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  • Alors que se tient le Brussels international fantastic film festival (BIFFF), le dernier film de Rose Glass avec Kristen Stewart, intitulé Love lies bleeding, a été émaillé de propos misogynes et lesbophobes. L'événement est survenu le samedi 13 avril. Présenté dans le cadre de ce festival par le distributeur Searchers, ce film explicitement « lesbian friendly » a fait se déplacer un public féminin mais pas que. Parmi elles, des hommes qui sont venus voir un film lesbien mais avec de mauvaises intentions. On entend des « sales gouines », « elle aime ça la bite », « ta gueule sale pute », les insultes fusent et s’accompagnent de beurks lors des scènes d’amour, décrivent des spectatrices sur les réseaux sociaux. Des femmes lesbiennes quittent par dizaines la salle et essaient, choquées, de faire arrêter la projection du film. Mais rien n’y fait, le film reprend. Les organisateurs du BIFFF ont déclaré sur leur site internet que « les événements qui se sont déroulés lors de la séance sont inadmissibles et ne reflètent en aucun cas l’esprit libertaire du festival. Nous n’acceptons PAS les commentaires misogynes, homophobes, lesbophobes, transphobes, racistes, ni aucune autre forme de discrimination, de harcèlement, de honte ou de violence, physique ou verbale, ni aucune forme d’insulte. »

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  • Une association australienne a entrepris de rénover ce véhicule iconique de Priscilla, queen of the desert, film qui l’est tout autant pour la communauté LGBTQI. Le bus Hino Freighter de 1976 avait été laissé à l’abandon après le tournage. History Trust of South Australia cherche 2,2 millions de $ australiens (1,35 millions d’euros) pour l’intégrer dans une exposition immersive.

    https://shoutforgood.com/fundraisers/savethequeen

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  • Le 19 mai sera diffusé sur Netflix, Close, Grand Prix 2022 du Festival de Cannes. Ce film magistral du réalisateur belge Lukas Dhont met en scène la relation ultra fusionnelle de deux adolescents Léo et Rémi qui glisse vers le mélodrame.

    Alors qu’ils passent le plus clair de leur temps ensemble, la rentrée en école secondaire va chambouler leur vie à jamais. Leur proximité fait jaser et les camarades de Léo lui demandent s’ils sont en couple. Celui-ci réfute et dit que Rémi est comme son frère. Mais ces questions le perturbent. Il s’interroge sur la vraie nature de leur proximité. À partir de ce moment-là, une distance s’installe de la part de Léo. Leur intimité est entachée. Léo s’écarte de Rémi et cela va être fatal à ce dernier qui repoussé dans cet amour, va se suicider. Mais comment faire son deuil lorsqu’on se sent responsable de la mort de son ami ? Comment analyser ce lien si fort qui les unissait : de l’amour, de l’amitié ?

    Close dresse le portrait d’une déchirure, explore le tourbillon des sentiments, la mise à l’épreuve de l’autre… Sensible et délicat, ce film joue sur la puissance des scènes qui par les regards et les silences en disent tellement plus que des mots. Les émois adolescents sont mis à découvert et laissent des traces indélébiles. Close ose pointer du doigt l’impact du regard de l’autre sur nos vies et de la difficulté d’assumer nos émotions et ce que dictent nos cœurs là où la société nous obligent à l’âge tendre à ne pas dévoiler qui nous sommes vraiment. Préparez les mouchoirs, pleurs garantis.

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  • Amazon Prime vidéo a supprimé le replay du match OM-Lens en raison de chants homophobes émanant du public (« il faut tuer ces pédés de Lensois ! »). Depuis mi-décembre, ce sont 15 matchs de ligue 1 et 2 qui ont subi le même sort.

    « Quand on constate la présence de chants/insultes homophobes et, plus largement, discriminants (...), le replay est automatiquement supprimé », a déclaré une porte-parole de la plateforme.

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  • Le samedi 12 mai, le.la jeune chanteur.se suisse de 24 ans Nemo a remporté l’Eurovision 2024 permettant aux Helvètes de gagner pour la troisième fois la compétition. Déjà hymne queer, l’artiste n’a pas quitté le drapeau non-binaire à laquelle iel appartient offrant une énorme visibilité. Dans 20 Minutes, il explique : « cela a commencé avec la prise de conscience que je suis non-binaire, La principale question était de savoir où est ma place si je ne me situe ni d'un côté ni de l'autre. Je décris toute cette évolution personnelle faite de moments très beaux mais aussi très difficiles ». Un grand bravo !

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  • Dans ce roman écrit à la première personne, Paul Varjak relate l’histoire d’un gay parisien… La sienne ? La question reste en suspens. Dans ce périple qui nous conduit des années 1970 à aujourd’hui nous remontons le fil de la vie d’un homme partage des moments fondateurs de son existence. On pourra se dire, que c’est un énième livre du genre et que l’on n’y trouvera rien de neuf. Cela serait bien hâtif et malheureux. Tout parcourt est un ajout précieux à la compréhension sociologique de l’homosexualité dans son quotidien.

