
L’association AIDES, via sa revue Remaides, vient de lancer un pavé dans la mare : la politique répressive actuelle face au chemsex est un échec total sur le plan sanitaire. Alors que ces pratiques se multiplient, la pénalisation de la consommation de drogue apparaît aujourd'hui comme le principal verrou bloquant l'accès à la prévention et au soin.
Le constat des acteurs de terrain est sans appel : la peur du gendarme tue. En criminalisant les usagers, on les pousse vers un isolement dangereux. Craignant des sanctions pénales ou le jugement des institutions, de nombreux « chemsexeurs » préfèrent fuir les structures de santé, retardant ainsi la prise en charge de complications graves comme les addictions, les overdoses ou les infections. Comme le rappelle fermement la publication, « punir ne prévient pas, cela fragilise ».
Il est temps de briser ce mur du silence et de changer de paradigme. L’objectif défendu est de substituer une logique sécuritaire inefficace par une véritable politique de réduction des risques. En dépénalisant l'usage, l'enjeu est de transformer le consommateur clandestin en un sujet de santé publique à part entière. Seul un accompagnement humain et médicalisé, débarrassé de la menace judiciaire, pourra garantir une protection efficace et digne pour tous les citoyens.

Une menace infectieuse sérieuse mobilise actuellement les autorités sanitaires britanniques. La shigellose, une infection intestinale souvent confondue à tort avec une banale intoxication alimentaire, connaît une recrudescence notable. Selon les données de l’UK Health Security Agency, l'Angleterre est passée de 2 052 cas en 2023 à 2 560 signalements en 2025. Cette progression inquiète d'autant plus qu'elle concerne des souches multirésistantes, ce qui limite considérablement les options de traitement antibiotique disponibles pour les médecins.
Face à l’augmentation des pratiques de chemsex, la revue Remaides, éditée par l’association AIDES, livre un plaidoyer sans équivoque : la répression actuelle est une impasse sanitaire. Pour les acteurs de terrain, la pénalisation de l’usage de drogues constitue le principal obstacle à la prévention, au soin et à l’accompagnement des usagers
Les autorités sanitaires britanniques alertent sur une forte hausse de la shigellose résistante aux antibiotiques, touchant surtout les hommes gays et bisexuels. Selon l’UK Health Security Agency, 2 560 cas ont été recensés en Angleterre en 2025, contre 2 052 en 2023.
Avez-vous entendu parler de Docteur Box, un service en ligne allemand qui propose des kits de prélèvement pour la santé sexuelle ? On pourrait se dire de prime abord que le jeu en vaut la chandelle quand on est un peu paresseux ou que l’on a peur de se confronter au regard d’autrui sur sa sexualité libre et plurielle.
Deux poids, deux mesures. Alors que Doxycycline en prévention post‑exposition (doxyPEP) freine certaines IST, son usage massif fait émerger des gonocoques plus résistants aux antibiotiques.
Longtemps perçu comme un simple facteur de dépendance ou de cirrhose, l’alcool s’impose aujourd’hui comme un perturbateur majeur du système immunitaire. En perturbant les cellules de défense, il affaiblit les barrières naturelles de l’organisme. Ce déséquilibre s’explique par le stress oxydatif, une réaction chimique endommageant les membranes cellulaires et favorisant une inflammation chronique. Résultat : les infections, notamment respiratoires, deviennent plus fréquentes et plus graves, tandis que la réponse vaccinale perd en efficacité.
Face à la montée alarmante des souches résistantes, la gonorrhée, infection sexuellement transmissible due à Neisseria gonorrhoeae, le traitement contre la gonorrhée retrouve un espoir thérapeutique. Deux nouveaux antibiotiques oraux viennent d’être validés par la FDA pour traiter la gonorrhée devenue un casse‑tête sanitaire : le zoliflodacin, développé par la GARDP (Le Partenariat mondial pour la recherche et le développement d'antibiotiques, ndr ) et Innoviva, et le gepotidacin, conçu par GSK. « C’est une étape majeure pour endiguer une crise mondiale », résume Science et Vie. Le premier, administré en une seule dose, a guéri 90,9% des cas lors d’essais internationaux publiés dans The Lancet. « Le zoliflodacin n’est destiné qu’à traiter la gonorrhée, ce qui réduit le risque de résistance croisée », explique le Dr Manica Balasegaram, directeur exécutif du GARDP. 
Certains patients porteurs du VIH parviennent, sans traitement, à contrôler naturellement le virus. Ces « contrôleurs d’élite », moins de 1% des personnes infectées, fascinent les chercheurs. C’est dans leur système immunitaire que vient d’être découvert un anticorps hors norme, baptisé 04_A06, qui pourrait bien bouleverser la lutte contre le VIH, explique le site 
Une découverte majeure relance l’espoir dans la lutte contre le VIH. Des chercheurs allemands ont identifié un anticorps à large spectre d’une efficacité inédite, capable de neutraliser près de 99 % des souches du VIH‑1.Issu de l’étude de 32 « contrôleurs d’élite » — ces patients capables de contenir naturellement le virus —, l’anticorps 04_A06 se distingue par son efficacité « exceptionnelle », selon VIH.org. Il cible une région clé du virus, le site de liaison au CD4, stable chez toutes les variantes. « Le 04_A06 présente une insertion unique d’acides aminés qui lui permet d’atteindre une zone jusque‑là inaccessible », précisent les chercheurs dans Nature. Testé sur des modèles animaux, il a supprimé la charge virale pendant 28 jours après l’arrêt du traitement. Une version optimisée, le 04_A06LS, pourrait même prévenir l’infection avec plus de 93% d’efficacité. Un espoir concret vers un futur traitement durable contre le VIH.
Le « gaz hilarant » défraie la chronique. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a exprimé dans Le Monde du 12 décembre 2025 son souhait que le protoxyde d’azote soit classé stupéfiant, après la mort tragique de Mathis, 19 ans, percuté par un conducteur sous son emprise. « Je souhaite que ce soit vu comme une drogue », a-t-il déclaré sur BFMTV/RMC, plaidant pour une circonstance aggravante en cas d’accidents et la saisie des véhicules.