Thèmatiques
Articles | Brèves
  • Depuis leurs débuts dans les années 80 - et le fabuleux West End Girls qui les a rendu célèbres - les Pet Shop Boys n’ont pas arrêté de marquer la pop au fer rouge, expérimentant et se renouvelant sans cesse, explorant toutes les facettes de la dance-music, du plus euphorique au plus mélancolique, et imposant leur empreinte avec une élégance rare.


    Mais les Pet Shop Boys, c’est bien plus que des hits : c’est un univers visuel d’une exigence remarquable. Photos officielles, pochettes d’albums, scénographies spectaculaires, costumes audacieux… chaque détail est pensé avec soin. Le duo s’entoure de collaborateurs prestigieux, de Wolfgang Tillmans à Derek Jarman, en passant par Zaha Hadid, entre autres, pour enrichir cet imaginaire singulier.


    Avec Volume, imposant ouvrage de près de 600 pages, c’est toute cette richesse visuelle qui est réunie, couvrant quarante ans de création, de 1984 à 2024. Un objet incontournable pour les fans - légions - mais aussi une véritable leçon de style, de design et d’esthétique camp.
    Pet Shop Boys : « Volume » - (Thames & Hudson) - 54€

    Patrick Thévenin
    Partager:

  • Jen Cardini aime les petits monstres

    L’icône de l’électro Jen Cardini signe un nouvel EP chez le label de Chloé Caillet, en hommage aux classiques house des années 90. Dans un entretien accordé au média Dure Vie, il revient sur la naissance de ce projet : entre refus d’un remix et erreurs heureuses en studio. En ressort, trois versions rythmées directement inspirés de la house new yorkaise. Il revient aussi sur différents aspects de sa vision d’une scène club plus ouverte et généreuse.

     

    Pour le patron des labels Correspondant et Dischi Autunno, une évidence s'impose : « la musique doit être accessible à tous ». Cette quête d’inclusion guide sa carrière depuis ses débuts marquants au mythique club le Pulp. Au-delà de la virtuosité technique, l’artiste souligne l'importance de l’émotion immédiate, refusant l'élitisme qui fragmente parfois le monde de la nuit.

     

    Il rappelle que le clubbing est avant tout un acte politique et social, essentiel pour les communautés queer. Selon Jen, le partage prime sur la complexité : « il ne faut pas avoir besoin d’un manuel pour comprendre un morceau ». Jen Cardini prône pour une fête démocratique, où la bienveillance et la transmission restent les piliers de l’expérience collective.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Adieu pop-corn, place aux stroboscopes. Dix ans après la fermeture de l’historique cinéma Le Méliès, l’équipe de La Marbrerie ressuscite le site avec Bal Chavaux, un lieu hybride « entre format club, concerts et enseignement de la danse ». Situé place Jacques-Duclos, ce complexe de trois salles promet d'injecter une dose de radicalité sonore au pied du métro Croix de Chavaux.

     

    Défricheur, le projet mise sur une programmation « orientée vers des formes musicales aussi actuelles qu’émergentes », allant de l’hyper-pop, le hip-pop aux musiques électroniques. La salle principale de 500 places devient l'épicentre d'une fête décloisonnée, tandis que des partenariats avec le conservatoire Pina Bausch ancrent le lieu dans une dimension pédagogique. Avec cette ouverture, l'enjeu de l’équipe est clair : « redonner du souffle » à la banlieue avec un luxe « solaire et impitoyable ». Un pari audacieux qui prouve que Montreuil reste l’épicentre du cool engagé, véritable bastion underground. Et nous on aime ça.

