier concours de cosplay. Quelque soit ton héros ou ton univers fantastique ou fantaisiste préférés, viens l’exprimer sur scène ! 4 catégories pour convaincre le jury : catwalk/défilé, qualité du costume, originalité, performance de 3 minutes.
    La date de la soirée sera révélée prochainement.
    Inscription : castings-latram-bar@hotmail.com
    instagram.com/la.tram.bar_calais

    Bruno De
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  • Il s’appelle Géza Buzás-Hábel, président de l’association Diverse Youth Network, défenseur des droits humains et organisateur de la Pride de Pécs depuis 5 ans.
    Malgré l’interdiction des autorités, 7 000 à 8 000 personnes avaient défilé le 4 octobre dernier dans cette ville de 140000 habitants du sud de la Hongrie pour défendre les droits LGBTQIA+. Le 28 octobre, il a été interrogé comme suspect par la police dans le cadre d’une enquête criminelle pour « rassemblement illégal », une loi qui ne respecte pas la charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne. Il risque jusqu’à un an de prison.
    Ce cas marque une escalade sans précédent dans la répression : c’est le premier cas connu dans l’Union européenne où un militant LGBTI+ est poursuivi pénalement pour avoir organisé une Pride.
    Si vous souhaitez interpeler la Comission européenne : comm-rep-par@ec.europa.eu.

    Crédit photo : XDR

    Bruno De
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  • Le “Fare te Aroha” ouvre ses portes à Papeete, offrant un lieu d’aide et d’écoute aux personnes LGBT confrontées à discriminations, précarité ou marges sociales. Situé face à l’ancien Piano Bar, ce centre est porté par l'association Cousins, Cousines de Tahiti. Karel Luciani, son président, explique : “l’objectif, c’est vraiment l’entraide et l’accompagnement”. Le centre propose des permanences de psychologues, infirmières et de soutien par le biais de bénévoles, notamment pour lutter contre les idées suicidaires. “Des jeunes à la rue ou victimes de violences familiales trouvent ici un espace pour s’exprimer et recevoir du soutien,” témoigne une source de Tahiti Infos. L’État a financé le projet à hauteur de 2 millions de francs pacifique, soulignant l’engagement croissant pour les droits LGBT en Polynésie. Le centre doit aussi offrir des ateliers sur la transition et la lutte contre les violences homophobes ou transphobes, pour favoriser inclusion et solidarité.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L’Assemblée législative de transition burkinabé a adopté à l’unanimité une réforme du Code des personnes et de la famille, rendant les pratiques homosexuelles passibles de deux à cinq ans de prison et d’amendes. Les étrangers reconnus coupables seront expulsés. Jusqu’ici, aucune législation spécifique ne sanctionnait l’homosexualité dans le pays, où la communauté LGBTQ+ vivait sous forte pression sociale. Cette mesure, soutenue par le pouvoir militaire d’Ibrahim Traoré, s’inscrit dans une stratégie de rejeter les influences occidentales et de renforcer le nationalisme. Elle risque d’accroître la marginalisation, la violence, et de fragiliser la lutte contre le VIH. La communauté internationale devrait dénoncer cette régression qui place le Burkina Faso parmi une trentaine de pays africains criminalisant ces relations.

    Julien Claudé-Pénégry
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