Thèmatiques
Articles | Brèves
  • Le boxeur poids léger Islam Makhachev, envisage de manquer toute la saison 2026 si la promotion l’oblige à porter des gants arc-en-ciel ou tout symbole LGBTQ+ lors d’événements thématiques. « Le sport doit se concentrer sur la performance dans l’octogone, pas sur des mouvements politiques ou sociaux », a-t-il déclaré, refusant toute mise en avant de causes qu’il juge hors champ sportif. Ces propos, relayés sur X, visent les initiatives de l’UFC pour l’inclusion. 
    Le Daghestanais, invaincu en titre, rallume un débat brûlant dans le MMA : jusqu’où peut aller l’engagement des athlètes ?

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La NASCAR a infligé une suspension indéfinie à Daniel Dye, pilote de 22 ans de l’écurie Kaulig Racing, après des commentaires jugés homophobes lors d’un live sur la plateforme Whatnot. Au cours d’une séance d’ouverture de cartes à collectionner, le pilote de la série Craftsman Truck (No 10 Mopar Ram 1500) a imité la voix du pilote IndyCar David Malukas, la qualifiant de « voix gay » sur un ton moqueur : « dès que je commence à faire une voix “gay” de David Malukas, je tombe sur une carte rare. Alors continuons », a-t-il lancé. 
    L’infraction relève de la section 4.3.C du règlement NASCAR, interdisant toute moquerie basée sur l’orientation sexuelle. Kaulig Racing avait déjà pris la même mesure. Dye devra suivre une formation de sensibilisation avant réintégration. « Je n’ai pas assez réfléchi avant de parler et je ne voulais en aucun cas blesser qui que ce soit », s’est excusé le pilote, reconnaissant un « manque de jugement ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • À Paris, le sport de combat fait sa mue avec Neo Fighting Club, un espace dédié au MMA, à la boxe et au Grappling qui place la bienveillance au centre du ring. Bien plus qu’une salle de sport, ce club se revendique fièrement transfriendly et inclusif, offrant un véritable safe space pour les personnes LGBTQIA+ et leurs allié·es.

    Loin de l’image parfois intimidante des clubs de boxe traditionnels, Neo Fighting Club mise sur une pédagogie adaptée à tous les corps et tous les niveaux. Ici, l'objectif est double : maîtriser la technique tout en garantissant un environnement sans jugement ni discrimination.

    Des entraînements réguliers permettent de développer force et confiance en soi dans une ambiance électrique et solidaire. Un nouveau bastion de la diversité où l'on vient pour boxer, mais surtout pour être soi-même.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le sport féminin ferait-il un bond en arrière de 30 ans ? À l’approche des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, le retour des tests de féminité dans le sport de haut niveau suscite une vague de critiques en France et à l’international. Près de 70 associations et organisations de défense des droits humains ont signé un communiqué commun pour dénoncer cette éventualité. Selon plusieurs médias, le Comité international olympique (CIO) envisagerait d’imposer des tests génétiques pour autoriser la participation aux épreuves féminines. Une hypothèse perçue par ses détracteurs comme une régression majeure.
    Des associations, comme Stop Homophobie, alertent sur un dispositif jugé discriminatoire et intrusif. Le Club des juristes rappelle que ces contrôles, déjà très controversés par le passé — abandonnés progressivement après les Jeux d’Atlanta en 1996 — reposent sur une définition strictement biologique du sexe, susceptible d’exclure et de stigmatiser certaines athlètes.
    Dans le viseur : les personnes transgenres et intersexes, qui pourraient être exclues de certaines compétitions. Le débat est d’autant plus vif que ces pratiques ont été abandonnées en raison de leurs dérives et de leurs effets délétères sur les sportives concernées. Pour les opposants, leur réintroduction au nom de l’équité sportive traduirait un retour à des logiques de suspicion, au détriment de la dignité et de l’inclusion. À ce stade, aucune décision officielle du CIO ne confirme la mise en place de tels tests. Certains observateurs évoquent toutefois un durcissement global des politiques sportives internationales, dans un contexte marqué notamment par les prises de position de responsables politiques, dont Donald Trump, qui a annoncé vouloir exclure les athlètes transgenres du sport féminin aux États-Unis.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Nice : Wisdin 2025

    Les rencontres interna-tionales sportives culturelles conviviales lesbiennes prendront place à Nice du 13 au 17 mai. 5 jours de sport, de culture et de belles rencontres : rallye urbain, football, tennis de table, pétanque, badminton, basket. Composez votre programme en vous inscrivant à plusieurs sports et activités, à partir de 20€.
    wisdin.wixsite.com/caramelles

    Bruno De
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  • Ce tournoi multisports LGBTQ+ et hétéro-friendly se déroulera du 24 au 26 avril. Cette année, les orgas mettent de la bande dessinée dans votre week-end avec un thème exclusif : « le Tigre sort de sa case ». 8 tomes sont prévus : badminton, Volley, natation, escalade, running, squash, mais aussi,  pour les moins sportifs, une rand’énigme et des tournois de belote et tarot. Soirées et brunch seront aussi au programme.
    facebook.com/glsrennes.