    Infos : balchavaux.fr

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Le légendaire club Tresor, né en 1991 dans un ancien coffre-fort de Berlin-Est, investit Paris pour ses 35 ans. Le 11 avril, il pose ses valises au club de La Villette, le Mia Mao, vaste halle industrielle de 3000 m² ouverte en 2025, avant de prolonger la nuit au Glazart. Une fusion explosive entre l’avant-garde berlinoise et l’énergie parisienne. « Le temple berlinois de la techno » référence européenne, Tresor a forgé la scène électronique avec sa techno brute et ses murs de coffres fracturés. Le Mia Mao, après Fabric, offre sa « carte blanche internationale » pour cette soirée immersive, dont la programmation reste secrète. Préparez-vous à une nuit de liberté et de partage qui transcende les capitales.
    Infos et billetterie : miamao.fr/show/tresor-35-years-anniversary

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • C’est la collaboration que personne n’avait vue venir, et pourtant, elle sonne comme une évidence. Angèle signe son grand retour avec « What you want », un titre produit par l’emblématique duo électro Justice. Entre pop acidulée et « malaise synthétique », le morceau explore une sensualité brute et une liberté farouchement assumée.
    Le clip, déjà viral, plonge la chanteuse belge dans une esthétique queer et chaotique. On y voit une Angèle magnétique, croquant le fruit défendu dans une atmosphère à la fois sombre et sophistiquée. Portée dans une chorégraphie pensée par (La) Horde, ce collectif d’artistes à la tête du Ballet national de Marseille, que tout le monde s'arrache, ce sont les ruelles de la cité phocéenne qui servent de décor naturel à cette vidéo, où les corps se chassent, s’entremêlent, se touchent, s’agrippent et se mélange dans une spirale de roulage de pelles en bon et dûe forme. Xavier de Rosnay et Gaspard Augé apportent leur patte caractéristique : des basses lourdes et un groove disco-noir qui bouscule les codes habituels de la star. Plus qu’un simple tube, cette « collision sensuelle » marque une véritable mue artistique. Angèle s’éloigne de la candeur de ses débuts pour embrasser une maturité provocante et expérimentale. Un hymne à l'émancipation qui électrise déjà les charts. On adore !!

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • L’industrie de l’électro traverse un séisme sans précédent. Sous le hashtag #MeTooDJ, une vague d'accusations de violences sexistes et sexuelles secoue la scène hard techno, entraînant la déprogrammation de cinq têtes d'affiche de festivals majeurs comme Tomorrowland ou Dour.
    Au centre de cette onde de choc, la DJ superstar belge Amélie Lens a pris la parole pour dénoncer un système complice. « Ce qui entretient le problème, c'est le silence et la protection des réputations avant celle des personnes », a-t-elle martelé. 
    Dans un message empreint de gravité délivré sur son compte Instagram, elle regrette une culture où l’impunité a longtemps régné : « nous ne pouvons plus ignorer ce qui se passe dans les coulisses ».
    Ce témoignage marque un tournant pour un milieu nocturne souvent opaque. En plaçant la sécurité des victimes au-dessus du « business », Amélie Lens appelle à une réforme profonde des structures de booking, espérant que ce mouvement mette fin, de manière irréversible, à l'ère du « boys' club » électronique.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • L’artiste queer maroco-canadien El Mehdi marque un tournant avec la sortie de son EP Salam. Véritable pont entre héritage maghrébin et pop mondiale, ce projet multilingue (arabe, français, anglais) s'accompagne d’un court-métrage visuel saisissant : « El Film ». Entièrement conçu par l'artiste — de la réalisation aux costumes — ce film chorégraphié au cœur d’un riad sublime la cérémonie du thé, symbolisant un passage de l'ombre vers la lumière. Musicalement, l’exigence est au rendez-vous avec une production signée Sūn Jùn et un mixage assuré par Wez Clarke (Sam Smith).
    Ancien porte-parole d’Amnesty International, El Mehdi s’impose comme une figure de proue de la diaspora. Entre art-pop contemporaine et engagement, celui qui brille aussi au cinéma dans L’Héritier des secrets confirme son statut de voix essentielle pour ceux qui vivent en marge. Un manifeste solaire sur l’appartenance et la paix. Talent brut et militant engagé, il plaide pour la diversité et la justice, et apportant ma voix essentielle à la scène queer. Ce projet audacieux, fait de lui le porte-drapeau d’une génération en quête de reconnaissance.
    Salam est à découvrir sur toutes les plateformes.

