
Longtemps perçu comme un simple facteur de dépendance ou de cirrhose, l’alcool s’impose aujourd’hui comme un perturbateur majeur du système immunitaire. En perturbant les cellules de défense, il affaiblit les barrières naturelles de l’organisme. Ce déséquilibre s’explique par le stress oxydatif, une réaction chimique endommageant les membranes cellulaires et favorisant une inflammation chronique. Résultat : les infections, notamment respiratoires, deviennent plus fréquentes et plus graves, tandis que la réponse vaccinale perd en efficacité.
L’alcool dérègle aussi l’immunité adaptative, chargée de produire les anticorps. Les lymphocytes T et B, essentiels à cette mémoire immunitaire, voient leur nombre et leur fonctionnement altérés. Certaines maladies, comme la grippe, la tuberculose ou l’hépatite C, s’en trouvent aggravées.
Enfin, la recherche révèle un mécanisme encore méconnu : l’alcool stimule la production de vésicules extracellulaires, de minuscules messagers entre cellules qui propagent les signaux inflammatoires. Ces découvertes renforcent la vigilance médicale : toute consommation excessive doit être prise en compte dans le suivi des patients fragiles.

Face à la montée alarmante des souches résistantes, la gonorrhée, infection sexuellement transmissible due à Neisseria gonorrhoeae, le traitement contre la gonorrhée retrouve un espoir thérapeutique. Deux nouveaux antibiotiques oraux viennent d’être validés par la FDA pour traiter la gonorrhée devenue un casse‑tête sanitaire : le zoliflodacin, développé par la GARDP (Le Partenariat mondial pour la recherche et le développement d'antibiotiques, ndr ) et Innoviva, et le gepotidacin, conçu par GSK. « C’est une étape majeure pour endiguer une crise mondiale », résume Science et Vie. Le premier, administré en une seule dose, a guéri 90,9% des cas lors d’essais internationaux publiés dans The Lancet. « Le zoliflodacin n’est destiné qu’à traiter la gonorrhée, ce qui réduit le risque de résistance croisée », explique le Dr Manica Balasegaram, directeur exécutif du GARDP. 
Certains patients porteurs du VIH parviennent, sans traitement, à contrôler naturellement le virus. Ces « contrôleurs d’élite », moins de 1% des personnes infectées, fascinent les chercheurs. C’est dans leur système immunitaire que vient d’être découvert un anticorps hors norme, baptisé 04_A06, qui pourrait bien bouleverser la lutte contre le VIH, explique le site 
Une découverte majeure relance l’espoir dans la lutte contre le VIH. Des chercheurs allemands ont identifié un anticorps à large spectre d’une efficacité inédite, capable de neutraliser près de 99 % des souches du VIH‑1.Issu de l’étude de 32 « contrôleurs d’élite » — ces patients capables de contenir naturellement le virus —, l’anticorps 04_A06 se distingue par son efficacité « exceptionnelle », selon VIH.org. Il cible une région clé du virus, le site de liaison au CD4, stable chez toutes les variantes. « Le 04_A06 présente une insertion unique d’acides aminés qui lui permet d’atteindre une zone jusque‑là inaccessible », précisent les chercheurs dans Nature. Testé sur des modèles animaux, il a supprimé la charge virale pendant 28 jours après l’arrêt du traitement. Une version optimisée, le 04_A06LS, pourrait même prévenir l’infection avec plus de 93% d’efficacité. Un espoir concret vers un futur traitement durable contre le VIH.
Le « gaz hilarant » défraie la chronique. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a exprimé dans Le Monde du 12 décembre 2025 son souhait que le protoxyde d’azote soit classé stupéfiant, après la mort tragique de Mathis, 19 ans, percuté par un conducteur sous son emprise. « Je souhaite que ce soit vu comme une drogue », a-t-il déclaré sur BFMTV/RMC, plaidant pour une circonstance aggravante en cas d’accidents et la saisie des véhicules. 
Santé publique France (SpF) tire la sonnette d'alarme : les diagnostics de VIH ont augmenté de 41% chez les 15-24 ans entre 2014 et 2023, alors qu'ils sont en recul chez les 25-49 ans. Cette hausse s'accompagne d'une circulation accrue des IST bactériennes et concerne particulièrement les jeunes Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes (HSH). Les 18-21 ans sont les plus vulnérables : leur recours à la PrEP est très faible (environ 8 %), et ils sont nombreux à ne pas échanger sur la prévention avec un soignant. Cette fragilité est aggravée par des difficultés d'accès à la prévention, notamment pour les jeunes bisexuels ou en zones rurales/DROM, et touche également une part croissante de jeunes originaires d'Afrique subsaharienne.
Le Tribunal administratif de Paris a prononcé une « condamnation symbolique » de l'État pour son manquement prolongé à l'obligation d'organiser « au moins trois séances annuelles » d'Éducation à la sexualité (EVARS), en vigueur depuis 2001. Saisi par le Planning Familial, Sidaction et SOS homophobie, le tribunal « constate que l’État a, jusqu’en février 2025, manqué à son obligation » et a jugé cette carence « une faute ». L'État a été condamné à verser l'euro symbolique réclamé. Les associations saluent une « victoire majeure » comme précisé dans le quotidien Le Monde, mais déplorent le rejet de leur demande d'injonction, car le tribunal a estimé que la publication des nouveaux programmes EVARS en février 2025 mettait fin au « comportement fautif ». Sarah Durocher du Planning Familial a souligné qu' « Il y a des générations entières qui n’ont pas pu en bénéficier ». Le ministère de l'Éducation nationale affirme que l'action engagée en 2025 « démontre la détermination de l’État à garantir pleinement ce droit essentiel ». Cependant, les associations restent « méfiantes » et exigent des mesures concrètes : un plan de formation national pour le personnel, des « financements dédiés, stables et suffisants » pour les partenaires, et le renforcement de la « coordination nationale de l’EVARS » tel qu’indiqué par un communiqué officiel du Planning Familial. 
L’association AIDES fait face à une « impasse budgétaire persistante ». Selon France Bleu et ICI Champagne-Ardenne, les antennes d'Amiens, Angers, Lorient, Perpignan et Reims sont menacées de fermeture pour concentrer les moyens là où « l’épidémie est dynamique ». 
Santé publique France tire la sonnette d’alarme : les diagnostics de VIH ont augmenté de 41 % chez les 15-24 ans entre 2014 et 2023, alors qu’ils reculent chez les 25-49 ans.
Face aux constats préoccupants en matière de santé mentale des personnes LGBT+, l’ENIPSE déploie son 3ème Centre de Ressources en Santé Mentale (CeSaMe) avec le soutien de l’ARS PACA. Ce dispositif vise à améliorer le bien-être et la qualité de vie. Il prend en compte l’ensemble des parcours de vie et les contextes des personnes concernées.
Alors que l’homophobie reste bien cramponnée dans les stades, sur le terrain comme dans les gradins, une proposition de loi a été déposée par deux députées de gauche. Danielle Simonnet et Sabrina Sebaihi souhaitent imposer aux clubs une obligation de sécurité de résultat pour prévenir l’homophobie. La sanction d’un club serait ainsi automatique lorsqu’un incident homophobe est constaté. Danielle Simonnet espère que le texte sera examiné dans les prochains mois et que le ministère des Sports reprendra la proposition dans son agenda législatif, ou qu’elle sera soumise à une niche parlementaire du groupe écologiste.