    Et pour le coup, ce roman dresse le portrait d’un garçon qui dès son plus jeune âge à tout de suite su qu’il était en marge du profil classique mais qui malgré tout va tomber dans les travers d’un couple monotone, muré dans la routine et l’ennui jusqu’à la découverte d’une vie parallèle faite de visite de lieux de dragues et abandons à de nouveaux plaisirs. Construit comme une pièce en 5 actes, ces chroniques progressent dans la dramaturgie d’une vie qui s’avère bien plus atypique qu’il n’y parait. Véritable bouffée d’air, il s’engage sur une nouvelle voie : après 13 ans, il retrouve le célibat à quarante et un ans et s’amuse en multipliant les plans sexuels à la chaîne sans tabou. Ce partage est de l’ordre du chemin initiatique, celui d’une renaissance, d’un déclic. Celui qui libère dans un sens et le construit de l’autre.

    Truffé de références à la culture gay, d’expériences que nous avons vécus, nous l’accompagnons d’un œil goguenard, d’une réflexion légère pour en fin de compte, se rendre compte que ses questionnements entre noir et blanc sont nôtres.

    Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? Chroniques d’un gay parisien, de Paul Varjak, Ed. Edilivre, 20€,  302 pages.

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  • Felicia, Mitzi et Bernadette vont reprendre du service 30 ans après le premier opus du film éponyme. Le réalisateur Stephan Elliott a convaincu les 3 comédiens originaux de rempiler pour une suite : « je ne voulais pas me répéter, alors il m’a fallu beaucoup de temps pour trouver quelque chose, pour réaliser qu’il y avait quelque chose à raconter sur la tolérance », argumente-t-il. Une histoire drôle et touchante, des répliques cultes et de nombreuses récompenses internationales pour le premier, alors le numéro 2 est attendu au tournant. On a hâte !

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  • L’application de rencontre pour la communauté LGBT la plus connue au monde aurait partagé le statut sérologique de ses utilisateurs avec des agences de publicité. Le propriétaire américain de l’application aurait permis l’accès aux informations privées des utilisateurs, en violation de la loi britannique rapporte The Guardian. Le cabinet d’avocats Austen Hays a déposé le lundi 22 avril une plainte devant la Haute Cour de Londres, affirmant que des milliers d’utilisateurs britanniques de Grindr ont vu leurs informations utilisées à mauvais escient. Jusqu’à présent, 670 personnes se sont portées partie civile et l’entreprise a déclaré que des « milliers » d’autres personnes avaient exprimé le souhait de se joindre à elle.

    Grindr avait annoncé qu’il cesserait de partager le statut VIH des utilisateurs avec des entreprises tierces en avril 2018 après qu’un rapport de chercheurs norvégiens a révélé le partage de données avec deux entreprises.

    En 2021, l’autorité norvégienne de protection des données a infligé à Grindr une amende de plus de 5,5 millions d’euros (10 % de son chiffre d’affaires mondial) pour avoir enfreint le règlement général sur la protection des données.

    Chaya Hanoomanjee, directrice générale d’Austen Hays, qui dirige la plainte, a déclaré : « nos clients ont éprouvé une grande détresse parce que leurs informations très sensibles et privées ont été partagées sans leur consentement. » Un porte-parole de Grindr a rétorqué : « nous nous engageons à protéger les données de nos utilisateurs et à nous conformer à toutes les réglementations applicables en matière de confidentialité des données, y compris au Royaume-Uni. » Affaire à suivre !

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  • Le parlement suédois, à majorité de droite conservatrice, a adopté une double loi, l'une abaissant de 18 à 16 ans l'âge minimum pour changer de genre à l'état civil, et la seconde pour simplifier l'accès à des interventions chirurgicales pour les majeurs.

    La Suède a été le premier pays à autoriser le changement de sexe à l’état civil en 1972. Le débat a été très clivé, dans l’hémicycle mais aussi dans la société civile.  La coalition au pouvoir a fait passer le texte grâce à l’appui de l’opposition de gauche.  La Suède emboîte le pas à l’Espagne et à l’Allemagne. Espérons que la récente proposition de loi française n’atterrira pas aux oubliettes…

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  • L comme lesbienne

    Visionnez illico presto L comme Lesbienne sur la plateforme indépendante de contenus queers et féministes on.suzane. Ce documentaire en trois épisodes d’une demie-heure chacun, imaginé par Eve Simonet passe en revue ce qui constitue le parcours des identités lesbiennes. Passionnant à bien des égards, il met en lumière celles qui écrasées par une société hétéronormée et qui ont dû se chercher des repères, se créer des voies pour être qui elles sont avec fierté. Pour donner du corps à ces histoires individuelles, la réalisatrice a sollicité des sociologues qui analysent les faits, parsème de témoignages son récit et fait intervenir des personnalités publiques lesbiennes. Là où l’hétérosexualité semblait être l’unique voie pour une vie heureuse et épanouie, l’attrait de ces femmes pour d’autres femmes a radicalement rebattu les cartes. Trois focus donc pour trois moments majeurs dans la vie des lesbiennes : se découvrir lesbienne et après, s’afficher et s’affirmer en tant que telle et enfin faire famille quand on est un couple de femmes. Une exploration du monde lesbienne qui ne fait pas dans la dentelle, abordant sans concession les charges dont elles sont les cibles. Elles ne laissent rien passer à leurs détracteurs, chaque fait et geste se veut militant, revendicatif donc forcément politique.

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