    Thumbnail for youtube Ce contenu pourrait récupérer des données personnelles Cliquez sur le bouton pour autoriser ce contenu

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Coup de projecteur sur un pan mythique de la musique électro française : Disney+ annonce « Une Histoire de la french touch », mini-série documentaire en trois épisodes, attendue en 2027. 
    Derrière ce projet, le réalisateur Thibaut de Longeville, à qui l’on doit la non moins exceptionnelle série consacrée à DJ Mehdi : Made in France  (disponible sur Arte). Celle-ci que l’on suppose dans la même veine, nous plongera dans la genèse des années 90-2000, de ce mouvement né à Versailles et qui a conquis le monde avec ses filtres disco, samples funky et beats house. 
    Au programme : Daft Punk, Cassius, Étienne de Crécy, Air, Modjo ou encore Alan Braxe et Pedro Winter (ex-manager Daft Punk, Ed Banger) témoigneront via archives inédites et interviews exclusives. Des clubs comme Le Palace, Rex ou Queen aux hits planétaires Around the world, Music sounds better with you), la série retracera comment ces amis ont révolutionné l'électro, imposant un son français global. L'occasion de (re)découvrir comment Paris est devenue capitale de l'électro. Prenez date, et rendez-vous en 2027 sur Disney+ pour un voyage unique.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Près de trente ans après sa disparition, l’aura de Barbara reste intacte. À la BnF François-Mitterrand, l'exposition gratuite Dis, quand reviendras-tu ? Barbara et son public explore jusqu'au 7 juin 2026 le lien fusionnel, presque sacré, que la chanteuse entretenait avec son auditoire.
    Loin d'une rétrospective classique, le parcours s'appuie sur le don exceptionnel de ses archives personnelles à la Bibliothèque nationale. On y découvre des manuscrits, des costumes de scène iconiques, mais surtout une correspondance bouleversante. « Cette exposition montre que Barbara ne chantait pas pour le public, mais avec lui », souligne le commissariat de l'exposition dans les colonnes de Beaux Arts Magazine.
    Entre deux partitions de « L'Aigle noir », les visiteurs déambulent au son de sa voix singulière. l'événement souligne combien l'artiste puisait sa force dans cette « plus belle histoire d'amour » vécue sur scène. Un hommage vibrant à celle qui, selon la BnF, a transformé la chanson française en une confidence intime et collective.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Pour l’ultime étape de sa tournée européenne, le DJ et producteur Myd de la team « french touch » d’Ed Banger, métamorphose le 13 mars le Centquatre en véritable « club XXL ». Ce show, baptisé « Myd Live Expérience », s’annonce comme une épopée sonore sans limite. Sur Facebook, l'artiste l'assure : « on fait une fête encore plus longue ». L'effervescence est palpable pour ce live qui s'affranchit des codes. Le producteur mise sur une scénographie immersive pour transformer le 104 en épicentre de la nuit parisienne. Un final solaire et démesuré, où l'énergie du live rencontre l'ivresse des dancefloors. C’est où il faut être !
    Infos et billetterie : https://shotgun.live/en/web/events/myd-live.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • D'après Il était un piano noir… de Barbara

    Elle n'a pas encore écrit de chanson, n'a pas encore connu la gloire. Elle est encore Monique Serf, celle qui deviendra Barbara. L'année de sa disparition, elle entreprend d'écrire le récit de sa vie. En découle un texte poignant et drôle, en tout cas très émouvant, une femme qui raconte son enfance, les rires, la guerre, l'inceste, le music-hall, avant de devenir la dame en noir.
    Barbara, mémoires interrompues, à l'auditorium Jean-Pierre-Miquel le dimanche 11 janvier 2025 à 17h, 98 Rue de Fontenay, 94300 Vincennes.

    Bruno De
    Partager: