Il faut toujours une première fois pour créer une jurisprudence en France. C’est chose fait depuis le 9 février : une femme transgenre, reconnue comme femme par l’état-civil, et qui a conçu sa fille lorsqu’elle était en transition, a été reconnue comme mère sur l’acte de naissance. 8 ans de procédure ont mis fin à un vide juridique, elle ne figurait pas sur l’acte de naissance de sa fille, l’officier d’état-civil ayant refusé de l’y inscrire comme mère. L’intérêt supérieur de l’enfant et le droit au respect de la vie privée ont été au cœur de la décision de la décision de justice, qui a également estimé qu’il n’était pas nécessaire de mentionner le changement de genre de la mère. Cette décision a été saluée par un collectif d’associations regroupant Acceptess Transgenres, APGL Association des Parents et Futurs Parents Gays et Lesbiens , Divergenres, Fédération LGBTI, GIAPS, Inter-LGBT, LigueDes Droits de Lhomme, Asso Outrans, RITA Grenoble.
La proposition de loi à l’initiative de députés LRM a été adoptée par 96 voix contre 15.
Le gouvernement formé par le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz a annoncé la nomination d'un délégué ministériel, Sven Lehmann, chargé de mettre en place « une politique queer progressiste ». L'ambition de la nouvelle coalition de gouvernement sociaux-démocrates/libéraux/écologistes est de devenir un pays pionnier dans la lutte contre les discriminations.
Ce pays scandinave est toujours apparu comme précurseur en matière de droits LGBTQIA+ (les unions de même sexe ont été légalisée en 1989). Une pétition pour légaliser la copaternité dès la naissance a recueilli en janvier 73.000 signatures en 3 jours. Le texte propose de créer une copaternité, qui donnerait automatiquement à l’enfant et au « co-père » un certain nombre de droits et d’obligations juridiques, notamment en terme d’autorité parentale et d’héritage.