
Le 13 novembre, le Conseil constitutionnel a examiné une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) à Rennes concernant le droit des associations LGBT+ à se constituer partie civile dans des affaires de guets-apens homophobes. Actuellement, l’article 2-6 du code de procédure pénale limite cette possibilité à certains cas, excluant les infractions graves comme la séquestration ou l’extorsion. L’association Stop homophobie plaide pour une réforme, soulignant que leur intervention est cruciale pour sensibiliser juges et jurés aux mobiles homophobes des crimes. Le gouvernement, cependant, argue qu'il n'y a pas assez d'affaires de ce type pour justifier un changement, affirmant que les associations de lutte contre le racisme rencontrent des restrictions similaires.
La décision du Conseil a eu lieu le 22 novembre. Celui-ci a déclaré conforme à la Constitution l’alinéa 3 de l’article 2-6 du code de procédure pénale, auquel il était reproché de ne pas permettre aux associations de lutte contre les discriminations fondées sur le sexe, les mœurs, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’exercer les droits reconnus à la partie civile pour des faits de séquestration, vol et extorsion.



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Le 24 novembre, la justice espagnole a rendu son verdict dans l'affaire du meurtre homophobe de Samuel Luiz, un aide-infirmier de 24 ans tué à La Corogne en juillet 2021. Quatre hommes ont été reconnus coupables, encourant des peines allant de 13 à 27 ans de prison. Leur agression a été déclenchée croyant qu’ils les filmait, alors qu'il était en vidéoconférence. Le procès a révélé la brutalité de l'attaque, qui a suscité une indignation nationale et des manifestations pour réclamer justice.


L’éradication des LGBTQ+ se poursuit en Russie. Le groupe de soutien LGBTQ+ Lupta à Ekaterinbourg vient de fermer en raison de pressions croissantes contre la communauté queer dans le pays. Fondé en avril 2023, Lupta visait à fournir des services de santé mentale et un soutien juridique aux personnes LGBTQ+ victimes de discrimination. Son précédent groupe, le Centre de ressources LGBT, avait été qualifié « d'agent étranger » par les autorités, ce qui avait conduit à la création de Lupta. La décision de fermer Lupta survient dans un contexte de répression sévère, aggravé par une décision de la Cour suprême de Russie qui a criminalisé la défense des droits LGBTQ+, déclarant le « mouvement LGBT international » comme « extrémiste ». Lupta a signalé que la situation pour la communauté queer en Russie était devenue « dévastatrice » et qu'ils ne pouvaient garantir la sécurité de leurs membres. Les conséquences profondément néfastes sur la santé mentale et le bien-être des individus LGBTQ+, exacerbées par des lois telles que celle de 2013 interdisant la « propagande gay auprès des mineurs ». 
Après une descente fracassante et brutale de la police russe dans des boîtes de nuit, plus de 50 personnes LGBT+ ont été arrêtées en une seule nuit, la Sibérie a subi le même sort. Sous couvert que le mouvement LGBT+ est depuis cette année aux yeux de la loi russe « un mouvement extrémiste terroriste », les autorités n’ont de cesse de traquer la communauté partout où elle se trouve. En visionnant les images qui circulent sur les réseaux sociaux, on assiste à des raids armés dans deux discothèques de Moscou et un bar de Chita. Les soirées ont été interrompues à l’improviste et dans une violence verbale et physique, les clients ont été mis à terre, à plat ventre au sol. La peur est palpable, l’incompréhension visible sur les visages pétrifiés de toutes ces personnes venues juste s’amuser. Mais tout ce qui est estampillé LGBT+ n’a plus le droit de cité en Russie. Cette descente policière n’est pas la première, mais c’est la première fois qu’autant d’individus sont arrêtés en une seule fois. Dans le même temps, un propriétaire d’établissement de nuit fait aussi les frais de cette répression liberticide, puisqu’il vient d’être arrêté et son entreprise fermée puisque LGBT.
Donald Tusk, ancien président du Conseil européen et premier ministre de Pologne, a annoncé qu'il soumettra bientôt un projet de loi en faveur des unions civiles. Le gouvernement a présenté une initiative visant à légaliser ces unions pour les couples de même sexe. La ministre polonaise à l'Égalité, Katarzyna Kotula, a déclaré dans un communiqué que cette mesure marque un « nouveau chapitre dans la longue marche vers l'égalité », tout en rendant hommage au « travail acharné de nombreuses organisations LGBT ».
Pride Toulouse en appelle à votre créativité pour le slogan de la prochaine Marche qui aura lieu le 7 juin 2025. Comme chaque année, des affiches seront présentes en ville, dans la presse, et sur les réseaux sociaux pour annoncer cet événement majeur de la communauté LGBTQIA+ toulousaine et régionale. Adhérent.e, associatif, militant.e, bénévole, ou sympathisant.e, trouvez la phrase choc qui sera présente sur toute la communication ! Vous avez jusqu’au 6 décembre pour rendre votre copie.