    Bruno De
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  • Les beaux jours reviennent, et avec eux le tournoi annuel de Marseille United Sport pour Tous.tes. Du 3 au 6 avril, 1500 sportifs LGBTQIA+ et leurs alliés s’affronteront dans une douzaine de disciplines dans toute la ville pour ce GSM 2026. Pour les moins endurants, un village réunira des shows, initiations sportives, DJ sets et tables rondes, sans oublier la soirée de clôture aux Docks du Sud le 5 avril.

    gsm-marseille.org.

    Bruno De
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  • Une méta-analyse brésilienne publiée dans le British Journal of Sports Medicine confirme que les femmes trans n’ont aucun avantage physique significatif sur les athlètes cisgenres après hormonothérapie. Sur 52 études et 6 485 participants, les chercheuses n’ont relevé aucune différence en force (haut/bas du corps) ni en VO2 max comme l’écrit le site SOSTansphobie.org. « Cela réfute la logique des interdictions générales visant les femmes transgenres dans le sport », déclare Bruno Gualano, co-auteur de l’Université de São Paulo. Bien que présentant une masse maigre supérieure, leur capacité aérobie et musculaire s’aligne sur celle des femmes cis. Les opposants invoquent la puberté masculine, mais « les preuves empiriques remettent en question les craintes d’une domination », notent les auteurs, appelant à des politiques individualisées. Ce débat, ravivé par les JO, oppose inclusion et équité. Notons une avancée scientifique majeure pour l’accès des femmes trans au sport féminin.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • L'ancien international australien Andrew « AJ » Ogilvy, 37 ans, a révélé être gay lors d'un entretien émouvant avec Isaac Humphries, premier joueur actif de la NBL à s'être assumé en 2022. Retraité depuis 2022 après 218 matchs, Ogilvy a attendu la fin de carrière pour parler. « J'ai voyagé dans le monde et été payé pour jouer au basket, un privilège. Mais je n' ai pas vécu ma vie aussi authentiquement que je l'aurais pu », confie-t-il. Marié depuis 2024 à un partenaire rencontré en 2013 à Sydney, il évoque une « culture du silence » chez certains coéquipiers. Ce geste fort booste la visibilité LGBTQI+ dans le basket masculin, rare en coming-out public.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Halba Diouf, sprinteuse transgenre de 23 ans, dénonce une discrimination de la Fédération française d’athlétisme (FFA). Bannie des compétitions féminines régionales depuis 2023 malgré un taux de testostérone inférieur à la moyenne cisgenre, elle vient de saisir la CNIL pour violation de données personnelles, rapporte Le Figaro.« La FFA me restreint parce que je suis une femme transgenre », a-t-elle déclaré à la barre en décembre 2025.

    Le tribunal de Paris a relaxé la fédération le 28 janvier 2026 pour application des règles World Athletics, mais son avocat Me Jean Boudot annonce appel : « c’est une immense déception (…) un règlement international trumpien inapplicable en France », apprend-on dans les pages du Monde. En tête des bilans nationaux (200 m : 22’’93), Diouf reproche à la FFA des tests génétiques illégaux et un harcèlement moral. La fédération quant à elle se dit « gardienne de l’équité sportive ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Borja Iglesias, attaquant espagnol du Celta Vigo, défie les préjugés. Dès 2020, lors du mouvement Black Lives Matter, il arbore un vernis noir aux ongles pour lutter contre le racisme. Mais il combat aussi l’homophobie : « le foot comme thérapie et défense de l’équité », déclare-t-il à l’UEFA. Il porte ce vernis pour soutenir la cause LGBT+ et contrer les insultes homophobes dans les stades. 
    Lors d’un récent match des propos homophobes fusent malgré ses déclarations hétérosexuelles explicites. Son club appelle alors les supporters à vernir leurs ongles en solidarité, déclenchant des milliers de messages haineux sur les réseaux. Pourtant, des milliers de fans jouent le jeu, transformant la polémique en raz-de-marée de soutien. Véritable ambassadeur, Iglesias prouve que le football peut changer les mentalités.

    Julien Claudé-Pénégry
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